‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 160 sur 218 · INSUBRECTIONS EN TURQUIE DE · texte numérisé non relu

INSUBRECTIONS EN TURQUIE DE

A 1851. (D'après Cyprien Robert et autres sources.)

La révolution de 1848, qui a ébranlé tous les trônes de l'Europe, a eu son contre- coup dans les provinces slavodanubiennes. Les Hongrois et les Polonais ont mis l'Autriche à deux doigts de sa ruine , et ont forcé la Russie à démasquer sa politique. La Turquie, avec ses demi-concessions aux raïahs, n'était pas en mesure de prendre dans ce conflit de nationalités le parti que lui conseillaient ses intérêts et qu'une marche plus franche eût pu rendre décisif.

Le système suivi avec tant de persévérance sur le Bosphore par Reschid pacha et dont le but est d'assimiler aux Turcs les chrétiens de l'empire n'a qu'un avantage, celui de réduire à l'impuissance le vieux parti turc ; mais il pèche Ïiar la hase en ce cin*il admet In possilihlé d'opérer politiquement ta fusion

puii

grande habileté. Elle flatte eo les Slaves en leur rappelant mune origine, et ne néguji messes ni même les sacrifie rattacher à son système de universelle ; mais ce qui do à ses intrigues un caractère i désintéressement et de hanti c'est le soin qu'elle prend ses démarches politiques ds religion. Il faut convenir qd les apparences sont pour d l'intolérance incorrigible da a donné trop souvent gain 4 la faveur des derniers traités, se concilient par des faveuif messes les primats du de»

donnent aux popes des fil contiennent des prières nos les membres de sa famille,* res sont chantées dans touta de Turquie.

Les reformes militaires d'à sème européen et l'antagoi gieux tendent à séparer en i les sujets turcs du sultan ; Vè s'obstine à rester stationnait tilité des vieux croyants cou

aui est emprunté à la civil»

entale se manifeste de tern par des massacres, soit à A Smyrne , dont les population* traitent d'infidèles les muni rope. Il en résulte que la P réduite à compter sur les i

Servie, dont la population ère boit cent mille âmes, tes anciennes dépendanoou verte, surtout dans t de ses nahies, de forte tes gni forment des posinables. Malheureusement t plus encore la Bosnie «s l'influence de l'aristotpte on grand nombre de i, appelés parleurs frères njiotowitzl, c'est-à-dire (.Retirés dans leurs koula nux ces petits tyrans se s avides et plus impitoyabs raîahs que les grands emps de la féodalité. Il • Bosniaques sont traités fper leurs seigneurs que Cnex ces derniers, Parisos obtenu des privilèges , et les conditions physimt donné à la nation plus ! a contribué au dévelopitiment national. Les Bulpeuple grave, s'occupant eaux et d'agriculture ; les sfbnt pour multiplier chez élémentaires et spéciales dr qu'ils ontdes'instruire.

iques, depuis l'émancipai. ils ont essayé d'obtenir riléges ; et , si ces derniers murages, ils n'auraient le soulever pour former le nation ayant une sorte ». La Turquie, dans l'hyrévolte sérieuse des Bulle cas où elle serait imi comprimer, se verrait r accorder des conditions r elle ne peut se passer de ni des produits de leur t un parti qu'elle ne prenlernière extrémité, dans la jouissance de ces priviiduise à une émancipation «seulement on leur refuse erté que celle de travailler ttres , mais on les accable le redevances, de peur ice moins rude , telle que en procurer leurs habituiv ne vienne à leur inspid*affranchissement. Le Hussein de Vîdin, qui les

a gouvernés pendant plus de vingt-cinq ans, a fait peser sur eux les plus incroyables exactions. Ses intendants et ses facteurs enveloppaient comme dans un réseau toute la province, accaparant toutes les marchandises manufacturées et achetant toutes les récoltes sur pied. Cependant, tout en se plaignant de la rapacité de leur vizir, les Bulgares avouaient qu'ils lui vendaient leurs produits à un prix plus élevé qu'à tout autre. Le vieux Hussein payait bien pour revendre plus cher, et ses bénéfices le rendirent si opulent que son palais ressemblait à la cour d'un roi.

La Bosnie se trouve dans des conditions entièrement différentes. Là le mal est plus profond, plus invétéré et demande des remèdes plus énergiques. La mission du vizir Tahir est donc tout autre que celle de Hussein. Chargé par le sultan d'écraser la résistance de l'aristocratie, il a dû agir avec une extrême sévérité. Ce rôle Pa fait regarder par les raîahs comme un sauveur : dans tous leurs différends avec les seigneurs , ils sont sûrs de trouver auprès de lui justice et protection. Une de ses dernières mesures est l'abolition des corvées et de tout travail non rétribué; il a également réduit les taxes sans nombre dont les pauvres raîahs étaient grevés en les comprenant toutes dans un impôt unique, comme la nouvelle constitution l'a réglé en Servie. Cette taxe pour chaque paysan bosniaque ne peut excéder le tiers de sa récolte en grain ; et elle est fixée non plus comme

J précédemment par les spahis, mais par es starostes ou anciens de la commune.

Dans tous les pachaliks dépendants de son autorité, Tahir, l'ennemi juré de tous les partisans de l'ancien système turc, faisait sans pitié administrer la bastonnade aux spahis qui désobéissaient aux prescriptions impériales. Aussi estil l'objet des plus grands éloges dans le journal illyrien qui défend la cause des Slaves méridionaux.

Depuis l'administration de Tahir, la Bosnie semble renaître, et pour la première fois peut-être les bénédictions des chrétiens ont retenti jusqu'au pied du trône d'un sultan. Quand les détails de la guerre actuelle seront mieux connus, on saura sans doute que les Bosniaques

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ont bravement combattu à côté des Aruautest des Albanais et des Égyptiens.

