SCENE VllI
CliiiiigcmeDt. — Le théâtre représente le jardin. — ]1 fait nuit. — Siraton et Marc sont seuls.
MARC. — C'est un peu avant le jour, c'est-à-dire dans une heure, qu'on viendra enlever le corps.
STRATON. — Et le coffre?
MARC. — Quelle folie ! il y a dedans pour un million de diamants et de pierreries de toutes sortes.
STRATON. — Avoir passé toute notre jeunesse dans l'esclavage de ce tyrannique vieillard, et nous voir ainsi dépouillés, ruinés, par ses folles prodigalités !
MARC. — C'est dur de voir enterrer ce coffre, mais nous n*en serons pas moins comptés parmi les plus riches de la ville, et lious rendrons à qui nous voudrons les mépris et les humiliations que nous avons reçus.
STRATON. — Et que nous ne recevrons pas longtemps à présent. Raymond ne survivra pas beaucoup à sa femme : nous ne tarderons pas à le pleurer.
(Entre nainire.)