‹ Proverbes: Un mélodrame: De bas en haut: Le testament normandChapitre 50 sur 52 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

APOLLON, seul, — Nègre... nègre... Ils n'ont aue Cela â dire... On dirait que parce qu'()n a la peau noire

on n*esl pas un homme comme eux. . Et ces maudits mulâtres, ils sont plus blancs que les maudits blancs... G*est-à-dire que, quoique nos prêtres disent que le diable est blanc... je crois plutôt qu*il est mulâtre... Ce nïtail pas tant la peine de nous faire quitter le cul te de nos fétiches, de nous baptiser et de nous mettre d*u ne religion qui prêche Tégalité, pour nous traiter comme on fait. . . Nègre ! Eh bien ! oui, je suis nègre... J*aime autant cela qued*être mulâtre... Au moins ma mère était la femme de mon père... Tandis qu*eux, presque toujours, ils sont le fruit d*un adultère ou d*un concubinage... J*aime autant

être nègre que blanc Aux yeux de Dieu, il n'y

a ni nègres ni blancs... Dieu n*estni blanc ni noir... 11 est lumière... il est soleil... Devant lui les hommes sont égaux... — Qui frappe à la porte ?

(U entr*oavre la porle.)

ixE VOIX. — Un pauvre aveugle, s'il vous plaît !

APOLLON. — Encore un mendiant... Allez-vous-en, on ne donne pas ici... On ne pourra donc jamais se débarrasser de cette verminc-lâ!..

(Il referme brasqaement la porte.)

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