Tel était l'état de la Bulgarie et de la Servie ottomane lorsque éclata en Autriche la révolution de IH4H , que suivit bientôt l'insurection de la Hongrie. Les deux lions de Travntk et de Vidin , affaiblis par l'âge , étaient impuissants à réprimer l'esprit de révolte qui agitait toutes les contrées du Danube. Hussein et Ta Kir sentirent leur résolution chanceler devant les spahis de la Bosnie et les chrétiens bulgares. Hussein céda volontairement sa place à Zta pacha. Tahir, par une indulgence que sa conduite antérieure faisait paraître de ta faiblesse, encouragea la révolte des beys de la montagne, qui coururent immédiatement aux armes. Eu ce moment, les magyares remportèrent des triomphes signalés sur les armées autrichiennes ;et leurs chants de victoire, répétés par les échos du Dauube , enflammèrent la jeunesse bosnienne. Ce fut dans la Kraïna que flotta pour la première fois le drapeau de l'insurrection (18-19), Les motifs mis en avant par les Bosniaques offraient le thème habituel. Ils se plaignaient de la cruauté du pacha et des extorsions du vizir, qui entassaient dans leurs caveaux les richesses et les dépouilles du pays.

La conduite des Bosniaques ' dans cette circonstance semblerait indiquer

3u'ils n'aspiraient point à rindépeuance. En effet , au lieu de prendre parti pour les magyares, qui défendaient le principe de l'indépendance nationale»

ils se déclarèrent pour les Croates de Yellatschitch, qui soutenaient l'intégrité de l'empire, Ne sumrent*i]s dans cette détermination que l'influence d'une intrigue austro-russe? c'est ce que le temps révélera plus tard; quant à nous, sans écarter ce motif, qui a tous les caractères de la vraisemblance, nous serions plutôt porté a croire nu la tyrannie des magyar es envers les Slaves de Hongrie, cruauté qui obligeait fréquemment ces derniers à chercher un refuge sur le territoire turc, a été pour beaucoup dans h résolution des insurgés* Ils ne voulurent ramper et souffrir ni sous les Turcs ni sous les magyares , et ils se contentèrent de demander leur

incorporation à qu'il fût.

Ceci se passait en juillet Autrichiens, battus sur tous le étaient contraints d'évacuer la et d'implorer le secours d< Paskévitch lui-même fut si de voir tomber de son frai riers d'Érivau et de Varsovie sa conduite, comme générai, cette campagne au-dessous tation , on ne peut nier q l'habileté de son adminîstratio logne que Nicolas fut redevab pas avoir à étouffer pour soi une insurrection non moins re que celle des Hongrois. Ain iivares échouèrent pour s'être les sympathies des Slaves aux', et la Russie put jouer pour elle le rôle de pui> trice, parce que les Polonais, i remeut traités, se nattèrent qu tenant d'une insurrection en acquerraient des droits aux fë tsar* Leur erreur a été de court aujourd'hui le plus pur de li coule dans une cause qui n*< la leur. Dans leurs plus mai ils disaient en se résignant nie moscovite : Dieu est les Français sont trop loin de la civilisation a rapprocl tances ; la mer a transporté si vages de leurs ennemis éten armée nombreuse et intré] l'instant où l'Orient régé aux étreintes de la Russie e triche la malheureuse Pologn fers et arme les derniers ( pour reculer de quelques jo faite de ses oppresseurs !

La cause des magyares par gnée; Yellatschitch et avaient essuyé de sanglantes Seul, Knilschanin, à la tête c serbe de volontaires, protégeai les magyares la frontière turqu la jeunesse ottomane brûlait d< dre au général Rem et de la sans moscovite (es affronts lie sultan lui-même ne faisa mystère de ses sympathies héros polonais et hongrois le ban Yellatschicth, qui d< temps intriguait en faveur

i relations avec les le la Bosnie* de la Croatie la le signal de la révolte iricts au delà de la Save, es spahis par l'appât de ■es. Des troubles intérieurs ayea le plus efficace pour sultan de prendre ouverteti qui soutenait avec tant ma lutte si inégale. Ainsi, d'une part le cabinet de ait à l'insurrection les Slam au nom des principes bs » de l'autre il excitait les osgrie contre leurs maîtres

la légitimité et les biens du gouvernement monarte conduite rappelait celle

même cabinet en 1847 » de Tarnow en Galicie, politique de Catherine II en Pologne. Le résultat de it que les spahis ne purent nagyares; car, dans ce cas, Boontreeux les raïahs de la tenant leurs frères serbes infidérés contre l'aristocrau En conséquence , ils iuat de se montrer sympathies des Austro-Slaves.

loir d'attirer à eux les sept us de leurs frères de Turtclamèrent la confédération i ayoir sollicité ralliance igrins et du prince de Ser- Dt jusqu'à inscrire sur leurs nom du ban Yélatschitch; nombre d'entre eux étaient lemander pour leur souvekhe. Telles étaient les vues les lorsqu'ils se préparaient ee. Ils s étaient procuré des ; des armes ; on assure que rque découvrit une ving- >ns cachés dans des caverréts. Lorsqu'ils crurent que agir était venu, ils élurent léral dans la Croatie turque , qui se qualifiait lui-même * i elatscnitcb , parce qu'il lu village d'où les ancêtres lèbre tiraient leur origine.

r exploit de ce Kiéditch fut ter la citadelle de Bihatch, er aux entreprises des Albais des siècles traitent les Sla-

OfeO*. (PnOVIHGBS DAJfDBIHfHSS.)

vesdecepaya avec toute la rigueur que peuventinspirer l'avidité et le fanatisme. A cette nouvelle» Tahir-Pacha accourut ; mais, ayant à lutter contre les obstacles qu'il rencontrait à chaque pas dans les défilés et les forêts de la Bosnie, il se vit enfin obligé de se replier sur Travnik avec les débris de son armée.

La position des rebelles était des plus avantageuses; ils étaient parvenus à rallier à leur cause toute la population, quelle que fût d'ailleurs la religion de leurs adhérents. Les renégats l>osniagues voulaient combattre à côté de leurs frères chrétiens ; ils comptaient de nombreux auxiliaires en Macédoine et en Bulgarie. Depuis la frontière autrichienne jusqu'à la mer Noire , tout ce qu'il y avait de Slaves brûlait de concourir à l'œuvre de l'indépendance nationale. La Porte, sur le conseil de Tabir lui-même , consentit à traiter avec les meneurs de l'insurrection, qui furent invités à envoyer des plénipotentaires è Travnik, où devait se réunir une sorte de congres formé des représentants de toutes les populations slaves de la Turquie. Ce mouvement était la contre-partie de ce qui se passait à ,Pra- §ue et à Agram. Mais dans ces deux entières villes les députés, à peine arrivés, ne purent s'entendre; toutes les anciennes inimitiés de tribu à tribu, de musulmans à chrétiens se ravivèrent, et les intentions véritables des rebelles, qui désiraient avant toute chose de se soustraire à ce qui avait l'apparence d'une réforme, se manifestèrent avec plus de force que jamais.

