Sd
chiffre ne comprend que les Roumaius tapantes. Mais il existe encore sur le • ottoman proprement dit, en Bulaaa la Dobrodja, en Macédoine, des
roumaines très-compactes, qui ne pat être évaluées à moins d'un demi-
d*iadmdus.
LA. MOLDO-YALÂCHIB.
CéosraplUe et autiatlejac.
Position, limites, étendue. — Moutagnes, rivières. — Climat , productions. — Revenu agricole, exportations, importations. — Population. — Races : Roumains , Grecs, Arméniens, Juifs, Tsiganes ou Bohémiens. — Partage de la population |»ar classes. — Privilégiés et contribuables. — Boyarie.
— Sou origine. — Rangs. — Assimilation des rangs de la boyarie aux grades militaires. — Classe intermédiaire. — Négociants et artisans patentés. — Paysans cultivateurs. — Mosneni, ou paysans propriétaires. — Paysans corvéables. — Rapports du propriétaire et du paysan.
La Valachie et la Moldavie s'étendent entre 48%0 et 43°38' lat. N. et 20°20' — 37*10' long. E. Séparées Tune de l'autre par le Milkov et le bas Sereth, elles sont limitées au nord par la Transylvanie et la Bukovine, à Test par le Pruth, au sud et à l'ouest Dar le Danube.
La superficie totale, en y comprenant les îles du Danube, au nombre de quatre-vingt-huit, est évaluée à 5,727 lieues carrées, dont 3,820 lieues pour la Valachie, et 1,007 pour la Moldavie (I).
La Valachie ( en turc, Iflak) se divise en deux parties , séparées par le cours de TOlto : la grande Valachie à Test , et la petite Valachie à l'ouest. On y distingue aussi, de même qu'en Moldavie, le haut pays (Tsara de Souss)tt le bas pays ( Tsara de Srhoss ),
Le territoire de la Moldavie (en turc, Boydan) s* étend, sous une forme longitudinale, de l'està l'ouest ; sa plus grande longueur, est d'environ 70 Heu es, et sa plus grande largeur de 35. Les deux frontières de Russie et d'Autriche occupent, chacune d'un côté opposé, la presque totalité de sa circonférence, en laissante la frontière va laque un développement de près de 30 lieues. La frontière du Danube, du côté de la Turquie, n'a qu'une étendue de 4 lieues (2).
(i) G. QmaoitlococUato. N. SooUo, No iwu êtalistkfmêt smr la Moldavie.
(*) SosiUo, ioco citmta.
non m^M
et m immDepnfti
m para»*
Uft*pfe*fa
KtiMà. ?jîMii, H ta t « **>. et
au or mies de toute* J»
frequeoiees en Malawi
** Sianià, dans if distnd*
« «t àtnninga , non i0(n de ^ fit[l $
, production*»
** *Mt 1* U Moldo- Valadi» tM
- Ml,,™« l«s plits apposés : en hitfc
c«t k fmà de Moscou ; fetf , ted*
l*«rs de U Grèce. A proprement paria,
^'^[y001^ 'l,e ces deux «*«•> £* *«èdeoi brusquement I une a 1*1»
lit. L hiver dure eoviroQ c^q m0^ér awmbre à la fiu d'avril ; pendant M quatre premiers « la neige couvre m sUnmeoi la terre, et Ion ne peut ïoraw fias traîneau*
Peu de contrées (Tailleurs, en Euro* sont aussi fetorisées de la uature. Ata Wtas et fertiles plaines , auiquetla ta
iirmoDUCTioN.
dent qu'une exploitation intellipour rivaliser avec les Tins de . Point de terrains stériles, point las. Un grand nombre de riviè- )ito, l'Argis, la Jalomnitza , la sa, roulent des paillettes d'or ari aux flancs des montagnes. Ces montagnes renferment dans leur iminesinexnloitéesde mercure, de cuivre, de bitume, de soufre, de a de terre, etc. La cire, le miel, s, lé beurre, le laitage, les cuirs, ix, le lin, la graine jaune, la laine, , le gros et le menu bétail, la *f le gibier, s'ajoutent à la rinaturelle de ces contrées. Là les céréales abondent ; point de i artificiels pour stimuler la proi ; les engrais , les amendements ttonut. Le froment y donne seize ne vingt-cinq fois la semence; le trente; le millet, trois cents (1).
trave des forêts entières d'arbres i, tels que poiriers , abricotiers, s. La plus grande partie des monretsemble, pour la variété et la rites productions, aux plus beaux jardins (2).
