CHAPITRE XVII
mariages, adoptions, fraternité d'armes.
Les mariages dans le Monténégro rappellent ceux des Grecs et des Albanais.
Les parents ne consultent point l'inclination des futurs époux, auxquels cependant il est permis de se voir quand les accords sont déûniti veinent conclus : comme la dot n'est qu'un simple trousseau, il n'est point nécessaire de s'occuper des causes éventuelles par un contrat.
Le consentement une fois donné, le prêtre célèbre les fiançailles et s'enferme avec la jeune fille dans l'endroit le plus retiré de la maison; là, après avoir reçu sa confession , il lui donne l'absolution, et les parents lui remettent âh paras on
Après avoir reçu la bénédiction nelle, la fiancée se place entre »
et le plus proche parent de son qui sont les parrains (svati) du m Alors le cortège se met en marci se reudre à l'église au bruit de de mousqueterie. Le prêtre an couple à la porte de l'église; et, a| avoir adressé quelques questions donne la bénédiction nuptiale, qi une longue cérémonie, dont chac tail est accompagné d'un grand s de signes de croix.
Les parrains et le prêtre ac< gnent ensuite la mariée à la demi l'époux, au milieu des détonatio armes à feu et des acclamations t ceux qui se trouvent sur leur p I^es convives prennent place à u quet ; mais la mariée mange sépar sous la surveillance des parrain* le prêtre qui porte les santés et c provise l'épithalame , et il est ra la gaieté des convives dégénère cence. Les fêtes durent plusieurs les invités se promènent dans les sur les chemins comme pour doi mariage toute l'authenticité p< Pendant tout ce temps l'époux r approcher de sa femme qu'à la d< elle est gardée à vue dans un appar où elle doit passer seule plusieur
Comme en Albanie, une femm permettrait pas d'appeler en pub mari par son nom de baptême ;el même de le taire dans le tête à i
; assistants et les approche enèfres du nouveaune. Des deux erceau il place la carabine, le i pistolets : ainsi, même avant conscience qu'il existe, l'anwvié à Caire un jour le sacrifie. Si c'est une fille, les fua quenouille placés à côté de au indiquent qu'elle a pour } vaquer aux soins du ménage, nr par le travail le bien-être de
m qu'on adresse au ciel pour • de l'enfant ont quelque chose et de poétique : Que la sa- ! som héritage! Qu'il brille étoile du soir! Que son âme bUté d'une belle nuit, et son 'or ce du chêne! Puisse-t-il se ime moi! Qu'il soit C ennemi des Turcs! Que la liberté lui urs chère ! Puisse-t-il ne pas ms son lit! La grossesse, la itique qui suit l'enfantement, nt et les soins nombreux de la modifient à peine l'existence dune Monténégrine. Dans ni exige tant de ménagements, 10e de se livrer aux travaux les de la vie rurale et domestique, scouchée, elle lave son enfant r ruisseau qui se rencontre, le i la maison dans son tablier, )tte dans les premiers mois, et i vaquant à ses occupations \ qu'elle soit grosse de nou* it à ce défaut de précautions attribuer le relâchement préurs formes.
1 peuple exposé à tant de pèles cherche par instinct, le s orphelins est nécessairement )le. Par la même raison que désert est hospitalier, le Monte montre compatissant pour s restés sans famille ou dont s sont trop indigents pour les suffit, dans ces cas , de prévez ou le curé de la paroisse, et abandonné trouve bientôt un ption. La cérémonie qui donne une nouvelle famille est aussi e touchante : le père adoptif , ué de plusieurs personnes du se présente sur le seuil de la ec l'enfant, lui impose la main
sur la tête en signe de protection, et lui dit : Je t'adopte, car mon coeur t'a nommé mon fils : cette maison est ta maison ; tout ce qui m'appartient est à toi, et ce lien, la mort seul le brisera; puis, comme premier gage de la tendresse paternelle, il lui donne un baiser sur le front.
La fraternité d'armes, usage qui remonte à une haute antiquité dans la Grèce , se contracte chez les Monténégrins avec les cérémonies suivantes.
Les deux amis se présentent à l'église avec quelques intimes , qui leur servent de témoins. Us déposent à terre leurs fusils placés en croix, et après avoir juré à la face du ciel de vivre et de mourir l'un pour l'autre, ils relèvent leurs fusils, les échangent, et en cas de mort de l'un d'eux les armes fraternelles appartiennent au survivant. Il est presque superflu d'ajouter qu'un festin couronne la cérémonie.