CHAPITRE XIV
CLKB0É. COSTUME. IMPBIMEB1S.
Le clergé est relativement très-nombreux chez les Monténégrins : on ne compte pas moins de deux mille prêtres sur une population d'environ deux cent mille âmes qui peut fournir au besoin vingt mille gommes en état de porter les armes. Ces prêtres n'ont point d'établissement spécial pour former des élèves. Us prennent chez eux les enfants qu'ils sont chargés d'instruire; et ils leur apprennent ce qu'ils savent eux-mêmes, c'est-à-dire à lire les prières de l'Église, telles qu'elles sqnt imprimées à Kief, aux frais du gouvernement russe. En général, les fils de prêtres embrassent la carrière ecclésiastique. Peu d'entre eux se destinent au cloître; aussi la plupart des couvents pe comptent-ils que deux ou trois paloyers. Celui de Cétinié est le plus considérable. (Test là que reposent les restes du vladika Pierre, que le peuple vénère comme un saint. La plus ancienne église après celle de Cétinié est celle de la Moratscha, située dqns le district du même ijom et près de la source du fleuve auquel il doit cette appellation. Qn attribue l'érection du cloître de Moratscha au prince Duschan de Servie; on y montre encore une corne de buffle qui servait à la sainte communion. Un grand nombre de tombes portent des inscriptions en langue servienne , ce qui annonce que ce monument a échappe aux dévastations des Turcs. Le monastère est desservi par trois moines.
Le monastère d'Ostrog, dans le cercle de Biéïoparliki , mérite d'être visité.
Adossé à une paroi de rocher, il a une chapelle qui a été creusée dans le roc vif. On y montre une cuve oui communique sans doute avec quelque source et dont l'eau se renouvelle d'elle-même. On cite encore pour son ancienneté l'église de Rom , dont le vladika Pierre II était l'archimandrite; elle s'élève dans une presqu'île qui s'avance dans le lac de Scutari et qui appartient au cercle de Rietchka.
Tous les prêtres sont examinés et consacrés par le vladika. Aussi braves que lesaqtres Monténégrins* ils ne se distin-
L'UNIVERS
puent ni par leurs armes ni par un costume particulier. Dans une expédition ils marchent comme tous les autres ; et eu temps de paix ils cultivent leurs terres avec leurs familles. Le vladika lui-même porte le costume national, et c'est seulement lorsqu'il exerce ses fonctions spirituelles qu'il revêt les ornements épiscopaux. Ce costume est d'un grand effet : il consiste en une robe blanche , garnie de franges d'or, jetée sur une veste d'éearlate richement brodée du même métal. Sur le pantalon , qui est ample et court, est roulée en ceinture une ccharpe en soie de diverses couleurs qui retient les pistolets et le ïatagan. Tous les Monténégrins portent le même habillement; la richesse en fait la seule différence. Les riches ont des armes plus belles, et leur chaussure rappelle le cothurne antique. En général, les Monténégrins se coiffent d'un fez rouge ou d'un bonnet noir. En hiver, ils portent une pelisse courte, couverte d'une étoffe ordinairement rouge , et à inanches fendues; quelquefois même ils ne quittent point ce vêtement dans la belle saison ; la température des vallées, gui se trouvent dans plusieurs localités à mille mètres au-dessus du niveau de la nier, rend souvent cette précaution nécessaire.
Les Monténégrins avaient une imprimerie avant d'avoir adopté leur constitution actuelle. Ces premiers essais de civilisation datent sans doute de ta chute
du Monténégro qui se jette de Scutari. Alors on fou une imprimerie pour le sh
{dise; et ce fut la première i es Monténégrins. Cest là < primé le bréviaire appelé r vladika n'en possède poi plaire: mais, d après des £ qui paraissent certaines, ce été édité vers la fin du «raina Le révérend Vuk de Catai de F église orientale, a dans i que un livre intitulé Pentt renferme les litanies depuis 1 des Rameaux jusqu'à la Pei exemplaire, dont la pagin point indiquée, a été pubi tères crrilliens, par les soi phan dé Cendéri Scutari ), imprimé par Camello Zanétl ecclésiastique possède un i ancien dont le millésime rem née 1519.
Ce qui explique pourquoi V gro a établi des imprimeries .
très pays du littoral de VA quoique ces derniers eusse!
ports plus fréquents et plus les nations de l'Occident, c* patriarche des Serviens avait à Ipek, et que la Prévalitai par le voisinage qu'à cause de mité du langage, communia tamment avec la Servie. La Pi comprend le cercle actuel de Monténégro proprement dit, L
kmt la juridiction ecclésiastique lit nssi sur le Monténégro , redn patriarche d'Ipek. Depuis, oo l'a tu précédemment, l'évé- Monténégro devint entièrement niant, parce qu'à la même épofat reconnu comme souverain il. Les rapports des vladika avec M donnèrent plus tard à cette dnee de nom un caractère poni réveille l'idée d'un vasseliitionnel.
il la soumission du vladika [I au synode de Saint-Pétersil prenait le titre d'exarque et iut son bonnet d'évéque le voile bs archimandrites , tandis que opotitains de la Valachie et de ■vie portant le voile noir.