HISTOIRE ET DESCRIPTIO
DE TOUS LES PEUPLES
DE LEURS RELIGIONS, MOEURS, COUTUMES, me. INTRODUCTION.
LES PAYS B0UMAINS.
Étendue et limites des pays Roumains. — % Ancienne Dacie. — Origiue du nom de Valaques. — Division de la Roumanie eu trois parties. — Roumanie turque. — Roumanie autrichienne : Transylvanie, Bukovine et Banat. — Roumanie russe : Bessarabie. — Population de la Roumanie,
Étendue de la Roumanie.
A l'extrémité orientale de V Europe ,
inoun), en souvenir de leurs aïet Trajan fit f «ùr «le Tltalie et des parties de l'empire pour NMft| Dacie, après la dispersion de mtt digène , et donnent à leur pays l de Terre romaine ( Tsara roman Les lettrés le nomment Roumam La dénomination de Valaques i pruntée aux idiomes slaves, qui, procédé d'assimilation assez oo chez ces peuples, traduisirent le m main (pùHJLsffjç, fort, robuste , p.
ou Vloky, signifiant la même dicw
INTRODUCTION
■ de Vlaquas ou Valaques, restriction a la fraction la MMe des habitants de la I).
y la Roumanie est une par ingue,la reIigion,les mœurs, a, elle est divisée politiqueis parties, la Roumanie lurumanie autrichienne, et la usse.
oumaAie turque.
soie turque est formée des autés de Valaehie et de Molde celles-ci que nous écriirtûsulièrement l'histoire.
tante autrichienne.
mie autrichienne est formée lvaoie, de la Bukovine , du imesrar^ et des pays adja-
mie. — La chaîne des Carm avoir séparé la Hongrie le* en suivant une direction et au sud-est, descend en vers le midi, perpendicolai* taube; puis tourne subite- 'ouest, parallèlement à ce i'à ce quelle rejoigne le terrois. Le pays compris entre Carpathes" forme la Tran-
trefois la Dacie méditerramoyen âge, les Magyars ; SUvana regio le pays situé Hongrie, la contrée qui se delà reçut le nom de Ultra Vfans Sylvana. En hongrois Grdeiy ( Ardalie ) , de erdo ,
îunord et à l'ouest, du côté ie, elle a pour voisines, au rpatbes, a l'orient la Molliai la Valaehie.
Icie est évaluée à 1,108 mil-
i, dé A*0a Dalmutim , lib. VI, Ion une autre explication, Flaccolonies que Trajan envoya en i au pays ton nom, auquel le ir une légère altération* Voyet l'édairci&ftement de cette quea* ie 1* page sa. ïaode, l* TrmmsyUenie et ses
les carrée géographiques; se population, à 3,079,797 habitants (1).
Cette population appartient à diverses races entièrement distinctes, et dont les principales sont : les, Hongrois, les Sueo» klers ou Sicules, et les Saxons. Chacune de ces trois nations a son territoire, que la loi lui assigne, la première à 1 ouest et au centre, la deuxième à Test, la troisième au sud et au nord; chacune a son administration , ses droits, ses privilèges distincts; chacune figure pour son propre compte à la diète qui représente ce que l'on appelle la Trinité transylvaine, instituée solennellement en 1645, à la diète de Torda.
Les Hongrois sont les premiers ; ils ont conquis le sol au dixième siècle.
Après eux viennent les Sicules, fraction du peuple magyare, qui l'occupaient bien avant eux. Enfin arrivent les Saxons, admis au douzième siècle en qualité de colons. Les armes de la principauté, jadis puissant royaume , se composent d'un aigle pour les Hongrois, d'un croissant et d'un soleil pour les Sicules, et de sept tours pour les Saxons (2).
Au-dessous des trois nations sont les Valaques, anciens maîtres du sol et les
Slus nombreux habitants, qui ne possèent pas de territoire en propre, et qui, dispersés sur toute la surface du pays, gardent profondément empreint le sentiment de leur nationalité.
Leur nombre est diversement estimé.
