SCENE I
M, LENOIR
J'aime à régler mes affaires chaque jour.
DURAND
C'est comme il vous plaira. Ah ça, monsieur Lenoir, il paraît que c'est vous qui allez être nommé ?
M. LENOIR
C'est douteux. Vous savez combien l'on emploie de menées pour dégoûter les électeurs , et mes seuls titres étant dans la confiance publique , on renverse aisément un si faible appui.
DURAND
Il est vrai qu'on iatrigue beaucoup ; mais le vœu général est quelque chose, et c'est vous qu'il appelle. La classe commerçante a besoin 4^ soutiens , et l'on finira par comprendre combien il est in^portant de se réunir pour nommer des députés qui fassent respecter les droits de la nation,
M. LENOIB.
Dieu vous entende ! Si tout le monde pensait ainsi
DURAND
Oh ! vous seriez bien sûr de votre nomination. D'abord je vous garantis la voix de mon frère.... Dites-moi , l'on va sans doute vous offrir un dîner par souscription.
M LENOIR
Je le refuserais.
DURAND
Pourquoi se dérober aux témoignages de Testime publique ?... Je me recommande à tous dans tous les cas: vous savez que ma cave est bien montée : c'est chez moi que M, le préfet prend toujours son vin.
M. LKNOIR.
Alors il n'a jamais été bu à ma sant^.
DUAAND.
Aussi j'espère que vous lui en donnerez l'habitude.
M. LENOnu
Âdieu^ Monsieur Durand, je me rends au collège électoral.
DURAND
Bonne chance , Monsieur Lenoir. Ah ! voilà l'autre maintenant...
LE MARQUIS, paaÉnt ateo sa Eemme.
Allons , je pars. Il faut aller à la bataille.
DURAND
M. le marquis , puissiez-vous remporter la victoire!.... Là-dessus je vais faire mes comptes.
' SCÈNE IL loi