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REMARQUES SUR LA BOSNIE

BXTRJJÏ DBS MÉMOIBBS INEDITS DE POUQUEVILLE.

Après les historiens des croisades , on trouve ça et là sur la Bosnie quelques indications qui peuvent servir de S oints de comparaison avec l'état actuel e cette province. Tel est le passage suivant que nous empruntons à Jean Chenau, dont le manuscrit se trouve à la Bibliothèque impériale (fonds de Baluze, n° 8471 ). « Partis de Paris le « 5 janvier 1547, veille des. Rois, nous « étant rendus à RaguSe, nous arrivâmes « le 1S marsà Trébign, ville située.sur

uumvw&B.

« la rivière dt ce nom. De là nom pssa sâmes à Sernich, et cheminâmes par « les montagnes les plus rudes et les

■ plus arides que possible. Puis ? tomes « a Cochis, pays qui est une ville à la « turcquesque assez marchande, où

■ y a ordinairement un sangiae. Puis « arrivâmes à Pleunie, village de Zadri- « ma, où les maisons sont toute* de « bois. Nous passâmes à un autre assez « beau village appelé Prépoville, et de « là près d'un monastère nommé Santa- « Sava , où il y a plusieurs moiues qui « vivent à la grecque, et monstrent le

■ corps de Santa Savaaui passants. Les « Turcqs l'ont en révérence et y font « des aumônes. Tout joignant il y a «t un petit château, nommé Mily, « et couchâmes au village joignant celui. « Après vînmes à Novo-Bazard , ville « non fermée, mais assez marchande ,

■ où demeurâmes cinq jours pour « changer chevaux.

« Au partir de là montâmes le mont « d'Argent ( Srebrnitza )f qui est fort « haut et fâcheux : on y tire l'argent a qui vaut un grand revenu au soûl tan. « Vîmes à cAté Nisse , anciennement « bonne ville, et maintenant réduite à « un village, puis passâmes la rivière • Moraua ou Moraca. La plupart des « femmes du pays ont les cneveux cou- « pés et aucunes les ont longs et un « chapeau sur leur tête fait de drapeau « sans aucune forme ne façon, où elles ont pendues des patenôtres de verre,, quelques pièces d'arum el anneaux

DÉTAILS VOFMsUn

Lorsque les Turcs peu

Hongrie, ils avaient réuni L compris entre la Save et le royaume de Bosnie, qui < alors six sandgiaka ou drap l'autorité d'un vizir. En vert de Passarovits, la Porte, av l'empereur le paye qui s'il la Drave et la Save, ajouta 1 la Bosnie. Ce dernier royaoi â deux sandgiaks, fut divisé sept voïvodies.

Le sandgiak de la Povaek située entre la Drina et la

Sour chef-lieu Svornik, et | e sa dépendance Belliaa, Touzla avec Vrandouk.

Le sandgiak de Glissa fui en 1684 à Skopia, où le pacha le titre in pariUnu de vizir i Hongrie.

Dix des trente-sept veîvei pitaineries sont comprises d nie proprement dite, savoir I)oboï, Gradatsehatz, BanisJ chaïn, Maglaï, Touxla-Vélii Achaa, Glomatscha ou Klémi pria.

Celles de la Croatie sont Doubitza, Gradiska, Jtovi, Pridor, Otrozatz, Kroupa.

Vakoup, Klioutsch, Ostrovil vatz, Yaïtza.

Dans PHertzegovine an ce larT avec un pacha ; Leges j

i latins, de aaqeent ;et, dt six «est mille i railla Juifs* dt trente higenes ou Bohémiens.

»9m ITIHiBÀIRB INÉDIT OQVinUl A TEAVIRS LA

pofcif. Le mont Polog forme i la Géniale , qu'on passe eu quatre milles de Sign, une collines qui s'élèvent graduel- «qu'à sou sommet. Hais à ai arrivé à la Ton** quatre Jetai plue loin, quela seàue ■t è ooup. Le regard plonge ne de ttvno, où .l'on parvient m fourré épais et oe* pré* Sm rangée de colline* divise pu deu* bassins , aslui de 14* I de Doovno. Ces deux gorges, rsuteuncir, versent leurs eaux i gouffres dont l'ouverture mine deeent pieds de die* m habitants prétendent que pfcs communiquent avec la I la flamufta pas des canaux t aeue Je mont Polog, hltie eu amphithéâtre sur un ma entouré de roebers, do* «m de la Pistritaa, rivière qui lavdtouest. On compte dans lion nuit villages catholiques, >ur pasteurs des religieux de ieint-François.

