acte da soumission empreint du et de la r
L'UNIVERS
Les hostilités éclatèrent à la fois sur tous les points.
MISÀBBS DBS MOLDO-VALAQUES.
— Nous n'avons pas à retracer les détails de cette campagne, où les Turcs opposèrent à leurs adversaires une résistance inattendue et dont nous avons consigné ailleurs un éclatant témoignage (1). A l'exception d'un petit corps de pandours qui se joignirent au général Geismar, dans la petite Valachie, les Moldo-Valaques ne prirent point de part directe à la lutte. Mais tous les maux de la guerre fondirent à la fois sur leur malheureux pays. Les maux qu'il eut à subir dépassent tout ce qu'on peut imaginer. Jamais, dit M. Saint-Marc Girardin. il n'y a eu une plus épouvantable destruction de créatures vivantes ; jamais le désordre et la négligence n'ont entassé tant de fléaux. Dès le début de la campagne, la commission établie pour subvenir aux besoins de l'armée russe commença par ordonner la fourniture de 250,000 mesures de blé, 400,000 quintaux de foin, 50,000 barils d'eau-de-vie et 30,000 bœufs, moyennant des bons remboursables après la guerre et d'après un tarif fixé par la commission elle-même. Tous ces approvisionnements étaient épuisés dès le milieu de la campagne. — « Combien vous reste- 1- il des trente-six mille bœufs que vous venez de tirer des principautés , demandait vers cette époque If iiiMiidHJnr Michel ;iu 4*ônt*ral i|in avait
ciens magasins étaient vend»
profit particulier ; une admin occupée exclusivement du soin lever les approvisionnements i rigueur qui n'admettait aucun mation, sourde à toutes les contre les autorités subalterna blés de mille abus et , au reboa jours prête à sévir contre les ha accuses de mauvaise volonté a Russie, quand le trésor publie sédait au plus que sept milli piastres de revenu, y compris maines de la couronne , et avec gation de défrayer une commis santé, qui coûtait seule cent mil très par mois, des hôpitaux nri renfermant' plus de dix mille n et la solde des officiers russes cat chez les autorités locales. Le | tous les articles de première m monta bientôt jusqu'au décup misère devint pire encore après comte Pahlen eut été remplacé général Zoltouchin. Dans piusieu tricts , notamment dans celui de dinti, les habitants furent réduil nourrir d'écorce d'arbre broytf voyait les routes couvertes de c* De malheureux paysan* succoo les uns à l'excès de la faim, les sous le poids des fardeaux. Ces vres, laissés sans -sépulture sur et les convois de blessés qui se daient sans interruption ennui dès le milieu de l'année, une, pes
PfcOVIHCM JLOUMÀINES.
m que ta ordres fanent cxécu- • U métropolitain de Valaehfe, otae, qui arait oaé mire entendre pet plaintes, lut exilé en Bessarajanvier 1899).
printemps ramena la peste; la m continuait toujours ; nulle réè attendre, le tempe dea aemaillea ; été perdu à envoyer douie mille Ma recevoir de Russie un oon?oi fis avariés qu'il avait fallu jeter à
Dans plusieurs endroits, de mal- «x paysans, des femmes avee leurs la. as précipitèrent sous les roues art chariots , ou se noyèrent dans des torrents, afin d'échapper aux ras de la faim ou de la corvée, i*enin la prise de Choumla et le
Ldee Balkans par l'armée du Diébitch vinrent décider de la Il était temps moins encore pour ■set que pour les malheureux mina. Tant de calamités, dit le ocat auquel nous empruntons la rende partie de ces détails, avaient ; la population de plus des trois Kl).
ot d'Ak naiNOPLB. — Leur auc- >4ta cher aux Russes. Leur armait été presque anéantie dans la are campagne. Diébitch , au mode son entrée à Andrinople, avait ie quinte mille hommes de dispo- . U était perdu sans ressources si lardise des ministres de Mahmoud foas-le aussi, les conseils de la aatie européenne n'eussent paie résistance du sultan. Les ■osa, dont l'apathie ou l'aveugleavait servi jusque-là les projets ndissement de la Russie, coméent à se préoccuper des suites agression qui menaçait de ne fier que sous les murs de Conlople, et les ministres de France , laiwrre et de Prusse pressaient à le eultan de céder tout pour sau- " (2). C'est dans de telles
'mfrUo, t. V, p. 163.
