BOSNIE DANS LES TEMPS MODERNES
Depuis la conquête des Turcs, la Bosnie n'a point d'histoire particulière; les anciens chefs se sont faits musul-
inans, tandis que le peuple est resté chrétien. Cependant il est aisé de .voir que la conversion des premières familles n'a point entièrement effacé parmi elles les souvenirs de religion et d'origine , et que leur abjuration n'a été qu'un marché et un sacrifice imposé à leur conscience en vue des privilèges de la race conquérante.
Cette sorte de demi-naturalisation des éléments de l'islamisme a porté ses fruits. Cette contrée, si heureusement partagée par la nature, où l'on trouve la plus riche végétation, des coteaux et des vallées favorablement exposés pour toutes les variétés de cultures, est pour ainsi dire abandonnée à la spontanéité de sa puissance productive ; et la plupart de ses richesses meurent inexploitées sur le sol qui les a vues naître et se développer. L'industrie y est nulle , et la seule exception tient a l'esprit guerrier qui caractérise les Slaves méridionaux ; on v fabrique des lames d'une trempe supérieure, et que les habitants achètent à des prix élevés. Les incrustations de leurs armes à feu et les ornements dont ils couvrent les harnais, les housses et les selles sont souvent d'une grande richesse, et témoignent du prix qu'ils attachent à la tenue militaire.
L'Autriche confine à la Bosnie par Ja Dalmatie, et quoique les Dalmates «t les Bosniaques aient une origine commune, qu'attestent la même langue et les analogies du type physique, M est
institutions le rend impossible. L'hc peut se résigner à un danger inévit mais il y aurait de la stupidité à U voir sans s'en préoccuper et sans faire pour s'y soustraire. Dans ta vinces de la domination turque let puissants sont exposés à la destin aux amendes, et leur vie dépend soupçon ou d'un caprice ; il n'y a tre alternative pour un pacha disg que la révolte ouverte; et c'est cela que les exécutions sont somtr et secrètes; quant aux faibles, il; pour ennemis ceux mêmes qui devi les protéger et dont la premièi veur est de les laisser exister.
Telle est la force du Coran, qui, i dire , est à la fois la règle du gouv ment et le code universel des Otton qu'il a dompté l'esprit indépendai Slave et transporte les usages de rabie sous un ciel où erraient jad Sarmates et les Scythes. I*es chn soumis au joug turc ne sont pas exe de cette influence. Us tiennent à neur de faire des pèlerinages à Je lem, comme les Turcs en font à la que, et l'on donne aux unscommi autres le titre de hadji lorsqu'il viennent des lieux saints ; les chn désignent même le sépulcre du Sai par le nom de Raba, avec la s ule < rence qu'ils le prononcent Tiaba.
Si le niveau du despotisme a fai paraître quelques-uns des traits < naux qui distinguent le Turc du nia que, il est resté impuissant h
Monténégrins toi éléments de ; qui font les constitutions