ru lieues au nord-est de Liv- MBdèSnîtza. Le cours d'eau a ee bourg conflue avec la ivière qui a donné son nom a Deuvno. On passe la Snitza nt da cinq arches, construit si qui aboutit à une chaussée *vje. jetée à travers la praimt de la chaussée, dont la st d'environ cinq cents toises, rae des niasses de pierres Déposées comme le sont celles uants druidiques de la basse Enfin, à mille toises de là , lus sources de le Snitza , qui i deux cavités protondes»

a par d'énormes rochers, sis porte sur son sommet un poMtrujt dans le moyen

Roupies eet aéparée do SwUa par une plaine d'une étendue d'environ huit milles. Les pâtres de la Dalmatie y conduisent leurs troupeaux , moyennant une redevance qu ils payent aux Bosniaques mahométans. La Miliaska traverse eette contrée, dont le point extrême en suivant la direction que nous arons indiquée est Kouprès, où réside un ban ou commandant héréditaire.

La garnison se compose d'une vingtaine de pandours, et son artillerie de deux pièces de canon qu'on ne tire qu'à la eolenuité du bairarn.

Au milieu de ces vastes pâturages, on rencontra des cabanes construites au moyen de poutres superposées, et dee demeures ambulantes, couvertes d'éoorcee d'arbre. Elles sont traînées d'un endroit è un autre par des attelages de boeufs ; les familles auxquelles elles appartiennent suivent à pied et poussent aux roues dans les passages difficiles. Ces habitations sont pelles des Txingars ou Txygsns, race nomade que l'on désigne en Europe sous le nom de Bohémiens.

En sortant de fcouprès. on suit au milieu de magnifiques forets, plantées de sapins, de méleges et autres arbres k essence, un large chemin aboutissant a un poste de pandours qui fournissent des escortes eut voyageurs. Après deux heures de marche on découvre la riche vallée de Skopia , arrosée par le Verbatz et ses affluents. Après avoir remonté pendant deux heures le cours de cette belle rivière, on trouve un pont en maçonnerie, que l'on passe pour entrer à Skopia, ville de trois mille âmes dont la population est chrétienne pour les deux tiers.

Prussatz, ville jadis fortifiée, a été té* moin' des dernières luttes des Bosniaques contre les Turcs. Elle domine toute la vallée du Yerbatz.

Après trois heures de chemin, on entre dans le bas* in de la Lassora. Cette rivière, qui descend du mont Secca, charrie des paillettes d'or. Il eiiste dans cette contrés upe source dont les eaux ont, à ce qu'on prétend» la propriété de guérir les fièvres tferoe*.

Travnik est éloignée de deux heures de la Lassova. Comme toutes les villes turques, aUpfft, a* 4* surtout, d'un

I/UIUVERS.

îpect pittoresque et agréable. De grands de huit heures. Bosna-Sérai\ arbres qui s* élèvent au* dessus des toits

bleuâtres des maisons v des minarets dont les pinacles dorés s'élancent dans les airs } un château délabré armé de ouatre canons, et servant de prison d'Etat, des quartiers groupés par étages 1 des eaux coulant de toutes parts , telle est la scène qui frappe au premier abord. Mais dès qu'on pénètre dans les rues mal pavées et fangeuses, et qu'on examine de près les maisons de bois construites sans goût et sans symétrie, on se demande si c'est bien la ville qu'on vient d'admirer à distance.

Le palais du vizir (Saral), bâti au bord de la Lassova, est un vaste édifice en bois de la construction la plus grossière. La cour, où on laisse s'amonceler le fumier, est entourée d'écuries, au-dessus desquelles règne une galerie circulaire qui communique à des cellules où logent les gens du satrape. Le divan et les appartements de parade occupent une des façades de ce palais , qui ressemble assez à une grande auberge d'Allemagne.

lïolatz n'est, h proprement parler 1 qu'un faubourg déTravnik. Douze cents chrétiens du rite latin , artisans pour la plupart, habitent cette ville , dont la situation serait assez agréable si elle n'était entièrement dépourvue d'eau.

Un peu plus loin, on rencontre un village peuplé de chrétiens du rite grecqui, après s'être enrichis par le commerce ou le brigandage , reviennent cultiver leurs champs.

