SCENE m
HÉLÈNE. — Que nous veut ce domino ? il m'a fait
peur.
(Entrent deux personnages : Tun est vêtu d*un riche costume oriental, Tautre est habillé eu Pierrot.)
NLNA. — Madame, reconnaissez-vous ce Pierrot ?
HÉLÈNE. — Non , mais je reconnais son compagnon.
MXA. — Attendez pour l'aborder que j*aie emmené le Pierrot : il n*est autre que Straton, le plus méchant des deux méchants neveux de votre mari.
HÉLÈNE. — Je suis perdue !
piERROT-sTRATON. — Bcau Turc, voilà sans doute la sultane que tu cherches?
NINA, à Hélène, — Tenez-vous dans Tombre.
(Nina veat prendre le bras de Pierrot.)
NINA. — Seigneur Pierrot, on a deux mots à vous dire.
PIERROT-STRATON. — Est-cc de ta part ou de celle de ta belle maîtresse ?
NINA. — D'abord , Pierrot , qui vous dit que je ne suis pas aussi belle et plus belle que ma maîtresse ? •— Mais il ne s'agit pas d'un message d'amour. Et aussi bien cela ne vous intéresserait guère : je veuxvous parler d'un certain parent et d'un certain testament.
piERROT-sTRATON. — Ghut ! paHc plus bas.
NINA. — Venez donc alors d'un autre côté.
(Ils traversent le jardin et sortent.)