‹ Proverbes: Un mélodrame: De bas en haut: Le testament normandChapitre 22 sur 52 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

MARC. — Qui va là?

RAHiRE. — OÙ est Raymond ?

STRATON. — On ne peut lui parler.

UN MÉLODRAME. â7

RAHIR8. — Il faut cependant que je le voie.

MARC. — Impossible.

RAMiRE. — Qu'est-ce qu'on me dit, qu'Hélène est morte?

MARC. — On vous a dît vrai; nous l'avons perdue il y a deux heures.

STRATON. — La cérémonie est pour demain.

RAMiRE. — Il faut que je parle à Raymond, que je lui parle tout de suite-

(Il veut sortir, Straton et Marc TarrcHent avec violence.)

RAMIRE. — Mais il s'agit d'empêcher un malheur, un crime affreux !

STRATON. — Vous ucpasscrez pas.

RAMIRE. — Ecoutez : Déléne, qu'on croit morte, n'est qu'endormie.

MARC. — Vous rêvez : elle est parfaitement morte.

RAMIRE. — Je vous dis «[u'elle n'est pas morte, et qu'il faut que je parle â Raymond.

(Il vout encore forcer le passage; il en est empêché de nouveau par Marc et par Straton.)

RANiRE. — Ah! votre oncle punira votre c<mduite ! Hélène n'est pas morte; c'est moi qui ai donné le poison, et ce n'est pas du poison, ce n'est qu'un narcotique; elle dort, on l'enterrerait vivante î

STRATON, à son frère. — Que dit-il?

MARC. — Diable ! et notre héritage ?

STRATON. — Retardé d'abord et perdu ensuite.

RAMIRE. — Ainsi, vous voyez bien qu'il faut que je voie Raymond !

STRATON. — Nous uc Ic laisserous pas déranger par un fou.

âS UiN MÉLODRAME.

RAMiRE. — Mais VOUS voulez donc que cette malheureuse femme soit enterrée toute vive!... Ah! je cours tout dire au magistrat... Je me perds, mais je ne serai pas complice de cet horrible forfait.

MARC, à son frère. — iïein?

STRATON. — Oui... il le faut !

(Marc poignarde Raniire.) RAMIRE, mourant. — Raymond! Raymond! (a femme n'est pas morte !... tu vas l'enterrer vivante ! Raymond, à l'assassin!... je meurs ! ..

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