‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 13 sur 218 · CHAPITRE XV1L · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV1L

CROIS ADBS.

Si le mouvement religieux qui nréci-

Sila l'Europe féodale contre les infidèles 'Orient eût été mieux réglé, ou plutôt si l'idée où l'on était qu'une guerre sainte dispensait de toutes précautions , Dieu lui-même devant dans ce cas remédier et pourvoir à tout, ce passage continuel des croisés h travers la Hongrie et les provinces Danubiennes aurait pu procurer aux chrétiens un point d'appui et des ressources matérielles importantes. Les chefs de ces expéditions si pleines de hasards et d'obstacles auraient pu recruter dans ces pays , la plupart convertis au christianisme , des soldats aguerris et habitués au climat.

leur ruine politique, et l'j des croisés , dont le nombre < un embarras qu'un avantage

sancti Pétri per manu* nostras vel eidem beato Petro Apostolorum m fidelitate exhibita, devotis precibt indubitanter asservant illam suan vestro consensu ratam fore ac apostolicaB auctoritatis gratia a< donaretur. Cnjus votis ac petitic • justa videbantur, tum ex consensu ex devotione poscentis tandem ai buimus , et regni veslri guberna parte beati Pétri tradidimus , ea tentione atque desiderio chairitat Petnis vos et regoum vestrum on tra bona sua apud Deum interc todiat , et cum omni pace bonoit gloria idem regnum usqne ad fil nere vos faciat et hujus militîe fi impetret vobis apud supernum re sempiternam. Quin etiam nos esse noverit vestra nobilitatis s ad quascumqtie justa negotia huj toritatem pro sua necessitate pet dttbio contmuo petitionom suarui tur effectum. Pneterea ut bec et quit litteris non continentor corc arctius infigantur misimus bos r tros, quorum unus vester no tus amicus, qui et ea quss litteris sur vobis exponent et quae minus su explebunt. Quibus pro révèrent!

tri, cujui legati sunr, vos mites prssbeatis, et quidquid vobis dix»

nostra patienter audiatis, atque i (Tfdulis, et qnx ibi ta aurtoritad

violences des croisés, la s Grecs, l'ambition des emtoeident, les incursions des

i ddeetione ministrantium mt sasciptonlur ab bis qui pnela- ■§ et aocioritate et corde deliger* r. In hoc autan cognoscimu* mtim Vestra Bealum Petrum Aposripem fiiieeris aftectibus diligtt , Iîmi mi ardeati spiritu dilatatur, kntadoaatiooe vestris eum oblaaraatet^ debitores nobis fieri de* aeat ia Donino confidirous, pronfeet nos qui illiew lenri dicimur, ■m , vanna cbaritati io Ghristo as, et curaa» minUteriï, ad quod tia Apostotici Principatus oc* teasatio, licet indignât, ordinavit \ m cm parte quam vobis necessa- ■tanu tore coguoverimus , taulo Aài impartira cupimus, quanto «iooem ▼«tram et in obediendo et in promerendo devotiorem Yerum quia christiane rdigionk ida dbpèmalio ab bis proiime andet qui Dominkà ereeis patcréa eue vkkntur, illud vobis ideadina est quod Epiicopi terne tabenlca certum metropolitajua nec mb aliquo posili magisterio, pro sua quisque ordinatione vai régula* et décréta sanctorum i mut et abtoluti. Deiude vero , la bominum multitudine, adeo âscopij et ampue singtilorum na- Mibjeclis plebibus curam EpisnuUatenus eirqui aut adminis- Pro bis et aliis causis quas hic ausîmus , bos legalos ad vos dieau vobiscum pert racial io ne- Ecctesiasticain auram et sediticadtis Ghristi, quod est fidelium ertinent, ea que emeudanda sunt, sanctorum Patrum statula diffilobis diffiiiienda référant. Kos nos audite, memores quod in ipulorum ad Evangdium Veritas vos aud'U me audit ; et qui 'vos ermiL Et ut fructuosus apud vos ionîs eorum fiât, propter revelotkae légation is, qua funguntur, enigno favore juvate. I>e cetera rosf et etbortamur in ttonuno uim vils vestrs quem ignoratis at, et terrorem divini judicii a oenlis habentes, commissam lem foUieita et Deo |»lacita adrtudeatis, préparantes vobis

Russes et des Polonais qui venaient pour suivre sur les deux rives du Danube les Cumans, les Patzinaces ou Petchénègues concouraient à isoler les Illyriens, les Bulgares et les Valaques, et les forçaient à regarder comme ennemis tous lès peuples que les hasards de la guerre leur donnaient tour à tour pour voisins. Eu prenant part à ces luttes avec le râle d'auxiliaires , ils profitaient rarement de la victoire , et le seul avantage qu'ils en recueillaient, c'était d'être toujours prêts à combattre. Attaqués au nord, souvent agresseurs au midi, passant d'une alliance à l'autre, il leur eût été difficile de s'occuper d'institutions durables , et de songer à une confédération qui, en rendant leurs intérêts solidaires , aurait pu donner de l'unité à leur politique et de la force à leur or-

