SCENE
A.NTosio. — Nina, je viens vous avertir de deux choses : la première, c'est que le seigneur Straton rôde autour de cette chambre; la seconde, c'est que Raymond arrive à cheval au bout de la rue.
NINA, à Paul. — Ciel ! sauvez-vous !
HÉLÈNE. — Donc, mon bien-aimé, — au revoir.
— Oh ! je n'ai plus peur de mourir. — La mort , c'est un rendez-vous; je vais l'attendre.
ANTONIO. — Il n'y a pas moyen qu'il se sauve ; Straton est devant la porte.
NINA. — Morte ou vivante, il ne faut pas qu'elle soit déshonorée. 11 faut vous cacher 1 — Mais où ? — Ah ! dans ce coffre.
•20 UN HÉLODItAHE.
ANTONIO. — On marche.
(Paul se blotlil dans le coffre, dont Nina retire des rolies et de riches étoffes pour lui faire de la place, — puis elle renferme et met la clef dans sa poche.)
ANTONIO. — Attendez, Nina, vous le feriez étouffer. (Avec son poignard il fait un trou dans le coffre,) Il faut lui donner un peu d*air.
NINA. — Et vous, Antonio?
ANTONIO. — Expliquez ma présence comme vous pourrez. Le maître de la maison entre.