Les insurgés, qui avaient compté sur l'alliance des Serbes , se virent frustrés dans leurs espérances. Le parti qui avait renversé Michel et appelé au pouvoir Kara-Georgiévitch se servait de son influence pour rattacher le peuple au gouvernement du sultan; la crainte que la Russie ne fît triompher les Obrénovitch , créatures de la Russie , réunit dans un intérêt commun Belgrade et Constantinople; la haine qui séparait depuis si longtemps ces deux tribus , la jalousie des Serbes contre leurs voisins et la crainte de voir peut-être leurs frères en religion obtenir des privilèges semblables aux leurs les portèrent à s'isoler entièrement dans un

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mouvement où ils avaient tout à risquer.

Le prince de Servie était dans les meilleurs termes avec le divan. A l'époque où il était désigné par l'élection populaire, le sénat, croyant devoir menacer la susceptibilité de la Porte, l'avait présenté sous le nom d'Alexandre Georgiévitch, pour ne point réveiller le souvenir de Kara-George. Mais le sultan, rendant aux Serbes courtoisie pour courtoisie, lui donna dans le bérat d'investiture le nom de Kara-Georgiévitch, témoignant ainsi qu'il oubliait les dissentiments passés et réhabilitait dans le fils la mémoire du père.

En 1860, Pétroniévitch, toujours dévoué aux intérêts de la Turquie, se trouvait à la tête de l'administration:

Voutschitch était ministre sans portefeuille; le département de l'intérieur était occupé par Garatschanin, celui de la justice par Alexis Simitch, ex-secrétaire de Milosch et ministre des finances sous le même prince; celui des finances par Jankovitcli; celui de la guerre était réuni à l'intérieur, et celui des cultes et de l'instruction publique à la justice (1).

(i) L'armée des Serbes est simplement un cadre qui se complète au besoin , parce que dans le pays tout le monde est soldat. L'uniforme rappelle celui des Russes, avec cette différence qu'il est bleu au lieu d'être vert. Il y a toujours sur pied deux bataillons (i m Uni lent; , n» t^nulion âe bituMn ri

Cependant les événements de avaient arraché la Servie de son

séminaire. Les professeurs de droit i des études suivies à Leipzig, Hdd Vienne ou Paris. Le professeur cfbisti un Bohème, neveu du célèbre Schi quant aux autres, ils sont Serbes, mén qui sont chargés de renseignement d gués allemande et française.

L'instruction -publique, quoique au ministre des cultes, a son adniaii distincte. Les 'écoles primaires elle* sont sous l'inspection d'employés cha les visiter à certaiuea époques.

La première imprimerie de la pro été fondée par Milosch. Avant ce les Turcs trouvaient que leurs raïahs n' pas besoiu de livres. Le clergé seul permission de s'en procurer. Les O indispensables au service de l'église transcrits dans les cloîtres, ou impj Pesth, à Kief , à Saint-Pétersbourg , à et en dernier lieu à Ncusatz, d'où on sait venir à grands frais. Milosch as venir de Pyrmont Bahrmanh, et lu donné la direction d'une imprimerie que et de celle du gouvernement. Bal resta à la tète de ces établissements ce que le Moldave Kogalnitchan, donné eu français une histoire des pautés, dont le public attend la d partie , l'ait appelé à Jasai pour le ai la tète de l'imprimerie qu'il y a fond*

L'imprimerie du gouvernement à B emploie des presses à grande vitesse déjà donné quelques ouvrages qui m modèles de typographie, entre au l'Mjiju^e Ht» Kara-fif

Ffiiimt quelque tempe

od pot les Serbes de la Hongrie et à donner la secourir main aux Bosniaque! et aux Bulgares.

[ donc k service divin en ; mais ils l'écrivent en carac- » Cependant, dans cm derniers m a roconisaenoé à imprimer en ietiaaa, surtout en Transi Wania et dans fine et même à Bnknresl.

ftareture serbe est redevable de aes e essais ans exilés qui avaient cnerleinja dans le banal et dans la vejvonale. Les sonrees anciennes se rédnilende chose près, ans chroniques de ha et dn prince Bimiikovitch, qui fat t atorfnir en Hongrie. Les documents ■t laissés sont plutôt curieux oenune snts de Fépetjne qu'intéressants aux le vue sfetéreire et historique. .

la in dn dix-huitième siècle, un appartenant à un cloître de la nommé Johau Raïtsch, écrivit i de Servie qui est encore estimée aune, bien qu'eue ait paru en ancien la l'Eglise et qu'elle ne soit pas à la le loua les lecteurs. EUe a été im- ■ Vienne en quatre volumes, ■nmwnrfmfnt de ce siècle , Dosithée rtteh a écrit en langue vulgaire, et a l'époque de la littérature moderne «s. Né dans le banal , il avait beaujugé, et fut ministre de l'instruction i sons Kara-George. Ses ouvres , oui de philosophie, d'esthétique, de pédat mythologie, d'histoire, etc., forment ornes qui sont sortis des prestes de

Elles ont eu trois éditions à Bel-

un Vidakovitch est le premier écridans la Servie proprement dite; il a

lé à donner à ses compatriotes le k lecture en leur offrant des romans -a.

tiaoviich, le premier poète remariait produit la Servie , est mort à t il y a une dizaine d'années. Son ipinue est le poème de la Scrbiade :

mit aussi une histoire impartiale des temps du gouvernement de Karaet du commencement de celui de

|ue lioujitxki a laissé des chants as et des poésies lyriques estimés. Ses nt paru à Pesth et à Neusatz.

aae Stoïkovitch s'est distingué comme i; son cours a été imprimé à Vienne.

•Karatachiteh Sténenovilch est étaoù il reçoit une pension du — ■"- Ses principaux ou-

vrage! sont des lexiques slaves, des traités de arammaire et des recueils de chants nationaux et de proverbes , enfin une traduction en servie» du Nouveau Testament Cet écrivain distingué tient aujourd'hui le premier rang parmi les lettrés de la Servie. On cite après lui Radisitch et Soubotitsch.