: agricole, exportations, importations.
ompte dans les Principautés en- ,700,000 hectares cultivés, dont ludion annuelle est évaluée à >,000 piastres, ou 88,000 francs :
lonne une moyenne de 24 francs tare.En Angleterre,cette moyenne 41, c'est-à-dire qu'un hectare de ins les Principautés rapporte eni vingtième de ce qu'il rapporte en irre.
us grande partie de la production céréales. Cette production a été ainsi pour les dernières années :
lent 4,500,000 hectol.
B, orge, etc. 1,700,000 10,000 hectolitres de pommes de Jette dernière culture est eqeore foente eu Moldavie , et presque reen Valachie(3).
icfael Anagnoiti, la Valachie et la
alto-Brun, Géograptùe générai*'.
îainoi, ioeo eitato.
Sur cette quantité, les Principautés ex-
Sortent annuellement près de 4,000,000 ectolitresde céréales, représeutant nue valeur approximative de 30,000,000 fr.
Les autres branches de l'exportation peuvent être classées et évaluées de la manière suivante :
Bêtes à corne et chevaux 16,000,000 fr.
Sel 9,800,000
Bois de construction, laines, peaux, suifs, cire, lin, vin, etc. . 11,000,000; soit, en total, 68,800,000 fr. (1).
Le total de l'importation dépasse 50,000,000 francs, dont un tiers pour la Moldavie, et deux tiers pour la Valachie.
Les principaux articles d'importation sont les produits manufacturiers de Leipsick , qui arrivent dans les Principautés par la Bukovine, la Transylvanie et le Danube ; les marchandises de Vienne, consistant en draps,chaussures,ganta, voitures, instruments de musique, verrerie de Bohême, glaces, vaisselle, faïence, etc. ; celles de Cronstadt (Transylvanie), consistant en objets d'un usage vulgaire, tels que grosse toile, couvertures, peaux tannées, papier, quincaillerie, ustensiles de ménage, poudre, plomb, etc.; les marchandises du Levant, consistant en produits coloniaux et épiceries, huiles, olives, caviar, salaisons, tabac, coton en fil, manufactures anglaises et françaises, fer et acier anglais, vins étrangers, etc. ; les marchandises de la Russie, consistant en farine, poisson salé, ustensiles en cuivre, fourrures, etc. . les marchandises de France, telles que soieries , draps, parfumerie, gants, livres, et articles de modes (2).
filles -principales.
Les Principautés comptent peu de villes importantes. Les seules que nous trouvions à mentionner sont :
Bucarest (Bucuresci), capitale de la Valachie, et résidence des princes depuis 1600, située au milieu d une plaine dont une partie descend par une penfr douce jusqu'au bord de la Dimbovitza,
(i) Ce chiffre représente )• moyenne des dix années 1837-47, d'tprès les documents
officiels.
Chainoi, loco eitato.
L'UNIVERS
rjui traverse la ville (l), offre Je loin l'as-
fiect d'un immense village de quatre ieues de tour, et percé de cinq grandes rues qui en forment les artères principales. L'espace compris entre ces rues, semé de maisons et de jardins, conserve le nom turc de mahaiiè (faubourg), et forme quatre-vingt-six paroisses portant chacune le nom d'une église. Suivant la statistique dressée par M. Vaillant, Bucarest renferme une population de plus de 100,000 habitants, y compris 5,000 H rangers et près de 9,000 Tsiganes. On y compte 10,000 maisons, 20 monastères , 130 églises grecques» I église ea* ihoiique, 2 églises protestantes, 5 synagogues, 10 khans ou hôtelleries, 1 collège et 80 écoles. La ville d'ailleurs est peu riche eu monuments. Les seuls qui méritent d*étre cités sont ; la métropole, l'hospice Brancovano, l'hôpital de Coltsa, et sa tour eu ruines construite en 1715 par les soldats de Char* les XII, et le couvent de Saint-Georges. Giurgevo, sur le Danube, vis-à-vis de la forteresse turque de Routscbouk , à 70 klloriK sud de Bucarest, doit son nom à un fort bâti anciennement par des navigateurs, sous Pin vocation de MM Georges, sanfo Giorgio, dont les Turcs ont fait Giurgio» puis Giurgevo.
Ses fortifications furent rasées en 1H29, aux termes du traité d'Audriuople, et son territoire restitué par la Porte à la Valachie. C'est actuellement un des points les plus fréquentés des principautés , en raison du mouvement des bateaux à vapeur de la mer Noire et du Danube.
