‹ Proverbes romantiquesChapitre 54 sur 157 · SCENE li. io · texte numérisé non relu

SCENE li. io

CÉCILE

Et s'il vous parle politique , promettez-moi de vous contraindre.

Ce sera donc pour vous faire plaisir , Monsieur le préfet j que j accepterai votre invitation, car j'en avais déjà plusieurs antres*

LE PRÉPET-

MadaiBe, je vous saurai gré du sacrifice.-..

M, le marquis est à son poste? § .\

Oh ! je Ty ai fait aller de bonne heure.... Vous aviez dé^à vu mon fils?

ic pïïÉFrr,

Oui 5 Madame , nous avons renoué connaissance il y a une heure. Quand les élections seront terminées , nous aurons le temps de causer ensemble un peu plus longuement; car, en vérité , depuis ^M

quinze Jours je n'ai pas une minute à moi,

ItADAME BE BOUlCNT.

Je le conçois sans peine : tant de monde à voir, •

tant de démarches à faire !

LE PUÉFET. î» / ' '

Oh ! je ne m'en plains pas j car j'en fais encore plus que ne le portent mes ordres- Quand on est revêtu de fonctions administratives, un ne saurait

io4 LES ÉLECTIONS.

déployer trop de zèle , et le mien est des plus désintéressés.

VADAMB DE BORIGNT.

Aussi j'espère (jue nous vous garderons longtemps.

LEPIÉFET.

Je crois malheureusement que je vais être appelé à une direction générale.

MADAME DÉ BORIGNT.

Tant pis pour nous , Monsieur. J'espère que vous pousserez un peu notre Alfred, que vous serez son protecteur.

ALFRED

Ma bonne conduite et mes services doivent me suffire , ma mère.

LE PRÉFET

Très-bien , jeune homme ; c'est avec ces idées qu'on fait un bon citoyen ^ un sujet fidèle. Mais le mérite a besoin de quelqu'un qui le fasse remarquer, et c'est ce rôle que je réclame vis-à-vis de vous.

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