Abdisch a publié quelques poésies originales et des traductions des classiques grecs et latins au'on trouve dans le Chroniqueur serèe, journal de Pestb, et dans le Pigeon-Messager, feuille de Belgrade. Quoique né en Servie, il habita dans la voïvodina.

Le secrétaire du sénat Stoïtsch a publié un ouvrage estimé sous le titre de Bon Conseil de la raison.

Sous peu de temps il paraîtra en langue serbe un grand nombre de traités scientifiques. Les professeurs qui ont étudié en Allemagne et en France devront , chacun dans la branche d'enseignement dont il est chargé , publier des ouvrages spéciaux d'après ceux que l'on suit à l'étranger. Ces ouvrages ont été soumis à une commission compétente, et il est probable que quelques-uns sont déjà entre les mains de la jeunesse des écoles.

Parmi les écrivains distingués on cite encore Martinovitch, qui s'est formé à Paris.

Il existe à Belgrade une société savante qui a déjà publié deux volumes et qui s'occupe de réunir daus un musée les antiquités de la province.

Belgrade compte environ trente mille habitants, dont deux mille Turcs. Les derniers donnent à la ville le nom de Daral-Dschihad , c'est-à-dire Maison de la guerre sainte : les Hongrois l'appellent Fejervar, en allemand Weissenburg ou Ville-Blanche, expression qui est la traduction littérale du mot slave Belgrad. La forteresse, bâtie sur une hauteur qui s'avance dans le Danube,domine à l'ouest la ville serbe et à Test la ville turque. Cette dernière a un aspect misérable et manque de régularité. Les casernes qui s'élèvent sur le bord du fleuve sont ce qu'il y a de mieux dans ce quartier de Belgrade.*La demeure du pacha lui-même menace ruine ; mais la mosquée qui est dans la forteresse est assez belle. Il n'y a qu'une opinion sur la droiture des Turcs et sur leur bonne conduite envers les habitants, qui vivent avec eux dans la plus parfaite intelligence, Les mœurs des Serbes ont eu sur leurs voisins une telle influence que pas un manométan, à l'exception 4*

Sacha, n'a plus d'une femme. Les Turcs ont 'autres étahlissmnmts militaires sur le boni

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Belgrade , la cité affranchie , était le Balkans et du Danube portaient leun point vers lequel tous les Slaves des regards. Déjà des milliers de ses goer-

du Danube , à Semendria et dans l'intérieur du pays à Oujttza, qui est une place trèsforte.

La ville serbe offre un aspect pins agréable, quoique les édifices en paraissent sans connexion. Une des plus belles maisons appartient au jeune prince Miloscb; celle qu'occupait son père n'a rien de remarquable. On peut citer encore le séminaire , l'imprimerie de l'État. Quant au palais où réside le prince, le gouvernement l'a acheté à un riche marchand.

Quoique le serbe soit la langue que les habitants parlent généralement, l'allemand est assez répandu , ce qui donne aux Serl>es de la voïvodina, qui sont familiers avec cet idiome , de grandes facilités lorsqu'ils s'établissent à Belgrade.

Le commerce de Belgrade prend tous les jours un développement plus considérable. Un marchand du pays, Anasta.«e Mischa, qui fait venir des riches salines d'Okna, en Moldavie, le sel destiné à l'approvisionnement de la capitale , a introduit il y a quelques années une amélioration qui facilite les communications fluviales : les bâtiments qui naviguent sur le Danube peuvent aller à la voile.

Belgrade, comme la ville la plus commerçante de la principauté, est le séjour des consuls envoyés par les grandes puissances européennes. Personne n'ignore que leur mission est surtout politique et aue, de même qu'à Bukarest, ils sont charges d'informer leurs cabinet* de tout ce qui se pa*se en

tre effet aue de signaler à l'autorité les membres de l'opposition qui mettent dany l'étranger leurs espérances et leur appui.

En voyant en Servie les traces tons les jours plus nombreuses et plus profondes d'au gouvernement paternel et national et dune administration régulière, on arrive à la conviction que celte population énergique comprend déjà qu'elle a ses intérêts HifiiH^ qDj peuvent se combiner avec ceux de certaines puissances, mais non leur être aveugléaneat subordonnés. Son histoire lui a rniffimanaamt appris que, depuis la réforme, elle a pins à gagner avec les sultans qu'avec les États intéressés à l'affaiblissement de la Turquie. Si la Servie peut se tenir en garde contre les intrigues des partis, eue s'abstiendra sans doute de toute nouvelle révolte contre la Porte, dont elle garde la frontière an nord et à l'occident, et elle ne répandra plus le sang de ses fils pour finir par être une province de la Russie ou de l'Autriche. En ne s'appuyant que sur elle-même, elle sera pins forte et plus respectée ; et, si plus tard la liberté doit mettre une barrière infranchissable entre la Russie et les Slaves méridionanx, elle deviendra le centre et la clef de voûte d'un nouvel empire destiné à remplir la onv gnifique mission que la Russie a rejetée, cefle de reporter en Asie la civilisation de l'Occident. .

Après avoir longtemps compté sur la protection de l'étranger, Milosch , parait avoir été ramené à des vues plus saines. Dans aoa eiil en Yalaohie, ils s'était mis en relations

I passé la Thon. Si Bel-

fêtai* déclarée pour les Russes, mpk eut entraîné toutes les poos de l'ancienne Servie. Si Belt dédarait le eentre d'une grande tioa de peuples sous k patronage Turquie et de l'Autriche, c'en Ait de l'aristocratie magyare ■enéçati tores de la Bosnie et de prie» Cette idée d'une grande féades Slaves parait avoir été celle ronJévitch et de Voutschitch; tee actoel Kara-Georgiéntch M être favorable, quoique par rtifs différents. Ce prince, qui oint appelé au pouvoir pour le i un autre» comme les hospodars ralaehie et delà Moldavie, mais a temps illimité, ne doit son éléqu'au bon vouloir de la Porte et BÛoa des Serbes. 11 n'ignore pas