Braiia , autre port sur le Danube , a environ 72 milles de Bucarest, GO de la mer Noire» et à 4 lieues de Galatz (Moldavie), n'était également, il y a une trentaine d'années, qu'une forteresse turque autour de laquelle se groupaient à peine quelques centaines d'habitants. C'est aujourd'hui une ville de 1 1 à 12,000 âmes. La mrteresse, cédée à la Valacbie, après Je traité d'Andrinople, a été démolie, suivant une des clauses du traite % et te gouvernement en a fait don à la ville, qui
(i) Uo proverbe dit : Dtmhùrittat aptt doioi, quitte a âêo, no*ç mai Wncf, « Dimbovitia, eau douce ! qui la bail, ne l'en va plus. - Le nom même de nucurt-sri, dérivé de hucurie, signifie « joie, plaisir, >■
a bâti, à l'aide des pierres provei démolitions , de vastes magasin quai, destinés à recevoir Jesceré effet, Ibralla, déclaré en 1 8S6 poi est devenu le point central de fi tion et de l'exportation de tout»
lachie par la voie maritime.
On peut encore mentionner, si ritoire valaque, Tergovist f TUi ( 1 n,000 hab. ) sur la Jalomitza, a capitale de la principauté, rema par son château, qui servit de w à Mïrcea et à Michel le Brave ; * capitale de la petite Valachie ( 1 Ploïesti, chef -lieu du district de (10,000 hab.)
La Moldavie ne renferme qi villes importantes : Jassî et Ga!
Jassi (l'ancien municipium rum) capitale de la principauté 1529, bâti sur la pente d'un a sez élevé » au pied duquel coul eh lui, un des affluents du Prutf tre lieues de la frontière rm ternie une population de 50 habitants , sur lesquels on ne pas moins de 14,000 juifs, Le monuments dignes d'attention q sede Jassi sont la tour de Basile U la nouvelle cathédrale, l'ancien nouvellement restauré, l'église d Trois* Saints, et le monastère de 1 ( Formosa)-
Galatz {Gahtzi), port franc le Danube, près de l'embouch Pruth, et a 16 lieues environ d' fait, de mè'me qiff braïla , une < rence redoutable à Odessa pour I tation des blés et le commerce ei rai (2). La ville est divisée eu dei ties : l'ancienne ville, d'un aspect:
et repoussant, construite entiè en bois, et pavée de poutres plac travers de la chaussée, comme p toutes les villes russes et mol a ques; et la ville moderne, batte ropéenne sur la colline qui don Danube, et permet de découvrir mère chaîne des Balkans.
La France, l'Angleterre, l'Au la Russie» la Grèce, la Sardaîgne-
(i)Galalz n M dédire port frai
office princier en dulc dii ïtt (a) Voy„ pi in bêfj les détail* commerce de Gablz et dTbiaïla,
IHTE0DUCT105.
.Ces
des consuls oa des à Jassi, à GalaU et i poissanees ont un i consul général à Bucarest; la t la Belgique également.
Population
anciens Daees et des nombreux colons romains que Trajan importa dans cette contrée» après l'avoir conquise, forme environ les neuf dixièmes Je la population totale. Grands, robustes, beaux de visage, intelligents, les Roumains avec
roPmMUlWH* leur costume, que Ton dirait emprunté
822, la population des deux aux bas-reliefs de la colonne Trajane,
■tés réunies s'élevait à 8,299,862 rappellent, à la rudesse près de la pby-
mnr : sionomie. les fiers 'guerriers dont ils des-
. . 2,032,862 foidavie . . . 1,267,000 88, le gouvernement valaque orn nouveau recensement qui ac- L000 familles; soit, a 5 individus Ée, un total de 2,065,000 habi- . Mais le recensement ne tenait |ue des classes contribuables, et Naaplétement en dehors tontes m non soumises a l'impôt, tels lovards, les ordres religieux, les ies particuliers, les domestil, dont le nombre ne doit pasétre moins de 170,000 ; en sorte que i réel de la population atteignait s époque 2,225,000 individus, lue année, la statistique molesait, d'après Colson, 1,419,000 qui donne, pour les deux prinlénnes, 8,754,000 âmes.
nême population est estimée aui,en nombres ronds,par suite des iments successifs depuis 1839, ons d'individus, dont 2,500,000 ITalachie (2) et 1,600,000 pour vie (8).