La Lassova, après avoir arrosé une plaine qui mèneàBosna-Seral, parc ou ri une vallée où s'élève le village de Grécia*Gora, habité par des chrétiens latins, Les Franciscains y ont une mission qui relève de la custodie de Sojnitza, résidence du vicaire apostolique de Bosnie,

En sortant de TravniK, après avoir contourné les sinuosités de la Lassova, On entre dans une plaine d'environ quatre lieues de diamètre. La rivière se détourne à Test au-dessous de Boussovatz. Arrivé à ce point, on rencontre après quelques heures de marche, Jovua et Menzil-ilané, où Ton prend des chevaux pour prendre la route de Constantinople.

De Jovtxa à Séraglio la distance est

Eug<

de Ja Bosnie, est éloignée des fre de Dalmatie de cinq journées d vane ; et un chemin de seize hei sépare de Travnik.

Luccari, dans son histoire de î rapporte que Cot roman bâtit, en sur le mont Ikatiua le château de Bosnarau pied duquel se forma S# ville baignée par la Migliaska et à L'orient par la Bosnie : on y tait de son temps dix mille feui ciet, qui la visita en 1658, dit renfermait cent une mosquées soixante-neuf fontaines, des bail vastes bazars. Son évêché latin :

titué vers la fin du seizième sied pape Clément Vlll. L'évêque et nomination de l'empereur comi de Hongrie, et la chambre des do de cette circonscription lui nullement cent ducats.

Séraglio , dont Le prince Ei cendia quelques faubourgs en est une des villes les plus consid de la Turquie d'Europe. C'est dence du mollah ou grand jugi province et de l'archevêque grec, la destruction des janissaires, aussi celle de l'aga, Autrefois ta y résidaient -, maïs un d'eux ay; décapiter un grand nombre de st cipaux officiers T les habitants ob que ces satrapes auraient leur \ Travnick , village situé à deux li< Séraglio, Lorsqu'un vizir vient j le gouvernement du sandgiak , i ordinairement par la capitale, où demeurer trois jours, C'est petit temps qu'il reçoit l'hommage des et qu'il donne aux différentes ai l'investiture par la pelisse,

La population de Séraglio est les gens du pays» d'environ quati mille âmes. Le caractère des ha est porte a la sédition , ce qui empêche pas de faire un cor actif, Les maisons des chefs tu:

encore le même aspect que 1 Pou 11 et visita cette ville au comment du quinzième siècle* Lee qui donnent sur la rue sont c nient dépourvus de fenêtres , ce i fait ressembler à des couvents < gieuses. Les maisons des parti sont construites en bois sur u

h fané* du foyer placé, «tome do pays, au milieu ion.

knité de la ville ? en Belote ce voyageur, eet élevée Uine, d'où descend un petit eqnel eet tellement conduit Huer cinquante mouline d'un s, qui sont si industrieuseil par étages, les uns au-desotres, que la même eau fait re. La nue sur laguelle elle st pas posée, sur le côté de telle l'es

L'est parmi nous, « bas, et mise à plat sur un re terre, ayant son étendue l'horizon et faisant la même me pirouette , tournant sur

nachine est emportée par la que la chute de ce ruisseau uns les canelures, qui vont iminuant de la circonférence re* Elle ne pourrait pas faire

a poids aussi pesant que celui îles; mais, n'ayant pas besoin p d'eau et étant fort commode, a l'attention des mécanises qui arrosent la plaine de nt la Gelouvitza , la Rouko- Negliaska. Les coteaux envi- Kmt couverts d'habitations s d'arbres , de jardins et de rittoresques.

route de Séraglio à Pratza, neuf heures, on rencontre i Pallée, chef-lieu d'une oone par des nomades dont les les bergeries sont dispersées :eaux ; plus loin le pavs est des catholiques. La Pratza lient de la Drina. Lorsqu'on sur le bord du premier de d'eau, si Ton se détourne lroite, on trouve un terrain i, couvert d'énormes pierres, unes en parallélépipèdes , les niâmes ou en pyramides. On ses monolithes couvrent d'ancultures (1).

é Fortis, qui a visité cette partie ie d'Europe, est du même avis :

a et la caverne de Rousko-Blato ,

Le village de Pratza est situé au fond d'un vallon boisé : il se compose d'un caravansérail et de quelques maisons bâties sur le bord d'une petite rivière qui se jette dans la Drina, dont le cours, vers le douzième siècle, servait encore de limite entre la Bosnie et la Servie.

De Pratza à Tschaïnitza , distante au sud-est d'environ huit lieues, on traverse le vallon de la Vouitza, dont on suit le cours jusqu'à la Saponitza près de Goradja, oourg situé au confluent de cette rivière avec la Drina, qu'on passe sur un pont de bois de quatrevingts toises : les arches reposent sur des piles en maçonnerie. La population de Tschaïnitza se compose de deux cents familles; elle fabrique des cou* vertures et des draps grossiers.