Un publicité roumain, dans une brochure publiée récemment (3), le porte à 1 ,480,000, chiffre évidemment exagéré ; M. Vaillant (4), à 970,000*, de Gerando. I 970,000. Le gouvernement autrichien n'ayant pas encore publié de dénombrement exact par nationalités, ce qu'il y a Jusqu'à présent de plus précis , ce sont es tableaux statistiques dressés par religions pour les divers États de la monarchie. Or, ces tableaux comptent pour la Transylvanie 726,700 habitants du Ht grec non uni. Voilà donc déjà un chiffre acquis à la nationalité roumaine,
Si) Almanach de Gotha pour] 1 854.
?«} De Gérattdo, toc* aftrto.
(3) G. Cbainèi ( Jon OhiNt), Dernière ocetamlhn dés ptiMcipmmtés ehtmèfcnHe* par
ter '
(A) Vaillant, fc
LTJMVERS.
les Valaques étant les seuil habitants de la Transylvanie qui professent la religion grecque. Si I on ajoute 70 à 80,000 Roumains catholiques, Ton obtient le chiffre de 800,000 individus, qui me parait le plus approcher de la vérité.
Bukovine.— La Bukovine, comprise entre la Gallicie et la Podolie au nord, la Moldavie à Test et au sud, la Transylvanie à l'ouest, offre une population de 880,000 habitants, presque exclusivement roumains, sur un territoire de 180 milles carrés géographiques.
La Bukovine faisait anciennement partie du territoire moldave, dont elle fut démembrée peu de temps après la paix de Raïnardji (1774). Voici comment Schœl, dans son Histoire abrégée des traités, rend compte de cette spoliation : « Peu de temps après la signature de la paix de Raïnardji, l'Autriche profita de l'épuisement où se trouvait l'empire ottoman, de ses liaisons avec la Russie, pour faire une acquisition importante aux dépens de la Porte. Les Russes étaient maîtres de la Moldavie. Un district de cette province, qu'on appelle la Bukovine ou la forêt Houae, et qui est située entre la Gallicie et la Transylvanie , avait anciennement fait partie de cette principauté. Etienne V, prince, de Moldavie, l'avait réunie à ses États. L'impératrice-reine ayant réclamé la Bukovine comme dépendance de la Hongrie, les Russes, qui venaient de conclure la paix avec les Turcs, mais qui n'avaient
lueut pour le moins à 1 ,500,00!
Roumanie mate.
La Roumanie russe est fors*
(province de Bessarabie, qui (ak émeut partie de la Moldavie, c trahison de Détnétrius Moros aux Russes en 1812 (1).
La Bessarabie est bornée an i le Danube, au nord et à l'en Dniester et la. mer Noire, à l'a la Bukovine et le Pruth, qui L de la Moldavie. « Elle forme ai M. Hommaire de Hell, entre c et le Dniester, une lisière de 600 kilomètres de développen dont la largeur moyenne ne déj 80 kilomètres. Cette lisière, qui peu à peu en se rapprochant di maritime, se partage en deux totalement distinctes, autant pa ture de leur population que constitution topographique. L méridionale, à laquelle les Tal donné le nom de Boudjiak, se • du pays plat, qui s'étend au bc mer, entre les embouchures du et le cours inférieur du Dniesti région, qui présente déjà tous 1 tères des steppes de la Russie, e sède que quelques maigres r sans importance, est principale!
vorable à l'élève du bétail ; Vagi proprement dite y est peu pro a part dans quelques localités des cours d'eau, où se sont et*
urraoDUCiiON.
I pas moinore de 799,000 habiépartis entre 8 villes, 16 JboorgB, liages et hameaux, rovince est partagée en 9 dis- »t les ehcfo-lieui sont, en partant ,1810111, Akerman,K.haboul3eo- Bhiotv, Belu, Orgiev, Soroka et . I* capitale est Kichinev, sur kf petit affluent du Dniester, m population de près de 45,000 «nui lesquelles on compte de pOOOjuift.
commerce peut être évalué en ieàA9^000rooblês(a89000v000 mtiin ooxsème seulement à l'im- • (t).
p*kH<m de la Roumanie.
fisumant les données précédentes, Mvons que la population roudaas les limites de l'ancienne atteint un chiffre de plus de M» d'habitants, répartis de la
me-VHadrte.
inivlfuie* . • •
sooviim.
mat et ptyi ad-