divitias in operibus bonis, et thesaurizanles firmum et immobile fundamentum ut vitam sternam possideatis. Scire enim debetis, quoniam supernus urbiter, que vobis commuât, irrequisita non rdinquet, cui lauto restrictius responsuri estis , quanlo ampliora sont vera et judiciorum moderamina quje tenetis. Deus aulem omnipoiens, ctijns Majestas est super omnes pnncipalus et régna, dirigat eor et actus vestros ad omne opus bonu m, in orani prude q lia et exercitalione virtulum, qualeuus expleto hujus lubricœ et cito perilurx lucis cursu, Beatorum Pétri et Pauli Apostolorum priucipum meritis et iiilerccssionibus ad veram et sempiternam gloriam pervenire mereamini, detque vobis devicta per Jcsum Christum Dominum nostmm inimicorum vestrorum superbia, pacis et tranquillitatis gaudia, ut ex bonis quoque pnesentibus cognoscatis futura, quanto sint deiiderioap|ictenda. Quse nimirumsi vos délectant, inter omnia servanda est vobis chantas, quam, quod inviti diciraus, in pecunia quaoi Régi Ruscorum abstulistis, violasse videmini. Qtiapropter condolentes vobis, multum vos rogaoïus et monemus ut pro amorc Dei et sa net i Pétri quidquid sibi a vobis vel vcslris ablatum est, restitui faciatis , non ignorantes quoniam qui aliorum bona injuste auferunt, nisi emendaverint , si emendare potuerint, nullatemis in reguo Chiisti, et Dei partem baberc credendi sunt, hoc autem a vobis eadem rharitate qu.n dicimus, pro salute anima? vestrs recipi concupisciiniis. Datum Rome XII Kal. Maji, Indiclione XIII. (Albertr. ex cod. ms. Bibliotli. Principum Gorsinorum Rom». )

L'UNIVERS

ganisation intérieure. A cette époque, les Sarrasins ne les menaçaient pas encore directement, et leur zèle religieux n'était pas assez fervent pour les ieter dans des guerres qui affaiblissaient leurs voisins, c'est-à-dire leurs ennemis naturels.

Grégoire VU avait porté à son comble la puissance pontificale. La fin du monde, pronostiquée pour Tan mille , avait produit depuis plus d'un siècle un redoublement de ferveur religieuse, qui se manifestait par des pèlerinages eu terre sainte, ou qui s'exaltait aux récits de tout ce que les chrétiens de la Palestine avaient a souffrir de la haine des infidèles. Les croisades résumèrent ce sentiment, qui d'abord fut complètement étranger à la politique. Ce ne fut que plus tnrd que l'intérêt et l'ambition, au milieu de tant d'obstacles et de périls, modifièrent l'inspiration première, quelquefois jusqu'au point de» la subordonner entièrement.

Le pays qui fut le théâtre de cette grande lutte, après avoir été longtemps gouverné par les califes Aliassides, était tombé au pouvoir des Turcs. Sans les haines de secte et de famille à famille, qui armaient les uns contre les autres les adorateurs du prophète , il est probable que l'islamisme aurait fait la conquête du monde; mais , bien que divisés entre eux , ils n'oublièrent jamais ces préceptes du Koran : « Combattez les ennemis de votre religion ; tuez-les quel-

Quc les fidèles qui rester soient pas traites à l'égal défendent la religion au m et de leurs biens. Dieu éle dessus de ceux-là. Tous p souverain bien, mais à i degré ceux qui meurent ei Celui qui quittera sa pal fendre la religion sainte bondance et de nombreux Le fidèle qui , ayant aban mille pour se ranger sous de Dieu et de ses apôtre mourir recevra sa récom| gneur clément et miseriez Mahomet, en se donnant régénérer le monde à un pe et belliqueux , a fondé sa d sensualisme, et Pabnégatioi sent dans son système tôt sant s'exclure. Le premii croyant est -de convertir le pies par le glaive ; mais 1 que le Koran lui propose térielle; il se montrera et impitoyable dans la h victoire l'ènervera par les sances qui l'attendent da élus. La corruption et l'en pour les musulmans une fatale de leurs croyances ; < vent d'énergie dans le péri sent dans leurs superstitio idées religieuses se modif tact de la civilisation eui lien qui les rattache en cor

frit seul de l'affaiblisseinie, et s'il paraît imposera indéfiniment Consn'est guère plus aisé de j magnifique possession î d'un souverain quelconne le sultan, sans voir une foule de causes hos- » grands intérêts rivaux, îtde jouer la Grèce prouve être considérée que comme de la Russie; et ce serait trange illusion que de la de présider aux destinées opire d'Orient, les éventualités inquiénferme l'avenir, le plus !tre est de faire durer le longtemps que possible, i morale de la politique, tnres; de telle sorte qu'en s au courage des Turcs ous reprocher de sympataines formules des constants, telles que celle-ci :

•ande partie des légistes a à tous mes fils et descens régner de faire mourir ur assurer la tranquillité

s avons dit de l'absenoe les princes qui se partaovinces Danubiennes se le manière sensible dans qui précéda la première 042, les Valaques , domiles Petchénègues , font

Eratrice Zoe, tutrice de rogénète , et combatjares.

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