Tartligé est à huit lieues est-sud. est de Tschaïnitza : cette ville est peuplée de quatre cents familles turques ; au nordouest, elle domine sur un bassin baigné par une rivière qui tombe dans le Loin, au-dessous de Priépol. On y lit quelques inscriptions anciennes qui témoi- Sient de 1 occupation du pays par les omains.

Priépol est à douze heures de chemin de Tastligé. Pour y arriver, on coupe transversalement la chaîne de montagnes qui séparent la Drina du Lem.

Cette route, enveloppée de forêts, est sillonnée de torrents qui partagent leurs eaux entre deux rivières tributaires de la Save. A mi-chemin, on fait halte au kiosque de Strana, qui n'est plus qu'à six lieues de Priépol , ville située dans

« on avait préparé notre dîner dans un ancien « cimetière, voisin d'un édifice ruiné. Entre « les tombeaux se trouvaient de beaux arbres. « Les pierres sous lesquelles repose la cendre n des anciens guerriers sont remarquables « par leur nombre et par leur grandeur. On « voit plus de deux cents de ces pesantes « masses, chacune d'un seul bloc de mar- « bre, de sorte qu'on pourrait les regarder « comme des tombeaux de géants. Quelquesm uns de ces blocs ont huit pieds et demi « de longueur sur quatre de largeur et au- « tant de diamètre. Ces masses sont pour la t plupart des paraUélipipèdes assez bien ■ polit; aucunes ne portent d'inscriptions, t mais toutes sont ornées de guirlandes scul-

ptées i

livraison. ( Pnovificns Danubibuwis.)

guirlandes i St

L'UNIVERS

i>a pleine, la fête d'un saint, en ud mol, tout motif ou prétexte de réjouissances entraînera le paysan a des excès de table. Ils compensent cette prodigalité par la plus stricte parcimonie pour tout ce qui regarde les vêtements : ainsi, pour ménager un bonnet neuf, il s1 exposeront nu -tête à la pluie et à la neige , et ea passant un endroit fan*

Ï;euK ils ne manqueront pas d'Ole r eurs chaussures. Cette incurie des choses essentielles les entraîne souvent :i des sacrifices ruineux : ainsi , lors*

Îju'ils ne sont pas en mesure de salis aïre à un payement à échéance, ils ont l'habitude de faire un présent au créan* fier pour obtenir quelques jours de répit; et comme ils ont souvent recours à ce moyen, ils se trouvent quelquefois avoir acquitté une valeur double de la somme exigible .

L'idée de la vengeance se confond tellement chez lts îllyriensavec celle de La justice qu'on dit proverbialement :

Kot ié ne o&véie, on se né posoéti (qui ne se venge pas ne se sanctifie pas).

L'agriculture et Tart d'élever le bétail sont encore parmi eux dans L'enfance. Ils s'inquiètent aussi peu du choix des semences que d'améliorer les races de leurs troupeaux. Kn cas d'épizoolie , ils se contentent de recourir à des exorcismes.

Les Dal niâtes montagnards et les Bosniaques ont quelques notions sur l'art de la teinture , et leurs procédés

sont pas à dé&ùjtner, Ils fout infuser

bornes ; il n'est pas rare de voir m b

place de l'église ud religieux assis i terre pour écouter La confession du* femme agenouillée à ses cotés ; quai aux pénitences, elles vont jusqu'à li bastonnade inclusivement. De pourrai prêtres vendent eu toute sécurité fe leur conscience des zapîs , ou scapt ta ires sur lesquels on écrit Le ootn k quelque saint, pour préserver dr ouladies ou de maléfices non-seulemtf les hommes , mais les aoimauv Le Turcs euï-m^mes ont confiance tom ces .n mal et tes. surtout dans les médailte dites de sainte Hélène. Elles soottiki nuées par des Juifs de Liège, et débit» dans le Levant par leur coreiigionnaàï* du Gherïto de Venise*