Sa fat ait attesté par on passate de Un de lord Abenlm à ïordHeyf> esjjjaandeur briuauûqpe à Seîat- Ma*f> «m data du 3i octobre iSao : itau, menacé d'aae fbràiidable iotar-
eonioDCtares que la paix fat Andrinople, le S|14 septembre tî
Le traité oui intervint entre les deux puissances belligérantes est composé de deux parties distinctes , l'une relative à la Turquie, l'autre relative aux principautés de Valacbie et de Moldavie et à la Serbie.
.Par la première la Russie acquiert Anapa et les autres forteresses riveraines de la mer Noire, avec leur territoire» depuis l'embouchure du Kouban jusqu'au fort Saint-Nicolas , ce qui ne lui garantit pas seulement l'occupation non interrompue de la côte orientale do l'Euxin , mais lui assure une prépondérance telle qu'elle peut contrôler à son gré le sort de l'Asie Mineure, tandis que la cession d'une portion de l'Arménie lui donne à la fois les clefs des provinces persanes et tur-
Sues et lui ouvre les deux routes e Téhéran et de Constantinople. De plus, elle oblige la Turquie à lui payer une somme de dix millions de ducats de Hollande pour les frais de la guerre, et un million et demi de ducats , à titre d'indemnité, pour les pertes essuyées par les sujets et commerçants russes, à différentes époques, depuis
Par l'acte séparé relatif aux principautés, l'hospodarat, dont la durée avait été précédemment Gxée à sept ans, est déclaré viager, sauf les cas d'abdication volontaire ou de destitution prévus par la convention d'Akerman.
Toutes les îles attenantes à la rive gauche du Danube sont reconnues partie intégrante du territoire moldo-valaque, et le chenal de ce fleuve, depuis sop entrée dans les États ottomans jusqu'à son confluent avec le Pruth,est assigné comme limite aux deux principautés. La Porte s'engage à ne conserver aucun point fortifié , et à ne tolérer aucun établissement quelconque de ses sujets musulmans sur la rive gauche du Danube.
Les villes turques situées le long de cette rive doivent être , ainsi que leurs
rection à Constantinople et cédant aux co*sêilt des mmkmstadcmn £Am*Uterr* H de Franc* et dm minutr* ëMtrmordimmir* dm m de Prusse, Mimitàlm ducrdtim dm çcmwmmm-
L'UNIVERS
territoires, restituées à'Ia Valàchie, et les forteresses existantes auparavant ne peuvent jamais être rétablies. La Porte consent en outre à rétablissement de cordons sanitaires et de quarantaines le long du Danube et ailleurs, et admet les bâtiments moldo-valaques à naviguer librement dans toutes les eaux et ports de la Turquie , munis des passeports de leurs propres gouvernements.
Par ces différentes clauses, les deux principautés sont rendues virtuellement indépendantes de la Porte. A la vérité, elles doivent payer au sultan un tribut qu'il n'a le moyen d'exiger qu'avec la permission et même l'assistance de la Kussie elle-même; et leurs princes, élus à vie, sont tenus de demander une investiture qui ne peut être refusée. Li s habitants musulmans doivent être expulsés de leur territoire par la force. L'ancien droit de. péremption est aboli, et l'on supprime entièrement les contributions en nature nécessaires à l'approvisionnement deConstantinople, des arsenaux turcs et des forteresses. Voilà donc la Roumanie rendue à elle-même et réintégrée, en partie, dans les droits qu'elle tenait de ses anciennes capitulations avec la Porte (1). Mais ces droits seront une lettre morte entre ses mains, et elle n'échappera à la domination des sultans que pour tomber de plus en plus sous le joug des czars.
Administration de M. de KM Promulgation des règlement niques. ( 1829-34. )
Le traité d'Andrinople stipol les principautés seraient gard dépôt par la Russie jusqu'à l'en quittement de la somme que 11 s'était engagée à paver pour 1 de guerre. En fait, Poccupatioc maintenue sans interruption de passage du Prutli, et, malgré I messes pompeuses du manife maréchal de Wittgenstein, les gouvernaient despo tique ment U provinces.
Rkprise des travaux du < ni: règlement. — Le temps dant n'avait pas été consume t< tier en préparatifs et en opérati guerre. Vers la fin de juillet d même année 1829, pendant que du général Dienitch , qui avai plaeé le maréchal de Witts dans le commandement su périt vançait au delà des Balkans, l potentiaire des divans de Vala de Moldavie reprit l'œuvre de la tution roumaine, interrompue précédente à l'ouverture de h pagne.