Races.
mlation des Principautés se paris le rapport ethnographique , grandes classes , la race roui indigène, et les races indigé-
i, sortie du mélange des
suivi la moyenne adoptée par tous sent, et par les agents mêmes de ration chargés du recensement :
: il résulterait, de recherches dites leurs localités, que cette moyenne peu trop élevée, et ne devrait pas Ke à plus de 4,75.
Assakt, Aimanaeh valaque pour
fe,io5, d'après h statistique dressée Mit».
rappellent, à la rudesse près de la physionomie, les fiers 'guerriers dont ils dessoudent. Cette mâle expression est remplacée chez eux par un air de tristesse et de résignation, résultat des longues souffrances qu'ils ont dû supporter. En effet, dit un historien contemporain, « il est peu de contrées, peu de populations qui aient été plus maltraitées, plus foulées, plus torturées; leur histoire n'est qu'un long martyre ; et, quand on Ut ce monstrueux récit de dévastations et de massacres, on s'étonne qu'il y ait encore là des habitants et quelques coins de terre cultivés (1). »
Les autres races , qui se sont adjointes peu à peu à la nation indigène, sont très-nombreuses. Je ne mentionnerai ici que les principales , celles qui ont retenu le plus de leur physionomie native ; ce sont :
Les Grecs. Ce n'est guère que dans le courant du quinzième siècle que les Grecs commencèrent à s'introduire dans les Principautés pour y faire le commerce. Plus tard, la nomination des Phanariotes à la dignité d'hospodars en attira un grand nombre de Constantinople et des autres parties de la Turquie qui se fixèrent dans le pays et s'allièrent au familles indigènes, avec lesquelles ils ne tardèrent pas à se confondre.
Les Bulgares. Dès le septième siècle, et avant même leur conversion au christianisme, les Bulgares , établis sur les bords du Danube , envoyèrent des colonies dans la Dacie. A des époques plus récentes, les guerres entre la Porte et la Russie, notamment celles qui furent terminées par les traités de Jassi (1791) et d'Andrinople (1829), déterminèrent l'émigration d'un grand nombre de familles , qui vinrent s'établir sur le territoire valaque ou moldave, tandis que, au rebours, de nombreuses colonies de Moldo-Valaque8,cbassés de leur pays par
(i) Lavallée, Bhtpir* d§ t Empire ottommm.
L'UNIVERS
le fléau des guerres et l'oppression de leurs princes, allaient chercher un refuge sur le sol ottoman. Les Bulgares des Principautés, comme ceux de la rive droite du Danube , sont agriculteurs et pasteurs.
Les Arméniens* Au onzième siècle, les invasions des Persans forcèrent un grand nombre d'Arméniens à se réfugier en Pologne et en Moldavie. De nouvelles émigrations plus considérables eurent lieu en 1342, 1418 et 1006. Le commerce du Levant en attira d'autres de Constantinople. Ces derniers, établis en général dans la basse Valaehie et la basse Moldavie, ne parlent entre eux que le turc, tandis que leurs coreligionnaires fixés dans le haut pays, ont conservé l'idiome national : circonstance qui dénote assez leur double origine (1).
Us Juifs. Les Juifs des Principautés sont Espagnols Ou Polonais. Les premiers viennent de Turquie où ils émigrèrent de l'Espagne et du Portugal au quinzième siècle, par suite des persécutions de Ferdinand et d'Isabelle la Catholique. Ils se prêtent facilement a la civilisation européenne, et se tiennent plus particulièrement en Valaehie. Les seconds, dont la Moldavie fourmille, et qui composent le tiers de la population de Jassi, sont venus de la Russie et de la Pologne autrichienne, fuyant, d'une part, le recrutement, de l'autre, les troubles de la Gnllicie. Leur physionomie a quelque chose de ta tare ; et
Les Tsiganes ou Bokémim Tsiganes sont, d'après i opinioi accréditée (1), une née bindoe rait émigré en Turquie à la suit mées deTimour (Taroerlan)aprè de Delhi en 1399, et se serait i de là dans le reste de l'Europe hordes nomades sont connues i férents noms (3). Dans leur pm gue qui est un dialecte indien, t sanskrit, ils s'appellent Romm ou /tottnt4,c'est-a-direÀojRfiMff dénomination très-j uste , car ils néralement nomades, exerçant tiers de maréchal, de chaudron musiciens, jongleurs, diseurs 4 aventure, etc. '
On rapporte communément!
