JULI
Oh , ce n'est pas la même chose.
( Êutre OttHave. ) GU STATE.
Mesdames , je vous salue.
njLiE.
Bonjour 9 M. Gustave.
GUSTAVE
Vous devez être bien fatiguée. Heureu^emerût
vous nq jouez pas ce 3oir Madame vous a sans
doute dit que nous allions à la Gai té.
JULIE
Hélas! oui, et je suis bien désolée de ne pouvoir ètrç de la partie. .
GUSTAVE
Pourquoi donc?
JULIE
. Le spectacle est changé à TOpéra, et je suis obligée de m'y rendre.
' MADAME D^SCRABdPS.
Oui V mon petit voisin.. .,• Cela fait que ncKus irons tous les deux...., 0n tête à tête.
Ohl ecartaiaement Gela se rencontre d'une
manière singulière... figurez-vous que moi-même j'ai affaire à mon bureau jusqu'à dix heures , et
i36 LE CONSEIL, DE FAMILLE.
je venais vous provenir Tenez, voilà les bfl-
lets». Je vous prie d'en disposer.
(Julie fe détoorae pour rin. ) MADAME DESCBAMPS.
C'est très-bien Ab ça, je vous dirai, M. Gustave, <jue... sans doute nous avons beaucoup de plaisir à vous recevoir , mais le tnonde est si mé- • chant , qu oû tient déjà des propos , et il faudra venir moins souvent Cela peut faire du tort à ma fille.
GDSTAVte.
Vous savez cependant bien , Madam^ que tout ce que Ton peut dire est dénué de fondement.
MADAME DESCHAMPS
Oui , sans doute mais enfin, on n'est pas
à l'abri des mauvaises langues , et comme je tiens, avant tout, à la réputation de ma fille.....
GUSTAVE
Il suffit , Madame : je n'ai pas pour habitude de me faire donner deux fois ces sortes d'avertissemens , et quel que soit mon regret, je vous prie de recevoir mes adieux.
[tl «on. ) JULIE. •
C'est aimable, ce que vous venez de faire là.^
, MAD4MS- DESCHAMPS
C'est dans ton intérêt. Tu ne sais pas tout .ce