La commission , composée veau et formée de deux section valaque, l'autre moldave, oui •é a nées à Bucarest le 3U
PROVUMIIS ROUMAINES.
m «i date du 17 juin, nous
H M» , 401» fa présidence testa**, mm* finstruc* me oméHorations, et nous pavons de toutes les partiel Bt composer ce règlement, Mot de chacun un chapitre m Jf soumettrons à mesure préparé à FexamendeS. E.
Hent plénipotentiaire, juse tout le travail de réforme
s tins libéral en apparence tractions. Elles réelamaient :
Ami eu pouvoir Judiciaire et r administratif; le d'instruction et de proeé-
unaux rustiques ou justices
mkiiili des juges;
" ace fixe et régu-
istrement des actes et des isementde registres del'é-
d'une partie des biens ux besoins du peuple, etc. (I).
int les travaux marchèrent . Cinq mois s'étaient écoulés ■tallation de la commission, tnissait tous les jours réguliètais des obstacles surgissaient MB. Les instructions transmitfimiaki, pour éclairer et fatnvaux des comités, manalquefois de précision. Il fallait 6ter en les adaptant aux conte la cour protectrice et aux besoins du pays, ce oui n'é-
Xtrs facile. M. Minziaki t plénipotentiaire Imitaient pas certains de ne r dans cette interprétation, rainte d'encourir le méconde leur cour, ils prenaient sur eux d'approuver un paavant de l'avoir transmis à psbourg. Ces allées et venues
-Urne Gfrardin , 3-emrin de ï,p.»59.
perpéauelk rahW, eo
i, en aorte que rien n'é terminé Ion de la signature de la paix (TAndrinople ; cependant, par un article du traité, la Turquie confirmait solennellement à l'avance les articles de ce règlement encore inédit (l). Dès lors la Russie demeure maîtresse absolue du terrain, et, munie du blancseing que la faiblesse ou l'indifférence de la Porte a mis entre ses mains, elle poursuit son œuvre régénératrice, certaine qu'une fois terminé elle saura bien limposer aux principautés.
La nomination du général Kisseleff au commandement en chef de l'armée d'occupation et au gouvernement des principautés avec le titre de président plénipotentiaire imprima une grande activité aux travaux de la commission.
Disons un mot de ce personnage, qui a exercé une influence considérable sur l'avenir des principautés.
Né en 1788, à Moscou, le comte Paul Kisseleff avait , au sortir des chevaliers-gardes, fait ses premières armes dans la guerre que termina le traité de
(i) « La Sublime Porte, désirant assurer de toutes les manières le bien-être futur des deux principautés, s'engage soleunelleineut à confirmer les règlements administratifs qui , durant l'occupation de ces deux provinces par les armées de la cour impériale , ont été faits d'après le vœu exprimé par les assemblées des plus notables habitant, du pays et qui devront à l'avenir servir de base pour le régime intérieur des deux provinces, en tant , bien entendu , que lesdfrts règlements ne porteront aucune atteinte au droit de souveraineté de la Sublime Porte. » (Acte relatif aux principautés de Valachie et de Moldavie.) — Ainsi la Sublime Porte s'engageait à confirmer la constitution moldo-valaque, qui u'était poiut encore achevée, qui ne devait l'être que trois ans plus tard, qui avait été faite sans sa participation et ne lui avait pas même été communiquée officiellement, et que, par conséquent, elle ne pouvait affirmer être l'expression du vœu général de ta nation. Il est vrai qu'il est fait une réserve en faveur de la souveraineté de la Porte; mais rien ne garantit l'autonomie roumaine* que l'art. 5 de ce même traité a reconnue aolenMUeneaL. Par cela seul les,?
raient fondés à rejeter en principe, a qa'îbh laat«ri»«dTHn\lssEàgliaîiuls ganiquet deiSii»
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Tiliitt. Il avait figuré plus tard arec distinction dan» la campagne de France, et, devenu aide de camp du czar Alexandre, l'avait accompagné au congrèa de Vienne et à la seconde entrée des alliés en France. Chargé, dans cet intervalle, de plusieurs missions délicates, il s'en acquitta avec distinction, et, de retour dans sa patrie, il reçut, avec le grade de général-major, le poste important de chef d'état-major de la seconde armée (1816). Sa faveur continua sous le successeur d'Alexandre, et en 1828 il fut appelé à concerter avec le comte Diébitcn le plan de la campagne, près de s'ouvrir, contre les Turcs. Il y prit lui-même une part active, et dirigea en personne, sous le feu de l'ennemi, le passage du Danube, ce (jui lui valut le grade de lieutenant général (1). Charge, Tannée suivante, du commandement des troupes cantonnées en Valachie, il s'avança en Bulgarie pour couvrir les flancs de Farinée russe menacés par la diversion du pacha de Scutari, Moustapha, et ue s'arrêta qu'après avoir reçu lavis officiel de la signature des préliminaires de la paix.