1417, sous le règne d'Alexandn la première apparition des Tsigai les principautés danubiennes, taillard, d après deux chartes ë tes récemment dans les archiva nastère de Tismana, dans li Valaehie , la fixe à une époque peu antérieure, qu'il ne précise t
Kas. Suivant cet auteur, non-se * Bohémiens existaient déjà c chie au milieu du quatorzième mais ils y étaient déjà, comme d'hui, à l'état d'esclaves (3). Pou est de l'origine de cet asservis sans exemple dans les autres cou l'Europe, on l'ignore complètes I^es Tsiganes, dans les Princ se disti nouaient autrefois en 1
uiradDoenoN.
it
1 cultivateurs,
jlles a rirapôt.
Mt sou* le rapport de leurs h H de leur gàut de vie, lee sedrtlaeot en trois classes :
asAot» nomades, formant des m M exerçant divers métiers, de eoillers et d'ustensiles de NMri,de Ungourm, cuiller), •a d'cmn {oursari) , naqui* t etc.; * les Vmlrm* », (de m#w, foyer), rs a* domestiques; les NotoiH,
tfs, vivant de rai
de rapines, ou se dans les bâtisses
ser-
in iihripaufés réunis» ren.
nrim aso,OOOTsiganos, dont wm la Valeehie, et 100,000 ' * rie (1). Le rapport des eesiaves peut s'évaluer, s, aui deux on»
b 9m population par classe**
snsent organique de 1SS1 dipulation des principautés en g~tj^, !.**■«*
liera est composés de tous les mmpte d'imposition, quel que angou leur position dans I Éje ooyards, employés de tous êtres, moines, religieux, sol astiques, Tsiganes des monase particuliers, etc. Leur nomi masse, ne doit pasétreévalué s 680,000 pour les deux prin-
e des contribuables comprend :
négociants et artisans , désila gualifieation de patentée ; visai en trois catégories, sui- Mlue de leur trafic ou la nair industrie, et supportent une die de 60 à 240 piastres ( 20 à
f. Soatxo compte , en Moldavie, liHet feulement de Bohémiens , fendîtes à l'État, 3,535 aux mo- 4,5ooaax particuliers Mais ce NasemMahlement trop faible. — ibiSra tolal dt la population isimtienne en Europe, il est évalué ÂUnt è 767*000 individus. Voy.
« du ao, juillet i854*
ao francs), lia sont environ 1*0,000.
dont 60,000 pour la Moldavie.
1» Les paysans cultivateurs, évaluée à 640,000 familles ou 3,200,000 individus, pour les deux principautés (1).
Ea récapitulant nous avons :
Valachte. Moldavie.
Total.
Privilégiés.
l Hégorianta et
' artisans. .
\ Paysans culs j uvateun. . s,ooo,ooo i,soo,000 s,eoo,ooo
Ainsi, plus d'un sixième de la population, dans la Moldo - Valachie , est exempt d'impôts. Les classes laborieuses déshéritées, celles qui n'ont aucun droit dans l'État, en supportent seules les charges.
Les quelques éclaircissements où noua alloos entrer feront ressortir encore mieux cette inégalité.
Ce qu'on appelle la tjoyarie , ou nos blesse, ne fut réellement instituée danles Principautés que vers la fin du quinzième sièile. « Jusque-là, dit M. Vaillant, tout homme d'armes portait le titre de boïer, que portaient anciennes ment les colons romains au huitième et au neuvième siècles, alors qu'ils conduisaient encore à la guerre des chararmés de faux et attelés de bœufs. Tout maître de char armé en guerre s'appelait boïer {bovin hervs), comme tout maître de cheval équipé s'appelait cavalier (cavali herus) (2). » Ce titre, tant que la guerre durait, entraînait l'exemption de toute contribution ou charge personnelle.
Les grades auxquels on parvenaitdans la hiérarchie militaire étaient personnels. Le fils ne pouvait hériter du titre paternel ; et, comme tout Romain alors était soldat, tous les citoyens servant l'État, le juge comme l'employé civil, recevaient un titre militaire.
Radu ou Rodolphe IV, prince de Valachie, à la lin du quatorzième siècle conçut le premier l'idée de fabriquer une noblesse, sur le modèle de la noblesse
(1) Question économique des Principautés danubiênnct ( par H. Balceaa» ) ; Paria, i85o. (a) Vaillant, la Hmmmmê.
L'UNIVERS
byzantine, en convertissant en titres lei offices de cour. Ces titres, su nombre de dix-neuf, donnèrent lieu à trois classes de boyards.