QUELQUES OBSERVATIONS SUE II IM-rOUlTÉS HR LA SLAVIF. MH PfWlIfgi

Les antiquités de la Turquie d'Europe, comme le remarque Ami Borfi sont moins nombreuses qu'on 0* k suppose généralement. D'abord te grands monuments, comme lestempta les palais, les arcs de triomphe, te cirques et les théâtres* n'ont été éle«* par les Romains que dans les provift»

riches et populeuses comme YKs&v l'Afrique littorale» les Gaules et l'Efr pagne, Dans les pays à demi sauvu* et constamment rébelles , ils se cotuêotaient d'établir quelques routes strate de jeter des ponts pour arnâ*

xtioa romaine! Lee temples obérai païens ont été ruinés trimes, et r Église latine a de ces débris des chapelles onastères. Les Bulgares, les et en dernier lieu les Turcs * bouleversé ces ruines : l'ra* e la poudre a presque achevé stion du monde ancien ; tout tout a changé de destination :

qui avait orné le cénacle du . a servi tour à tour de cou* ipukral au guerrier dace, ur la célébration des mystères anisme et d'Aire dans la hutte

ant u est à espérer que le uvement qui s'opère aujour- )rient permettra de mieux étu- Donument8 déjà trouvés et de itoriquement les médailles qui itrenten grand nombre, surbyzantioes. Jusqu'à présent cbss des voyageurs ont été pénémes périlleuses. Les Turcs, toujours en méfiance devant es, supposant des vues hostiles jer oui dessinera les ruines ee; c'est surtout à leurs veux Sté que de fouiller les seuul-

ne comprennent pas aail- 1 prix on peut attacher à un

cela seul qu'il est contemune époque ancienne ou célèavant montrait à un Turc une trouvée tdans une crypte et iciter sa curiosité en lui affirle vase n'avait pas moins de clés : le musulman ramassa et se contenta de lui répondre :

re est probablement plus an- ►uand cette incurie et les préigieux auront fait place à des s en rapport avec l'esprit eu- Dvestigateur de notre époque , ira sans doute à des recherches es; et en fouillant les tumulus et là, dans ces provinces delongtemps négligées par la >n fera peut-être quelques déimportantes.

aie occupe tout l'espace que traverser les bordes asiatiques étreren Europe; c'est surtout 'il appartient de classer histot les monuments qui appar-

tiennent aux invasions postérieures à celles des Goths et des Huns. Son contact avec l'Orient , l'étude des langues mères et des divers dialectes de l'Asie , gui seule permet de pénétrer dans les institutions et les mœurs des descendants de ces peuples, lui rendront les investigations plus faciles qu'aux nations de l'Occident, sur lesquelles d'ailleurs elle a un grand avantage , celui d'être initiée aux idiomes slaves, qui forment comme un anneau entre l'Europe orientale et les peuples de l'époque barbare. Ces conquêtes sur le passé lui donneraient une influence plus réelle sur le monde civilisé que le système d'envahissement qu'elle suit depuis plus d'un siècle, et qu'il a suffi de l'alliance anglo-française pour déconcerter. L'Autriche, dont les projets sur les provinces de la Turquie d'Europe s'enveloppent sous des formes moins agressives, ne néglige rien de ce qui peut lui révéler la vie de l'Orient ; mais il y a dans la nature germanique je ne sais quoi de roide et d'entier qui repousse les rapports sympathiques des autres races ; les vertus même des allemands ont leur allure propre, qui empêche de les apprécier ce

Qu'elles valent ; en un mot , ils sont inabiles à s'assimiler leurs conquêtes, qui leur échapperont à la première occasion favorable. Mais du moins ils se préoccupent des chances que peut amener l'avenir. Les Anglais , avec un caractère moins flexible encore, ont un levier puissant entre leurs mains, c'est le sceptre du commerce; ils s'imposent parla nécessité , et compensent du moins la hauteur et les exigences de leurs rapports par l'introduction des avantages inséparables d'une civilisation avancée.

La France seule, plus sociable que les autres nations , néglige les moyens de connaître, dans l'idée qu'il lui suffit d'être connue. Avec un jugement sain, une grande délicatesse de tact et une facilité merveilleuse à suppléera tout et à se détacher de tout, comme si son rôle était d'essayer sans cesse pour faire profiter le monde de ses expériences , elle arrive brusquement sur le théâtre de la lutte, et apprend en peu de mois à ses dépens ce qui eût exigé des études longues et suivies. Rien fa mis plus en évidence les qualités et les défauts

L'UNIVERS

(Je l'esprit français que cette guerre d'Orient où Ton a déployé taot d'héroïsme et d'énergie , que cette campagne commencée avec des données si incomplètes, sans plan arrêté, sans qu'on eût pris même la peine d'utiliser des dévouements qui ne demandaient que

l'honneur d'épargner aux pays une par lie de ses sacrifices. Mais quelques erreurs ne sont rien devant l'importance du résultat ; et cette fois encan la France aura été, nous ne dirons pas assez riche , mais assez généreuse pov défrayer sa gloire.

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