Russie n'a rien négligé pour mer son élection ; il est donc

intérêt de ménager la Turquie, i la lutte actuelle son abstention ; de quel côté peu-

fuite tenue par les agents russes durant les troubles qui nt la Bosnie et la Bulgarie à la a la révolution hongroise avait ictère trop prononcé pour que le Alexandre n'en conçût pas de ige. A Belgrade même la Russie ait pas mystère de ses projets, nki, le consul russe, s'était attiré tdversion générale pour avoir aire soulever le peuple contre le Les choses avaient été poussées jue l'empereur Nicolas crutnéces- * le remplacer par un agent plus pect, M. Levschin. Ce dernier,

répondit : Ni comptez pas sur la les peuples occidentaux connaissent d'Orient; et c'est inutilement que les généraux envoient à leurs cabinets mutions, parce que, les relations ionales ayant dans le cours ordinaire «es un caractère entièrement difféy manque d'expérience et de mesure n apprécier celles qui vous regardent, net donc rien, sinon vous vous expo- «rdre vos propriétés en Valachie, root avex perdu votre principauté. »

'md-Slaven und ihr*t LàmUr, von " ag( iS5i.) '

après avoir soudé le terrain, se laissa prendre à l'indifférence apparente des Servions, et jeta bientôt le masque.

Croyant avoir gagné Voutschitch. il commença à donner des dtners splendides aux sénateurs : on y portait des toasts au dictateur du monde, aunour veauroyaumedeServiedestinéà réunir tous les Slaves méridionaux sous Nternel patronage des Romanof. Les deux Simitch applaudirent à ces saillies inconsidérées , mais Pétroniévitch garda une attitude neutre. Seul, Elias Garâtschanin protesta hautement au nom du parti national , et cet acte de résolution suffit pour faire tourner contre Levschin toute la jeunesse serbe. Personne de ceux qui auraient fréquenté les salons de Levschin n'eût osé briguer le moindre emploi. Et, en effet, il existait une loi en vigueur depuis une dizaine d'années en vertu de laquelle tout fonctionnaire serbe devait en prenant du service renoncer à tout engagement antérieur avec des étrangers. Cette précaution a empêché la province d'être inondée, comme elle le fut du temps des Obrénovitch, par des employés élevés et formés en Russie ou en Autriche, et qui, restes sujets de Tune ou de l'autre de ces deux

Euissances, étaient autant d'agents ostiles à la cause nationale. Cet état de choses n'existe plus. Les intrigues de l'étranger ont perdu leur prestige en Servie. La Turquie en est si bien persuadée que le vieux Hassan , pacha de la citadelle de Belgrade, étant mort en 1850, le sultan n'hésita pas à confier au prince Alexandre le commandement intérimaire de la garnison.

On voit que les Slaves insurgés ne pouvaient point compter sur l'aide de leurs frères de Servie. Tous les efforts des musulmans de la Bosnie tentés à l'effet d'exciter une insurrection contre la Porte échouèrent contre la ferme résolution des Serbes; car les Slaves de la Macédoine et de la Bulgarie s'autorisaient de la conduite de Kara-Georgiévitch pour résister à toutes les sollicitations. Quant aux Monténégrins, ils ne se contentèrent pas d'une simple abstention.

Profitant de l'absence des spahis, leurs bandes portèrent la dévastation sur les frontières, de FHertzégovine et de la Bosnie. Les Ouskoques de la vallée de

LTJMVERS.

Vassoïévitch s'avancèrent jusqu'à Saraîévo. La Porte, voyant les rebelles cernés par les montagnards et par ses troupes régulières, ordonna au vizir de rester sur la défensive et de congédier la diète slave qui avait été convoquée à Traraik. En effet , l'anarchie devait rétablir l'autorité delà Porte plus rapidement que n'eût pu le faire la force des armes. Cependant la guerre se renouvela avec un redoublement d'ardeur au printemps de 1850. Le vieux Tahir n'était plus capable de faire tête à l'orage. Le divan rappela de Bukarest le vainqueur des Albanais, Orner-Pacha. Il était alors en Macédoine, à la tête dîme armée aguerrie : il traversa rapidement Pristina et Kossovo, et laissant derrière lui des masses nombreuses d'insurgés, il s'avança droit au cœur de la Bosnie. C'était le moment au attendaient les espions de la Russie; fa lutte était partout de Slave à Turc et de Slave a Slave ; la désorganisation devait être la conséquence de la guerre civile et du désord regénéral. Les Turcs d'Asie, toujours opposés aux réformes , se soulevaient au sud de l'empire. L'armée russe, échelonnée le long de la rive gauche du Danube, n'attendait plus qu'un prétexte cme les Bulgares devaient fournir. L'arrivée des débris glorieux de l'insurrection hongroise avait déjà réveillé les sympathies des Bulgares. Rossuth etDembinski étaient à Vidin. Le peuple se rappelait tout ce que les Albanais lui avaient fait

révolte parmi les paysans, qui demandèrent au sultan un prince chrétien pour les gouverner. Le foyer de cette insurrection était le couvent de R*kovitza , en grande vénération parmi les Slaves du Balkan. Les moines, excitai sans doute par le synode de Saint-Pétersbourg , n'eurent pas de peine à enflammer le zèle de cette population simple et ignorante. Au mois de juin 1850, ils se soulevèrent; mais leurs attaques étaient moins dirigées contra les garnisons turques qui occupaient les forteresses que contre les souoachis et les spahis, dont la tyrannie leur paraissait insupportable. Sans autres armes que leurs faux et leurs bâtons ferrés, Us détruisirent les villages, massacrèrent quelques seigneurs, et finirent par sa procurer de l'argent, avec lequel ils comptaient acheter de la poudre et des armes de guerre.

1 Jéjà les trois nahies de Vidin , Belgradsc.hitch et Verkovatz avaient réuni leurs forces pour marcher contre la forteresse de Belgra&schitch ; mais , repoussées par le canon, elles furent obligés de battre en retraite jusqu'à leurs camps retranchés, où elles attendirent l'ennemi. Les Turcs feignirent alors de vouloir entrer en négociations avec les rebelles, et, profitant d'un armistice, ils pénétrèrent dans leurs lignes, et en massacrèrent un grand nombre. La confiance des insurgés eut des suites encore plus fatales au camp de YJasinn-

PROVINClfl 1MNUBIENNES.

«I las spahis de les poursuivre.

