‹ Proverbes romantiquesChapitre 52 sur 157 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

M, LENOIR

J'aime à régler mes affaires chaque jour.

DURAND

C'est comme il vous plaira. Ah ça, monsieur Lenoir, il paraît que c'est vous qui allez être nommé ?

M. LENOIR

C'est douteux. Vous savez combien l'on emploie de menées pour dégoûter les électeurs , et mes seuls titres étant dans la confiance publique , on renverse aisément un si faible appui.

DURAND

Il est vrai qu'on iatrigue beaucoup ; mais le vœu général est quelque chose, et c'est vous qu'il appelle. La classe commerçante a besoin 4^ soutiens , et l'on finira par comprendre combien il est in^portant de se réunir pour nommer des députés qui fassent respecter les droits de la nation,

M. LENOIB.

Dieu vous entende ! Si tout le monde pensait ainsi

DURAND

Oh ! vous seriez bien sûr de votre nomination. D'abord je vous garantis la voix de mon frère.... Dites-moi , l'on va sans doute vous offrir un dîner par souscription.

M LENOIR

Je le refuserais.

DURAND

Pourquoi se dérober aux témoignages de Testime publique ?... Je me recommande à tous dans tous les cas: vous savez que ma cave est bien montée : c'est chez moi que M, le préfet prend toujours son vin.

M. LKNOIR.

Alors il n'a jamais été bu à ma sant^.

DUAAND.

Aussi j'espère que vous lui en donnerez l'habitude.

M. LENOnu

Âdieu^ Monsieur Durand, je me rends au collège électoral.

DURAND

Bonne chance , Monsieur Lenoir. Ah ! voilà l'autre maintenant...

LE MARQUIS, paaÉnt ateo sa Eemme.

Allons , je pars. Il faut aller à la bataille.

DURAND

M. le marquis , puissiez-vous remporter la victoire!.... Là-dessus je vais faire mes comptes.

' SCÈNE IL loi

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