Lorsque la paix elle-même eut été signée, et que les troupes du général Diébitch eurent repassé le Prutîi, Kisseleff, qui, pendant son court séjour eu Moldo- Valachie, avait fait une étude spéciale de l'histoire et de la situation de ces pays , succéda au titre et aux fonctions de Zoliouchin <?1 du jointe
des commission* chargeas de cher dans chaque district les e qui avaient été commises des cupation, et fit cesser an grea bre d'abus (l). Fatigué des I que la commission du règlern portait à sa tâche, il lui traça 11 le plan qu'elle avait à suivre taillant , en quelque sorte , sa jour par jour. Six mois après, vail, qui , au début, avait pan voir jamais parvenir à sa fil terminé. C'était moins, cepemi corps de lois organiques qu'on blage de huit codes différents eml toutes les branches de l'adminù Il se divisait, sous le titre de Rè organique, en huit chapitres.
Le 1er traitait de l'élection d podar;
Ije 2e des attributions de l'as générale;
Le 3e des finances ;
Le 4e de l'administration etdt butions des différents départen»
Le 5e du commerce;
Le 6e des quarantaines;
Le 7e de la justice;
Le 8e de la milice (2).
Nous l'examinerons tout à plus en détail ; disons d'abord ce il fut imposé au pays.
Les deux projets terminés (a cune des deux sections, valaque dave , avait fait un travail sépa nomma deux commissaires, M-ï lara et Michel Stourdy.a,
PRO VIMXS lOUMAINEâ.
Ml
9 ma imt im MwwHfa §6- Mil extraordinaire, fut convotnaatest et à lansi. D'après ta « M» du pays, ces assemblées Un floméet de dépotés élus par Me* <to citoyens, ce qui en sftlalilaa repféaeDtatwna na> '■ L'assemblée de 1881, comnmjaa exclusivement de boyards k la tarie et nommés directe-
■ta ee caractère La plupart «Ils étaient des boyards de t qni n'apprirent leur mission mnent de leur arrivée à Buca-
bail, forent exclos arbitraire-
Ms T esprit de cette assemblée nstttnée ne Vépondit pas entiè- ■ox mes de la Russie. Dès la i aéanee, une opposition assez m dans son sein, d'abord conmde de convocation, et ensuite s Règlement en lui-même. Bien tfrouasJon ne fût permise que létaHs, plusieurs incidents prou- |ue l'idée nationale avait fait grès dans les principautés, et ]ue les Roumains attachaient à ooomie. Le cabinet de Saint- Nitjg, inquiet d'une résistance naît une certaine méfiance dans ta, voulut s'en débarrasser à tout Bucarest, un jeune député qui § faire allusion à l'exil du mérin de Valachie, président de i assemblées nationales (2), fut , comme lui, en Russie; les mageux tremblèrent, et le vote lèvent fut ainsi emporté de tte. Toutefois plusieurs boyards rent jusqu'à la On de la sesrefusèrent de signer le Règletarmi eux étaient le vieux Ba- , Jean Campineano et Chry-
dans sa reeonnaiasance , proposait de faire trots saints (1).
AN ALYSB DU REGLEMENT 0*6Alf 1-
qui. — Essayons maintenant de donner une idée de ce Règlement, qui, nonobstant la vive opposition qu'il avait soulevée et grâce à la reconnaissance antieipée de la Porte, devenait la loi organique des principautés.
Noos avons dit qu'il se divisait en huit chapitres.
Le premier a trait à l'élection de l'hospodar. Cette élection se fait par une assemblée composée de cinquante boyards de la première classe et de soixante-dix de la deuxième, des évéques, de trentesix députés des districts et de vingt-cinq délégués des corporations des villes.
