SCÈNE IL iSg
clîentelle que dans le grand monde, vous nen parleriez pas si à l'aise. On se soucie bien d une portière, qu'il s'agit de lui livrer une aune de lacet ! Mais faire attendre des personnes comme il faut. . .
HADAME DDBBr.
Et des gens qui prennent médecine !
MADEMOISELLE ZO^
Il paraît que c'est au sujet de la petite Julie.. On ne veut rien faire sans consulter M. Dupin.
MADAME DUKET.
Ni moi , qui l'ai élevée.
MADAME PRUDHOMME
On a raison ; son oncle n'a pas d'enfans.
MADEMOISELLE ZOÉ
Et il l'atmë beaucoup; enfin, nous allons
savoir tout-à-rheure ce qu'il est question.
Madame prudhomhe.
C'est peut-être pour régler nos comptes. Ma cousine me doit déjà 3oo fr. Mais je patiente , parce quil faut aider ses parens.
MADEMOISELLE ZOÉ
Moi , j'ai fourni des articles , que çà n'en finît plus.
MADAME DUltteT.
Voilà ce que c'est que d'avoir fait, de cet en-
i4o LE CONSEIL DE FAMILLE.
fant-Ià, une comédienne ; vous 1 avez toutes voulu dans le temps.
MADCltOISELLE ZOÉ.
Fi donc, j'ai toujours regardé cela comme une tache dans la famille.
MADAME PRDDHQMME.
Il n y aurait rien à dire si Ton payait ses mémoires.
( Eirtre madame Dcacliamif, } MADAME DESCHAMPS.
Ah ! vous voilà toutes les trois au rendez-vous. . -, Eh bien , où est monsieur Dupin?
MADAME PBUDBOMME.
Il est allé poser des rideaux en ville.
SfADAME DESCHAMPS. -
J^ ne suis pas fâchée de son absence. Aussi bien c'est un raisonneur avec lequel il n'y a pas moyen de parler : entre femmes on s'entend mieux. Et pui3 cela ne fera pas mal que vous soyez prévenues pour le décider en cas de besoin. Ah ça , vous saurez donc que le sujet de itotre réunion... (AMadaii;eDiir«t.) Ah! ma SŒur, tu tricSteras un autre jour; écoute-moi avec attention. Voui^ saurez donc qu'il s'agit d'une lettre qui a été adre^ée à ma fille, et qu'il faut avant tout que je vous communique.