» rase, qui s'apprêtait à franchir ■be, suspendit sa marche. Ce . qui avait réprimé tant de ré* étail connu des généraux russes, tarent pas médiocrement surpris oir entrer à Nisch, tandis qu'ils ««aient dans les défilés de la al eotooté de masses de rebelles.

4fi moscovites demandèrent des s leur cour, qui regarda l'occanm manques. En effet, le plan ■ea, ai habilement conçu, échoua ■Mile des mouvements d'Omernonsné roumeli-valessi, o'estgommur général de la Tur- Ravope, ce chef usa de set poune la pins louable modération.

Isr à la Russie tout prétexte «sir dans les démêlés turco- ■ pvodama une amnistie généa— plèta. La Porte envoya Rizam qualité de commissaire pour

• les réclamations des Bulgares.

'es les interrogea sur les motifs

* rébellion, Uft ne firent aucun \ de toutes les intrigues que la avaient pratiquées auprès d'eux agents et par ceux du parti de u Quant à leurs griefs, ils les est avec la même franchise. Ils rent qu'ils aimaient mieux la te de se voir réduits à livrer leurs i et leurs enfants à la merci des qui refosaientobstinément d'adaucune des réformes ordonnées sultan. Ils se plaignaient que edt décuplé depuis qu'il était

en espèces , parce que les souévaluaient le grain et les autres I d'après les prix courants sur ebé de Constantinople, où ils fois plus élevés qu'en Bulgarie, tendaient en conséquence que lots fussent désormais pavés en comme ils l'étaient autrefois, et s fixât proportionnellement à me de chacun , en indiquant à i l'époque de leur perception.

anderent qu'on leur donnât des nationaux, qui comprissent la lu povs, tandis que les évéques s ecclésiastiques grecs n'entenpas le bulgare et paraissaient neot occupes à vendre le plus sut possible les fonctions de

leur ministère. Pour défendre au besoin l'honneur de leurs filles, il* priaient le sultan de les autoriser à porter comme les Turcs un poignard et des pistolets à leur ceinture. Enfin » pour assurer l'exécution des ordres du souverain, ils exprimèrent le vœu que le divan soumit à un contrôle sévère les autorités locales | contre lesquelles un paysan ne

rvait former une plainte qu'au péril ses jours.

Riza- Pacha et le roumeli-valessi Orner ayant déclaré que toutes ces requêtes étaient fondées en raison , les Bulgares retournèrent à leurs champs avec l'espoir d'obtenir une prompte satisfaction. Tout l'honneur d'une pacification si prompte fut attribué a la présence d'Ouier- Pacha ; cependant ni la fermeté ni l'habileté bien connue du roumeli-valessi ni toutes les mesures que pouvait prendre la Porte n'auraient suffi à écarter les dangers qu'avait suscités contre l'empire ottoman la propagande moscovite. L'insurrection des Bulgares retranchés dans leurs montagnes inaccessibles n'aurait pu être étouffée de longtemps sans l'intervention des Serbes et des Polonais réfugiés. La Servie' avait 'évidemment joué le rôle principal dans la question bulgare : dès la première manifestation du mouvement, des masses d'insurgés s'étaient portées vers les frontières de la Servie pour y échanger leur or contre des cartouches et des armes ; mais la frontière resta fermée pour l'artillerie. Ce fut en vain que les rebelles implorèrent le secours de leurs frères ; ils furent bientôt découragés par le refus positif du prince Alexandre de s'associer à une guerre absurde, qui ne pouvait manquer d'amener une conflragation générale en Europe. Les Bulgares se virent donc forcés d'accepter la médiation que leur offrit le cabinet de Belgrade , mesure qui fut suivie immédiatement du désarmement d'un grand nombre de rebelles, assurés de trouver un asile en Servie. C'est à la suite de ces arrangements qu'Omer-Pacha put offrir aux vaincus des conditions avantageuses avec une amnistie sans restriction. La confiance du roumeli-valessi dans les dispositions des Serbes s'appuyait encore sur les ingénieurs hongrois et polonais,

dont plus de six cents s'étaient enrôlés comme instructeurs dans son armée; un nombre à peu près égal de ces réfugiés se "trouvaient à Schoumla, dans le cœur de la Bulgarie. Ceux-ci avaient été vivement sollicités de se mettre à la tête des mécontents dans les derniers troubles. S'ils eussent consenti à se déclarer contre les Turcs , F insurrection , dirigée par les chefs expriraentés, aurait pu donner la main aux généraux du tsar- Mais ces réfugiés refusèrent toute coopération avec les ennemis du sultan ; et les paysans ne tardèrent pas à se disperser dans toutes Jes directions.

Le n'était pas sans motifs que l'empereur Nicolas insistait auprès de la Porte pour obtenir le renvoi des réfugiés. Abdul-Medjid a noblement résisté à ces exigences ; et aujourd'hui il doit peut-être à cette fermeté d'avoir dans ses armées des corps d'élite capables de tenir te* te aux meilleures troupes de l'Europe

Les Bulgares soumis , il ne restait plus qu'a faire rentrer les Bosniaques dans le devoir. Orner- Pacha arriva dans le naehalik insurgé aussi inopinément qu il s'en était éloigné. A peine le brutt se fut-il répandu qu il triait à Séraïévo que les beys qui s'étaient le plus compromis s'enfuirent vers la Save sous divers déguisements. A cette même époque, le vieux vizir Tahtr, qui avait encore tes armes à la main, succombait à des fatigues trop grandes pour sou âge. Orner - Pacha le remplaça immédiatement, et, confiant dans la supériorité de son armée, il présenta le combat à toutes les forces de l'aristocratie. Après quelques escarmouches, les insurgés se dispersèrent ; leurs officiers , n'ayant plus personne a commander, allèrent chercher un refuge les uns eu Autriche, les autres en Servie* Tous les cantons, en y coin prenant la Kraïna, firent successivement leur soumission ; Kîéditch luimême, te vainqueur de Bihatsch, dut se rendre comme otage au camp d 'Orner - Pacha

N'ayant plus d'ennemis dans toute la Bosnie, Orner convoqua à Séraïévo les agas, les mou s se li m s et les beys, et fit lire en leur présence le nouveau firman de l'empereur, eu vertu duquel les spahis étaient mis à peu près sur le

même pied' que les raïahs.