Avant de procéder à l'élection , chaque membre de l'assemblée prête le serment suivant, qui indique le danger plutôt qu'il ne le prévient : « Je jure de n'être guidé dans le vote que je vais émettre par aucune vue d'intérêt personnel, ni par aucune instigation étran- Î;ère , ni par aucun sentiment que ceui du bien public. » L'élection doit être validée par le consentement des deux hautes cours, avec lesquelles l'hospodar correspond directement et près desquelles il a le droit d'entretenir des agents ou fondés de pouvoir.
L'hospodar ne peut gouverner que sous la surveillance de rassemblée ordinaire , composée du métropolitain, président, et des trois évéques diocésains , de vingt boyards , grands propriétaires fonciers élus par leur ordre, des dixhuit députés des districts et des représentants de la ville de Craïova. Cette assemblée, toute-puissante et souveraine T réunissant le pouvoir législatif au pouvoir administratif, a seule le droit de voter l'impôt (art. 65), et reçoit tous les ans le compte des recettes et dépenses des caisses de l'État (2). Elle veille à la conservation des propriétés publi-
laon, De tétai prêtent, etc., p. 45
i in liberté après cinq années d'exil, ble prélat, dont l'fee et la souffrance risé les forces, se hâta péniblement
(i ) Colson, ibid.
(al II est bon d'observer, dit M. Colson , que les classes exemptes de tonte charge et de tonte imposition et qui seules ont droit ans fondions administratives et j'
MaNMceiqiii votant les isanetli
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ques, à l'encouragement de ramcuiture, et règle, de concert avec l'nospodar, tout ce qui est relatif aux progrès de l'industrie et du commerce, etc.
Elle a le droit d'exposer par des anaphorai (rapports) adressées au prince les griefs et les doléances du pays, et peut même, au besoin, les porter a la connaisgance supérieure (art. 64). Il est vrai que les pouvoirs qui lui sont conférés ne peuvent, dans aucun cas, entraver l'exercice du pouvoir souverain qui est dévolu au prince , et qu'à la moindre velléité d'opposition celui-ci peut la proroger et la faire dissoudre par cette même autorité suf Prieure (I).
« Ainsi, remarque justement un historien , Ton met face à face deux pouvoirs souverains, mal définis, fortifiés l'un contre l'autre par le texte de la loi non moins que par ses réticences , gouvernant tous deux , ou plutôt incapables de gouverner; car ils s'excluent mutuellement par des droits égaux.
C'est la collision devenue obligatoire, la discorde en permanence, le litige perpétuel appelant un juge. Et c'est là ce qui est prévu ; car le juge sera le seul souverain , et le juge est à Saint- Pétersbourg (2). »
Les députés à l'assemblée générale ordinaire sont nommés pour cinq ans.
Les conditions d'éligibilité sont déterminées par l'article 45 du Règlement, où il est dit « que les candidats seront pris parmi les domiciliés boyards, fils
boyards Mo* fi U de boyards, i
de boyards non boyards, m tant l'article dans won sans le p et en sous-entendant la partial le texte. L'ordonnance de 1847 une doctrine opposée, remplie et, et exigeait des candidati i qualité de Gis de boyards et de Les mêmes controverses se su au sujet du mot domicilié l'interprétation légale a varié d sion à l'antre, le domicile s'e une année de la terre avec u déterminé de paysans, une aul de la. simple possession de 1 d'autres fois aune maison d droit même où se fait l'électt
Voilà pour ce qui regarde blés. Les électeurs doivent i parmi les plus notables des b< fils de boyards, domiciliés dam où l'élection doit avoir lieu ( Mais aue doit-on entendre p* notables? L'autorité administ précie seule, ce qui luiperme) poser les listes électorales à s
Les ministres ne sont ni él< éligibles. Us assistent aux dél de l'assemblée, mais sans i part.
Les articles 61, 62 et 63, r finances, abolissent toutes les redevances, et nommément h corvées, les réquisitions en les subsides fournis par les vi fonctionnaires du souvérnem
PROVIHOB mOUMAWES.
tu
FHÉÉoMttiéB de leur/ emploï sont ni mb omeran iuuguouubhcb.
; de reeensctocnt (t) tout H toute* tes Tilles, bourgs ,po<lr servir de base à la péril Itopdts pour une période de ; ci chaque fillage est pourru ^"ojRBie communale dans laquelle É èotrtrllroable doit verser le m de sa capftation annuelle (9).
^ " rapport administratif, les •soat divisées endistriets(3), i ehaeun desquels se tram t choisi parle prince parmi ... atB élus par les notables.
