SCENE li. io
CÉCILE
Et s'il vous parle politique , promettez-moi de vous contraindre.
Ce sera donc pour vous faire plaisir , Monsieur le préfet j que j accepterai votre invitation, car j'en avais déjà plusieurs antres*
LE PRÉPET-
MadaiBe, je vous saurai gré du sacrifice.-..
M, le marquis est à son poste? § .\
Oh ! je Ty ai fait aller de bonne heure.... Vous aviez dé^à vu mon fils?
ic pïïÉFrr,
Oui 5 Madame , nous avons renoué connaissance il y a une heure. Quand les élections seront terminées , nous aurons le temps de causer ensemble un peu plus longuement; car, en vérité , depuis ^M
quinze Jours je n'ai pas une minute à moi,
ItADAME BE BOUlCNT.
Je le conçois sans peine : tant de monde à voir, •
tant de démarches à faire !
LE PUÉFET. î» / ' '
Oh ! je ne m'en plains pas j car j'en fais encore plus que ne le portent mes ordres- Quand on est revêtu de fonctions administratives, un ne saurait
io4 LES ÉLECTIONS.
déployer trop de zèle , et le mien est des plus désintéressés.
VADAMB DE BORIGNT.
Aussi j'espère (jue nous vous garderons longtemps.
LEPIÉFET.
Je crois malheureusement que je vais être appelé à une direction générale.
MADAME DÉ BORIGNT.
Tant pis pour nous , Monsieur. J'espère que vous pousserez un peu notre Alfred, que vous serez son protecteur.
ALFRED
Ma bonne conduite et mes services doivent me suffire , ma mère.
LE PRÉFET
Très-bien , jeune homme ; c'est avec ces idées qu'on fait un bon citoyen ^ un sujet fidèle. Mais le mérite a besoin de quelqu'un qui le fasse remarquer, et c'est ce rôle que je réclame vis-à-vis de vous.