‹ Proverbes: Un mélodrame: De bas en haut: Le testament normandChapitre 6 sur 52 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

PAUL, à Hélène, — Je vous devine à mon émotion , aux ballemenls de mon cœur, au charme divin qui se répand autour de vous; mais, de grâce, madame, laissez-moi contempler ce cher visage que j*adore de loin depuis si longtemps t

HÉLÈNE. — Et si vous n*alliez plus me trouver belle!

(Elle ôte son masque.)

PAUL. — Ah ! de loin vous êtes belle ; de prés , vous êtes la beauté. Les doux rayonnements de ce charmant visage éclairent mon cœur comme fait le soleil aux fleurs. Je puis donc enfin vous dire une fois à vous-même que je vous aime ; il n'y avait plus qu*à vous que je ne Tavais pas dit; je Tavais dit aux étoiles, à la lune, aux arbres, à Dieu. — Ah ! madame, vous remettez votre masque !

HÉLÈNE. — Je n'oserai démasquer mon cœur qu'en remasquant mon visage. Asseyons-nous sous ce berceau, qui n'est pas éclairé.

(Le grand domino traverse le théâtre, s*arréte devant Paul ot U6Iène, les regarde quelques instants et s*en va.)

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