M Ville a un conseil municipal , die se gouverne, s'impose e elle-même, sous la l de soumettre son bud- : Ministres. Les habitants chréajdklee ou roturiers , propriétai- « immeuble dé sept cents francs, tijsseàt tous les trois ans dans leur atè, et nomment des députés char- , tour tour d'élire, parmi les ci- S possesseurs d'un immeuble de mule huit cents francs les quatre ires qui forment le conseil munl- Chaque village a ses archives, sa Ai commune, ses percepteurs nom- «r les contribuables et un médeuts cesse en tournée dans le dispour vacciner Jes enfants (4).
I articles 138 à 146 du Règlement urinent les rapports du propriéet du paysan. Certes rien n'est plus ible que le principe sur lequel il >de pour établir ces rapports :
Jt propriétaire est oblige de fourla nourriture des villageois étant sa terre, de même que ceux-ci
ement opéré à cette époque : ) dsMM un total de 3,299,36a indido*Jt a,o3a,36a pour la Valachie, et ^•O» pour la Moldavie. L'année sui- , k général Kisseleff fit dresser une sia- • complète du pays , qui a longtemps lo base officielle, Quoiqu'elle soit eroor beaucoup de points.
Pmi Kisseiêjf, etc., passa*.
bfo-britpoor la Valachie, et onze pour Uévfte. ▼oyes plus bout, p. 16, le tales districts pour les deux principautés. Urne™**!, As Homgr'm «I Im FaUchi*, fetsuiv.
•ont obligée da travailler ea retour pour le compte du propriétaire.
«Cette réciprocité doit, pour dire équitable, compenser, autant que possible, les avantages et les obligations de part et d'autre.
« La mesure du terrain à céder doit être basée sur les vrais besoins du colti« vateur ; et le travail de celui-ci doit correspondre à la valeur de ce terrain (1). »
Malheureusement le principe fut mal appliqué. Si le Règlement contenait plusieurs dispositions qui, suivies à la lettre, pouvaient contribuer à améliorer le sort des paysans, à côté de ces dispositions il y en avait d'autres qui neutralisaient complètement les bons effets des premières, et qui tendirent à aggraver sa condition de jour en jour, en le livrant à la merci du propriétaire, justifiant par avance cette phrase de M. Ionesco : « Le Règlement est la charte de la misère du peuple, élaborée au plus grand bénéfice des boyards. »
Les quarantaines , établies en vertu d'une disposition spéciale du traité d'Andrinople, forment un chapitre séparé dans le Règlement. A leur tête est un comité directeur composé d'un inspecteur général , du ministre de l'intérieur, de Yaga ou chef de la police et du médecin en chef. Chaque établissement quarantainaire doit être pourvu d'un directeur, d'un médecin, d'une sage-femme et d'un interprète. Ces établissements sont au nombre de douze, dont un pour la Moldavie (Galatz) et onze pour la Valachie : Ibraïla , Giurgevo, Calarach, Se vérin, Turnu, Ka lafat, Zimniceâ, Oltenitza, Joverelé, Reket, Gura, Jalomitza. Une suite de piquets . formant le cordon sanitaire et composés, en Valachie, de deux soldats et de six paysans, requis à tour de rêle dans toute la population riveraine ; en Moldavie, de deux cavaliers et de deux fantassins, doivent être échelonnés tout le long de la frontière. La Valachie compte deux cent dix-sept de ces piquets, et la Moldavie quinze, sur un parcours total de cent quarante-deux heures.
(1) Panai les vices du &egiemeflt,un des plus funestes est l'insuffisance de la terre allouée aux cultivateur*. Cette insuffisance les force à traiter de gré à gré «vue le propriétaire pour
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Les quarantaines diminuèrent sans doute les ravages de la peste. Néanmoins ceux d'entre les Roumains qui avaient les yeux ouverts sur les menées de la Russie y virent moins une précaution sanitaire, inspirée par un motif d'humanité, qu'un nouvel effet de cette politique qui tend sans cesse à isoler les principautés de la Turquie , en attendant leur incorporation a l'empire des czars; et ils profitèrent des avantages qu'elle avait stipulés en leur faveur, bien résolus à ne lui tenir aucun compte d'un bienfait dont elle s'était payée ellemême à l'avance.