Bosniaques, musulmans ou ch étaient désormais soumis a la c< tion et au service militaire et de leurs frontières, taudis qyed privilèges leur laissaient la faeul combattre que dans l'intérieur i La forteresse de Travnik cessa la résidence des auto rites . Legc ment général , le tribunal sup les consulats étrangers furent < Séraïévo, qui , dépouillé de ses !

ses républicaines, ne forme ] État dans F État, et rentre sou.

commune. Ce frit Omer-Pacha lu qui se chargea d'interpréter o né Croate» et parlant parfaite dialecte slavo-bosniaque, il exp peuple les avantages qui résul pour Lui d'une loi égale pou pour la mettre immédiatement pli cation, il prit ses nouvel les sans distinction aucune parmi milles musulmanes et chrétier soumit à la taxe les spahis, qui pour la première fois la payer les raïahs.

A dossée à ses montagnes et an tières militaires de l'Autriche, nie était restée la plus arriérée d tes provinces de la Turquie d K c'était le séjour des préjugés et barbare f a na ti sine . Les ch ttitl cachaient encore dans des eaveru célébrer les saints mystères, cm temps des persécutions païenne:

qu'ils avaient payé au poids d( quelque pacha le droit del<

f>elle, les spahis s'amusaient à y e feu, après avoir souillé La sat de leurs débauches. La loi n a mis un terme à toutes ces in Omer-Pacha savait que ta cl sied bien à la force ; il se montr pour décourager la résistance € pour ramener ceux qui n'étaient resou ignorant! : il refréna les ei Albanais en ne cardant de ces énergiques et infatigables que le mes qui purent se soumettre à L.

pline des camps, De cette mai espérait renforcer Tannée ot de cinquante a soixante mille gnards, soldats énergiques et agi pour la guerre de partisans et j< a la solidité des Russes l'élan d

!■ feaHlsnt dit régions fcrteaMemtéee. Ce sont ees hommes

n eommsiidés, ont repoussé les i du tsar à Kaiafa, à Citaté, à » et à SUistrie avant que les 4o FOerident fassent Tenues le pelés de tans armes dans la •

beyi les plus opiniâtres kstaoee à tonte réforme, m tt poursuivie dans leurs reprtes troupes régulières. Tra- BMBodes Mies feuveo, Ils furent t uavoyés chargés de chaînes à «knuie ou en Egypte et à Trim Mus abandonnèrent leurs m ut allèrent ehereher une mort oJhM rHertzégovine, où Ali 'Mfpvitch, son moins hostile ■lâiesanx changements récents, ni esa forteresses et se renferma islati pour s*y défendre Jusasovt. Les raïahs, dont les mes Mifts étaient naturellement opta eonserration des privilèges fteeratle, ouvrirent les portes riien «TOmer-Pacha et les acm commodes libérateurs. Dans de chooee , il devenait impoasfsatti des spahis de continuer la

la Russie voyait avec ine le développement des ressouritaires de la Turquie. Résolue à rix d'entraver ce mouvement aSeur, die! insistait auprès de la ir l'extradition des officiers bont polonais; et, tandis que M. de ipoyait ses réclamations de melon gouvernement faisait à rff et dans les ports de la mer ■préparatifs immenses pour être de dicter des conditions à la u de l'écraser si elle voulait couchantes d'une lutte inégale.

mt sur l'Autriche, qu'elle venait rer d'une ruine certaine, sûre nés au besoin la Prusse, domi- ; cours de Suède et de Danemark , t des tendances généreuses des Scandinaves, elle travaillait avec rance à séparer les cabinets de i et de Pans, tous deux intéresser ses empiétements en Orient.

I l'Allemagne, elle effrayait la • éee suites d'un bouleverse-

ment radiée! en France, et .montrait à tous les souverains le repos de l'Europe et du monde attaché à la conservation d'un pouvoir autocratique, type immuable des monarchies pures. C'est au nom de Tordre qu'elle exigeait l'extradition des réfugies. L'attitude des provinces slaves déjoua tous ces plans sur le théâtre où devait se passer l'action , comme l'alliance franche etsincère de la France et de la Grande-Bretagne vint bouleverser toutes les traditions de la diplomatie. Pour s'assurer jusqu'à auel point le concert anglo-français était solide, elle crut foire preuve d'adresse en s'emparent de la question des lieux saints, comme n'offrant aucun point d'intérêt commun à deux nations l'une catholique et l'autre protestante; il lui paraissait même probable , après les craintes exprimées par quelques organee de la presse anglaise, que les prétentions émises par le cabinet des Tuileries pourraient rompre un accord contre lequel protestaient d'anciens préjugés et des souvenirs inquiétants. L'empereur Nicolas, aveugle par ses courtisans, trompé par les rapports de ses agents, qui puisaient leurs renseignements à des sources suspectes et qui se fiaient pour l'avenir à des hommes qui n'avaient pas su conserver la monarchie de Louis- Philippe, pressé d'ailleurs de clore son règne par un coup d'éclat, se crut assez fort pour être à demi sincère, et s'ouvrit au représentant de l'Angleterre dans l'espoir de la rendre complice d'un acte non moins sérieux que le partage de la Pologne, le démembrement de Ta Turquie. Lord Seymour enlaça avec tant d'habileté l'orgueil de l'autocrate qu'il put l'exposer à nu aux veux de l'Europe ; et ce fait cimenta plus puissamment l'alliance des deux grandes nations occidentales que n'eussent pu le faire tous les raisonnements d'une philosophie humanitaire. L'empereur Nicolas déclarait la Turquie mourante ; ce magnifique héritage allait être un embarras pour l'Europe : à peine s'occupait-il d'assigner aux vainqueurs de l'empire grec un coin obscur de l'Asie pour y expier leur fanatisme et leurs cruautés sur les races du culte chrétien. Le génie pratique du diplomate anglais avait saisi d'abord toute la portée

L'UNIVERS

d'un plan de cette importance : la marine russe, servie par les insulaires de l'Archipel et par les Grecs du littoral, allait devenir prépondérante en Orient; le commerce lui donnait la richesse et les moyens d'entretenir une armée immense, échelonnée le long de la Perse et de l'Arménie et étreignant F Allemagne dans un réseau de fer descendant de Cronstadt par Varsovie pour enserrer Belgrade et Constantinople. La Caspienne était déjà un lac russe ; encore quelques pas, et les Indes orientales étaient sérieusement menacées.

