‹ Proverbes: Un mélodrame: De bas en haut: Le testament normandChapitre 41 sur 52 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LEGROS, seulj une lettre décachetée à la main. — Voici un liorrible malhejir, deux hommes tués ! qui va produire à la Bourse une fameuse baisse sur les actions de cette compagnie 1 Le soin que j'ai eu

d*en envoyer à un journal le récit amplifié et exagéré, vingt hommes morts ! ne nuira pas â cette baisse ; et, comme les vraies nouvelles, qui n'arriveront que ce soir, démontreront l'exagération des premières, il y aura un mouvement en sens contraire. Il s'agit donc d'acheter aujourd'hui à la Bourse, et de vendre ce soir dans la coulisse. Si ce malheur, cet excellent malheur, ne me rapporte pas cent mille écus d ici à vingt-quatre heures, je ne saurai plus à quoi me fier. Ah! voilà ce que j'appelle des opérations ! Dire que j'ai niaisement gaspillé la meilleure moitié de ma vie à faire une maigre fortune dans un commerce à peu près honnête et

tout à fait naïf!

(Entre Eusèbe.)

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