‹ Proverbes romantiquesChapitre 77 sur 157 · SCÈNE IL i4i · texte numérisé non relu

SCÈNE IL i4i

MADEMOISELLE ZOÉ

Voyons, lisez.

MADAME DESCHAMPS

Tu es plus jeune que moi , tu liras plus couramment.

( Elle lai paate la lettre.) MADEMOISELLE ZOÉ.

C'est que... en vérité j'ai les yeux dans un état, que je n'y verrais pas un mot. i a uudame pradbooune ) Ditesnous ce que c'est^ ma tante Prudhomme.

MADAME PRUDHOMME

Attends donc Je crois que j'ai oublié mes

lunettes.

MADAME DESCHAMPS

Ma sœur a les siennes , prenez-les.

MADAME PRUDHOMME

Bah... ce sont des lunettes pour tricoter et non pas pour lire.... A vous, madame Duret.

MADAME DURET

Vous savez bien que je n'ai lu de ma vie.

( y ornent de silenee. } MADAME DESCHAMPS , remettant la lettre dana n poche.

Enfin, je vais vous en dire à peu près le contenu. C'est un Monsieur fort riche, qui porte l>eaucoup d'intérêt à ma fille , et lui fait des offres de service.

i42 LE CONSEIL DE FAMILLF.

MADEMOISELLE ZOÉ

En vérité?

MADAME DESCHAMPS

C est comme je vous le dis. Maintenant, mes bon nés amies , je veux savoir ce que vous pensez sur ce qu'il faut faire pour concilier les intérêts de Julie , avec la bonne réputation dont elle n'a cessé de jouir jusqu'à présent.

MADAME DURET

Çà ne se peut pas.

, Jlf ADEMOISELLB ZOÉ.

Vous n'y entendez rien.... Je votis dis que cela se peut , moi qui vois le monde.

MApAME DURET.

Je ne le vois peut-être pas?

MADEMOISELLE ZOÉ

Oui, en bonnet de nuit. . . . ( i M«iame DMchuopt ) Ecoutez , ma tante , rien n'est plus simple. Il faut refuser net.

MADAME DURET

C'est ce que j'allais dire, ainsi il n'y avait pas besoin de faire tant de phrases.

MADAME PRUDHOMME

Je pensejj. moi, qu'il faut accepter : cette pauvre enfant' a besoin d'appui ; la famille n'est pas riche et s'est gênée pour elle...

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