‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 118 sur 218 · ÉTABLISSEMENT DES FBÈBES MI CONVENTUELS OU COR DE LU · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT DES FBÈBES MI CONVENTUELS OU COR DE LU

Les mahométans, autant pa tiqut' que pour obéir à la loi du pn ne traitaient eu ennemis que Jei versa ires religieux. Quand un pa; conquis, ils concéd aient à tous «eu convertissaient à l'islamisme les ges des musulmans , c'est-à-dire vaincus pouvaient posséder des fonds , porter des armes, et par

Sait en Bosnie un grand nombre ûpm depuis que Paterne, leur iâf de Rome et banni de PIlit cherché un refuge dans cette s l'illyrie.

In recensement des frères miit à Assise treize ans après titution , il se trouva que l'oroordeliers en renfermait cinq tint François distribua dans s parties du monde connu cette ouée au soulagement des miimaines (divisa inter sodales a première cénobie qu'ils étaut fondée à Sée en Normandie.

cultes que leur opposait l'igno* les slaves méridionaux n'arpoint leur zèle. Des lettres Grégoire IX, datées du 7 juin noignent qu'il existait à Bosnai évéque de l'ordre des frères s et aes préfets des cordeliers tnia et à Grau. La Dalmatie . quatre custodies, et le vicariat ie huit.

idateur de l'œuvre avait désigné à Benoit d'Arétium, qui fut le propagateur de son ordre dans nie. Il parcourut ces provinces res armes qu'une croix de bois on de pèlerin. En 1274 l'illyrie î ne comptait pas moins de »uf custodies.

lisition essaya de s'établir dans inces. On trouve, sous In rubri- 298 dans les annales de Wades frères mineurs inquisiteurs ;n Rascie, en Servie et dans lyrie occidentale. Ils marchaient d'exécuteurs, et ne résidaient rt à poste fixe.

124 , le P. Fabien , assisté de sesseurs de l'ordre des frères , établit le siège principal de tion dans la Bosnie , et bientôt occidentale se couvrit de cusd'associations secrètes, de prid'échafauds. Sous le voile des religieux , les chevaliers et les ie permirent les exactions les udamnables. Ces persécutions mt des guerres funestes, qui :de 1366 à 1460. Les pauliaqués dans leurs retraites comme *s fauves, se virent réduits à : le secours des Turcs , et con-

sentirent à devenir leurs tributaires; la guerre se poursuivit avec plus d'acharnement que jamais. En 1461, le légat apostolique ayant conseillé aux Bosniaques de rompre avec les Turcs , Mahomet II fit une invasion subite dans le pays , et devant ses hordes les inquisiteurs disparurent ; quelques cordeliers, suivis d'un petit nombre de chrétiens , se réfugièrent dans les forêts , où plusieurs chapelles en ruines attestent leur présence et leur zèle dans ces solitudes

Les paterniens et les Grecs qui avaient favorisé l'armée ottomane ne furent pas plus épargnés que les catholiques, et les vainqueurs étendirent le carnage et la dévastation sur cette malheureuse contrée. Thomas II, qui régnait alors, fut contraint de se retirer dans la palanka de Klioutch, où il dut accepter les conditions de vasselage qu'il plut à Mahomet de lui imposer. Muni du traité qui lui garantissait le trône , il se rendit à la tente du sultan. Mais au lieu de recevoir son serinent, on lui signifia, ainsi qu'à ses ministres, l'ordre d'embrasser l'islamisme : Thomas préféra la mort à l'apostasie; saisi par les bourreaux , il fut écorché vif, et le corps du martyr servit de but aux flèches des mahométans.

Quand cet orage fut passé, les catholiques sortirent de leurs retraites et se soumirent à toutes les conséquences de la servitude; à ce prix il leur fut permis de conserver la foi de leurs pères, et depuis ce temps Rome n'a poiut cessé de nommer des évéques de Bosnie. Le premier est celui de Trébigné, qui est ordinairement choisi parmi les religieux de l'ordre des jacobites de Raguse; le second réside à Phoïnitza, dans le couvent du Saint-Esprit. Il comprend dans sa juridiction la Srebrnitza et le sandjiac de Seraglio. Ce prélat est élu par les cordeliers, qui choisissent toujours un Bosniaque ; la cour de Rome lui alloue un traitement de six à sept cents francs.

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