La première classe comprenait :
!• Le grand ban de Craiova, gouverneur de cinq districts ;
2° Le grand vornik, ministre de l'intérieur;
3* Le grand logothètc, ministre de la justice;
4° Le grand spcUhar, chef des armées ;
5° Le grand vestiar, ministre des finances ;
6° Le grand postelnik , ministre des affaires étrangères.
Les boyards de la seconde classe étaient, comme les premiers, au nombre de six ; ils portaient un bâton en argent, mais point de barbe, ce privilège appartenant exclusivement aux grands boyards. Les voîvodes les appelaient Mis fidèles boyards. Ils avaient place dans le conseil des six grands boyards, mais pas de voix délibérative, si ce n'est lorsque le voïvode demandait leur avis(l).
Os six boyards de seconde classe étaient :
1° I-e grand aga, préfet de police et capitaine des chasseurs ;
2° Le grand cluciar, fournisseur général de "armée ;
3° Le grand paharnik (échanson), qui versait à boire les jours de cérémonie ;
4° Le grand ifainik, intendant de la
5* Le grand portier, sait raonies;
6* Le grand satrar, Lot) tentes de l'année;
7° Le grand cluciar et M teur des magasins de l'armée
Ces charges étaient en ni militaires et civiles; cfaaqa gnitaire avait sous lui de»
lieutenants. Le grand ces exemple, avait à son servies et un troisième commis et ai sous-commis. 11 en était de autres grands employés.
En temps de guerre, t
lussière de petits boyard es armes, et avait chanes aux premières dignités; temps de paix , elle se mett vice des grands boyards fond et jouissait des mêmes prii leur étaient accordés. — Les n'étaient données que pour o mais tous les dignitaires, gn tits, au sortir de charge ce leurs titres, ce qui multipliait des boyards.
Cette institution fut engrai l'œuvre du patriarche Niphoi de Constantinople dans les tés sous le règne de Rodol introduisit les mœurs et I grecs (l).
L'arrivée des Phanariotei Principautés faussa encore le principe déjà altère, eteag
INTRODUCTION
lt
• phtnariote de Valante, ■ «m loi aux termes de ladigénat s'acquérait par le «e «w indigène, les Prinmnt livrées en proie a une estnriers grées, la plupart
de Constantinople et de la |nl envahirait le pays à la risées, et devinrent, grâce s .qu'ils obtinrent, la source oefatie nouvelle, avilie, corkjto an gain, étrangère au le pillait sans vergogne, et brift do nom de ciocoî ( narve- .Tnlnitio» de cette noblesse fnnlsée plus tard a la russe, ■longer dans la misère et nies quelques restes de la narte roumaine. Aussi voit-on fies vrais nobles des Prinsnx qui sont encore désignés i dans les registres de l'état seuls dans le pays qui aient héréditaires, porter des sannduire la charrue. Il ne leur le leur ancienne illustration Iles chartes poudreuses que ne sauraient déchiffrer, et nobles d'origine ( neamuri), ice dans la classe des nonles : seule distinction légale re eux et les autres cultivadieu desquels ils se font remars par un reste de fierté native or leur physionomie (2).
rie, telle qu'elle a été étarèglement organique, d'après itions de Pierre le Grand conmblesse russe, consiste moins ss qu'en des rangs assimilés
* militaires. Les rangs sont irles hospodars. Quiconque
emploi dans l'Etat a un ir conséquent est boyard. La
forme donc point une caste se renouvelle sans cesse à sa
abchie, sur trente familles de rds, il n'y en a que dix-neuf nt au delà ds vingt ans. En est à peine si on pourrait trouver sur dix qui date de plus haut tourdta en iSaS. (G. Chainoi,
base. Le soldat en devenant officier, le scribe qui a passé quelques années au service de l'État, deviennent nobles eux et leur progéniture jusqu'à la deuxième
On compte en Valachie 8,300 familles de boyards et 9,800 en Moldavie (9) présentant un total de S0,000 individus.
Ces boyards se divisent en deux catégories, les grands et les petits boyards.
Les grands boyards, au nombre de 70 pour la Valachie et de 800 pour la Moldavie, composent une oligarchie qui concentre entre ses mains tout le pouvoir de l'État. Cette distinction a été introduite par le règlement organique; jusqu'à cette époque il n'existait aucune différence de boyard à boyard, quant à l'exercice des droits politiques.
Le même règlement fixe de la manière suivante Te rapport des rangs de la boyarie aux grades militaires :