Nous avons vu précédemment comment les principautés furent organisées judiciairement et militairement (t). La séparation du pouvoir judiciaire et du pouvoir administratif était proclamée par le nouveau code. Chaque village eut sa justice de paix , composée de membres choisis par les habitants de la commune. Des tribunaux de première in-
le surplus dont ils ont besoiu, et comme l'offre et la demande ne sont pas balancées par un besoin réciproque, le propriétaire reste le seul arbitre du marché. Puis les employés de l'État , intervenant en vertu de la loi dans les transactions des parties, sous prétexte de légaliser les actes , s'uuissenl au propriétaire pour dépouiller le paysan. Voici ce que nous trouvons dans une brochure publiée à Bruxelles en X847, sous le titre de la Valachi* tous fhospodar Ribesco : « On peut éTtluer, pour les 4,000 village* qui cou-
stance remplacèrent, dans eb trict, la juridiction exercée ji par les fonctionnaires del'ofdit tratif. Des coure d'appel étaà tuées pour réviser les arrêta n les tribunaux de première iasfi système pénal et le systène tiaire furent améliorés. La | mort, ainsi que la question m criminelle, fut abolie. Des fonda publics, sous le nom de proean rent attachés à chaque triba accélérer la mise en jugement < venus, {veiller à l'observation < et poursuivre les crimes etddr Tel est, en résumé, ce Règka le parti national dans les prise roumaines s'est toujours refis connaître en principe et qu'il nul de plein droit, 1° comme a] établi sous le poids d'une oee militaire et par une assemblée tait pas la représentation légale d 2° comme violant, dans ses prii dispositions, les droits garantis a cipautés tant par leurs anciens tulations avec la Porte que khatti-cherifs, et particulières!
celui de 1834, où il est dit expre que « les deux Principautés 1 les droits d'une législation dante (1).
En fait, ils l'accusent :
1° De porter atteinte à l*ai des principautés, en laissant à la faculté d'intervenir dan* lf*
PSIBVi flUTOTlSS) ■S&aSSCB0J6S &r
y compris Iteno-
> mi outre, réparti cet im-
'Mft sMnière tre»inëgale parmi m des contribuable par Tétaest* d'une capitatioQ uniforme ■rie pareillement le cultivateur, Hft «Tu nombreux bétail et
te ses bras.
libre mutation
au moyen ict detaxea Texatoiree qui s** au réalité, le paysan à la fc ■•
VnaoATiosi du aiiriBAx Kia- Ptf*~ Toutefois les vices du Règlespianiam se faire sentir qu'à la »<Mu contraire, le début de l'ad- UÉs* du comte de Kisaelelf put ■Masr que le nouveau système sFpar bu était destiné à asseoir s basse stables la prospérité du Ml «ne la Russie , au commen- ; de roecupation, se fût imaginé
t conserver les deux proqu'elie n'ait pas cru au ^développement de leur prospé- Ift soin, comme on l'a prétendu, président plénipotentiaire ait eu r de travailler pour lui-même (3), « est-il que, sous son gouverneune ère nouvelle sembla s'anpour les principautés. Sa viol son activité suffisaient à Lptèa avoir, par la sagesse de aune , contribué à diminuer les \ du choléra qui envahit la Moine» le milieu de Tété et se reste là dans la Valacfaie, il poursuis interruption le cours de «floes, qui, dans l'espace de quelsuées, .changèrent entièrement lu pays. L'agriculture et le cotnreprirent un nouvel essor. Les i Intérieures furent abolies; des • furent ouverts dans les princentres de population de Tinté- \ toutes les échelles du Da-
ta** t ëclairc'utemeHU servant [de fia» à la féàiian du Moldo-Faà tAummèLt ruttûmaU frmnçmt;
Sfas Tboomiel, etc., p. %%ç.
La ville d'IbraïU , érigés en cheflieu de district et peu après en non franc, devint un centre commercial de premier ordre. L'état des routes fut amélioré; des ponts furent jetés sur les rivières: des greniers d'abondance furent établis dans chaque village , moins sans doute pour parer aux éventualités de la disette que pour ménager aux armées envahissantes du czar des ressources toujours prêtes.