Mais que pouvait l'Angleterre seule contre le géant du Nord? Certes la marine de la Grande-Bretagne est la première du monde ; le commerce qu elle fait avec le monde entier assure à ses flottes de guerre des ressources inépuisables en matelots braves et expérimentés : il lui était facile de bloquer les ports de la Russie, et d'arrêter toutes ses communications par mer ; mais ses vaisseaux auraient-ils pu détruire les escadres ennemies, protégées par des forteresses de granit et hérissées de canons. Sur tous les points attaqués l'armée russe eût été supérieure aux forces anglaises ; il fallait à la grande puissance maritime l'appui d'une grande puissance militaire : la France et l'Angleterre se complétaient mutuellement, et l'alliance de ces deux Gères rivales allait se cimenter par le sang sur de nombreux champs de bataille.

ne fait point une guerre d'ambi d'agrandissement. Cette abnéga paru si nouvelle que les puissan

(>lus intéressées à 1'affaibliueai a Russie ont hésité à v croire; tandis que les cours tâtonnent culent, la voix de tous les peuph lue de ses sympathiques aoclanr cette série de triomphes, acheté sang si généreusement sacrifié a térets de l'avenir.

Quand les puissances occklei dont la tâche resterait imparfaite négligeaient de régler la aituati

Srovinces danubiennes, s'occu e cette importante question, elle veront que les réformes introdu consenties par le gouvernemenl Porte ont déjà porté quelques Cru Bulgarie l'administration comm les écoles , l'Église sont en voie < lioration. Les Bulgares peuvent sner en justice; et leur serment les tribunaux est valable comm< des Turcs. Les spahis ne peuvei exiger d'eux ni corvée ni travail tout service est rétribué par un qui se traite de gré à gré. Qua religion, la Porte exige que, si u gare veut se faire mahométan , i pendant trois jours avec son dont le devoir est de l'instruire, d que le changement de religion i avoir lieu qiTen pleine connaisse cause; alors seulement le renéi circoncis et peut paraître à la me A Co ns tan ti no pk' I es Bulgares 01

autrichienne par FSome et Do nouvelles vole* de commit* entre R<raschtschouk et Varna, Mitendji et le Danube favolea relations commerciales de

, delà Bulgarie supérieure et

pautés avec la mer Noire ; le par Soulina ne sera plus indisaux bâtiments qui descendent , et Os ne seront plus arrêtés ne on les ensablements que

ou le mauvais vouloir laisse lier dans les passes. Mais de m réformes qui ont changé la es provinces la plus importante manon de la jeunesse chrême les rangs de l'armée régupréaence de la coalition austroi mitrempireen si-grand danger la Porte jugea nécessaire d'aug- 'cfleetîf de» ses armées , et les mut appelés à la défense de ■a. L'adoption de cette grande a cela de remarquable qu'en les forces de la Turquie elle

nrttne temps impossible le re- • anciennes vexations. Si la ■t être sûre de la fidélité de ces x auxiliaires, il fout qu'elle les » paternellement et que les es rivales n'aient rien à leur i préférable aux conditions qui tient au sceptre du sultan.

I les rapports de la Turquie avec

seront plus suivis et que nos mront passé dans ses mœurs, sans doute disparaître les derstiges de barbarie , et le relit ne sera plus accompagné de nies coercitives qui semblent de condamnation l'homme que

Se à la plus noble des misde défendre le pays et le Destique contre l'invasion étrani reste, il ne faut pas s'étonner ieb abus se rencontrent chez xi qui est restée si longtemps, «terne , en dehors de la civilirétienne quand nous les voyons iuire avec un caractère non «sant en Autriche et dans touirties de l'empire russe.

rience d'une guerre de deux dont nous pouvons prévoir le émontrera sans doute à la wnt ce [qu'il y a de force dans

l'esprit de corps qui rend solidaires les succès comme les revers. Le mélange des races diverses qui diffèrent entre elles par la religion et le langage et qui n'ont d'autre lien que celui de la discipline présentera longtemps encore de sérieux obstacles , tandis que des régiments formés par nationalités auraient le double avantage d'une cohésion jjlus parfaite et d'une émulation constante. Mais il faut , pour arriver à ce résultat, que les chrétiens aient un intérêt incontestable à rester fidèles : dans le cas contraire, chaque province aurait tout prêts des éléments de résistance et d insurrection. Les mêmes avantages, accompagnés des mêmes inconvénients, seraient attachés à l'établissement d'une landwehr. Dans ces pays de montagnes, où tout homme est soldat, une garde nationale serait une pépinière de guerriers qui appuieraient admirablement les troupes régulières ; mais si le montagnard marche au combat contre son gré t il n'écoutera que l'instinct de l'indépendance native, et il tournera contre un pouvoir oppresseur les armes qu'il en aura reçues pour le défendre. Ce système de recrutement, en supposant la population affectionnée au gouvernement , entretiendrait dans tous les villages le sentiment de l'honneur militaire ; et, au premier appel, la jeunesse slave accourrait à la frontière.

Mais dans tous les cas , comme nous l'avons souvent répété d'après les meilleures autorités dans le cours de cet ouvrage, les privilèges accordés aux provinces danubiennes doivent suivre une marche ascendante. Éclairées et en possession d'une forte organisation militaire, elles ne pourront se résigner indéfiniment à un rôle subordonné. Elles ont pour elles le nombre et l'énergie: leur émancipation complète ne peut être qu'une question de temps.

Réunies à la Russie ou à l'Autriche, elles donneraient à la puissance absorbante une prépondérance inquiétante pour l'Europe; isolées, elles ne pourraient se maintenir comme États distincts; mais en formant entre elles une fédération dont le lien serait la religion, la race et la langue, et placées sous la protection de la Turquie et des grandes nations de

L'UNIVERS

l'Europe, elles s'appartiendraient désormais a elle-mémes, et, loin d'être un sujet de discorde , elles assureraient l'équilibre des influences politiques, et cette pondération des forces sans la-

quelle les efforts des peuples stériles , l'ambition des dynast quérantes remettant sans cesse c tion lasécurité du présentât les e ces de l'avenir.

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