Vers le milieu ae l'année 1832, toutes les nouvelles institutions ayant reçu leur pleine exécution , le général Kisseleff, désirant juger par lui-même de l'état intérieur du pays, entreprit une tournée dans la Valachie. Quelle que fût la pensée politique ou personnelle à laquelle il obéît , il est certain qu'il s'était attaché à son œuvre, et plusieurs de ses actes le montrent animé d'un véritable désintéressement vis-à-vis des Moldo-Valaques. Aussi, lorsque l'année suivante (1833) le czar l'appela au commandement de l'armée qui devait se porter par terre au secours de Constantinople menacé par Ibrahim, tandis que d'autres forces étaient envoyées par mer sous la conduite du comte Orloff, il ne s'arracha pas sans peine à ses travaux administratifs pour s'occuper des préparatifs de l'expédition. L'assemblée générale de Valachie, qui déjà, en 1831, lui avait offert l'indigénat avec toutes les prérogatives attachées à la noblesse de première classe, lui vota une adresse de félicitations. Bientôt après il se mit en marche ; mais arrivé à Giurgevo , comme il 6f apprêtait à passer le Danube avec son armée, il reçut la nouvelle de la cessation des hostilités entre la Porte et le pacha d'Egypte, et rebroussa chemin vers Bucarest.
Convention de Saint • Péters boueg. Nomination des hospodars.
— Malgré cela, le moment approchait où le général Kisseleff devait quitter définitivement les principautés. La convention conclue à Saint-Pétersbourg au commencement de 1834 (17-39 janvier), en stipulant leur évacuation par les troupes russes deux mois après la nomination des hospodars, allait mettre fin à sa mission. Par la même convention, la Sublime Porte reconnaissait formellement la nouvelle constitution
Uvraison. (Piottncss RotJBunria.)
MG
I/UN1VKRS.
moldo-vaLaque, et s'engageait à publier à cet effet un firman accompagné d'un khatti-chérif deux mois après réchange des ratifications (f).
Ce khattî-chérif, qui fut publié, en effet , dans le terme prescrit, ne faisait
Sue renouveler les déclarations du traité e Saint-Pétersbourg et des traités antérieurs relativement aux principautés.
Plusieurs paragraphes consacraient de nouveau , et de la manière la plus formelle, leur autonomie et l'indépendance de leur administration intérieure.
En effet, l'article 8 du khatti-chérif porte:
« Les deux principautés ayant tous « les droits d'une législation indépen-
• dante.... »
Et ailleurs ( art. 4 ) :
« Les principautés feront librement « toutes les lois nécessaires à leur admi- « nistration intérieure , de concert avec - leurs divans respectifs, sans qu'ils « puissent néanmoins porter atteinte « aux droits qui ont été garantis en fa- « veur de ce pays par les différents trai- » tés ou khatti-chérifs ; et elles ne se- « ront molestées, pour l'administration » intérieure du pays, par aucun ordre i contraire h leurs droits. »
« Les Moldo-Valaques jouiront d'une i indépendance législative entière pour
* tout ce qui concerne Y intérieur, etc. « Bientôt Ton s'occupa de la nomination des hospodars.
L'article 2 de la convention de Saint Pétersbourg portait que * pour cette fois-
abandonner la nomination des htsa> dars aux hasarda d'une élection.
Les candidats étaient nombrca Moldavie, les Balsh , les Romom, les Pascano, les Gonaki , les Catanki Stourdxa ; en Valachie , les Oranuon, les Philipesco, les Vacaresco, lesGokt* lesBaliano; de part et d'autre, les Gaia. les Rosetti , les Cantacuzène, les lin»
cordato , les Soutzo, riches et puiansti familles dont les deux branches ont ai longtemps couvert comme d'un lâai le sol des deux provinces. De tous « prétendants, cinq seulement , dan et»
cune des deux principautés, furent nu»
tenus sur la liste présentée au choix as deux cours. Michel Stourdza, que son avons vu figurer comme membre des commission du Règlement, et qui, pédant toute la durée de l'occupation, avsï entretenu des relations suivies avec ta Russes, et Alexandre Ghica, spatharfc Valachie, furent nommés (SI ni 1834). Ce dernier, dit-on , dut son élévation à la recommandation du gênent Kisseleff. i
Quelques semaines auparavant (nr avril ) , celui-ci avait quitté les Priari- 1 " pautés, après avoir remis Tadminlsir* tion provisoire aux mains du consul général de Russie, baron Ruckrnaïuv dit que, lorsque le général arriva sur bords du Prutli, ou le cierge, les boyardi et une partie de la population attirai voulu raccompagner, au moment àt passer sur l'autre rive, il eut pein* -1 maîtriser sou émotion. Ses regrets
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PROVINCES ROUMAINES
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* , dont lejoujg, léger au
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Moldavie surtout. Quant
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impopulaires; et les sympa-
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~ non pins que les bienfaits
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Moldo-Vabques (1).