CHAPITRE XXVII
TARTABBS.
« Dans la Tartarie chinoise, et au « sud du gouvernement d'irkoutsk, er- « raient des hordes de Mongols, de « même origine que les Turcs d'Orient.
« Vers la moitié du douzième siècle , « ce peuple devint puissant par ses coo- « quêtes. ï Le khan Bagadour laissa « son jeune fils Temoutchin à la tête « de quarante mille familles. Après « s'être signalé par des victoires et « d'atroces cruautés , il se, déclare in* « dépendant desTartares; et, degré « ou de force , il soumet les chefs des « autres hordes. 11 campait à la tête de « son armée sur les bords du fleuve « Amour, lorsqu'un ermite vint lui
promettre l'empire du monde, au nom
*, demeurés seuls, succom- Bientdt les Mongols pourles Polortsi jusqu'à la mer où tout dot plier sous leur et leur valeur. Une grande le de Polovtsi se réfugièrent 4 répandirent la nouvelle de des Mongols. Les princes ésoiurent de s'opposer à ce Déjà leur armée était à Zaà file des Variègues sur le toraqu'arrivèrent dix ainbastartares pour annoncer qu'ils latent qu'aux seuls Polovtsi.
oyés sont massacrés et les se préparent à la guerre.
russe remporta d'abord quelinUges ; mais, dans une acbraie, les Polovtsi plièrent et B désordre dans les rangs des alliés. A peine la dixième i leurs troupes put-elle éehap- • désastre. Mstislaf se retira ih , et Vladimir, prince de k, se réfugia à Kief . Un autre , fils de Roman, paya de sa vie longue résistance. Les prini Russie méridionale avaient s du secours au grand prince ; mais son neveu Vassilko onheur d'arriver trop tard, ud de la Russie, dévasté par ares , était dans la consterlorsquc les Tartares, las de ne trouvant plus de résise détournèrent tout à coup nent. Genghis-Khan vint aille ses généraux victorieux , îa contre le roi de Tangut ».
«conquérant s'était-il éloigné, oion se mit entre les princes.
I était déchirée par les factions; passait tour à tour de l'alflongrois à celle des Polo- Russes. Les priuces allaient avage jusque dans la Corel ie inde, et semblaient vouloir force de violences, le système tion des Tartares. La famine r ces malheureuses provinces, zols reparurent.
lis-Khan était mort en 1227, pour héritier Octaï , son fils prince, après avoir conquis
ire df. Russie cho|>in. )
k les provinces septentrionales de la • Chine, et détruit l'empire des Niu- < Tché, envoya son neveu Râti pour i soumettre les pays situés au nord de i la mer Caspienne. A la nouvelle de : cette invasion, les Bulgares s'étaient > retirés précipitamment. Trois ans s après, le chef tartare paraît sur les bords du Volga, et, en 1237, il livre aux flammes la grande ville, capitale des Bulgares : puis, se frayant un chemin à travers d'épaisses forêts, il pénètre dans la principauté de Riazan, et fait sommer les Russes de lui livrer la dixième partie de leurs biens : Quand nous aurons tous mordu la poussière, répondirent les princes, i vous pourrez les prendre en entier.
Georges rejeta les mêmes propositions; et, trop confiant dans ses forces, il résolut de punir à lui seul ces audacieux étrangers. Bâti marche sur Riazan, ruinant sur son passage des villes florissantes dont if extermine la population. Après six jours de siège, la ville est emportée , et le prince Georges est massacré avec sa i famille et tous les habitants.
« A Colomna, Bâti rencontre Vsévolod, fils de Georges, qui réuni à Roman , livre et perd une bataille décisive; après ce nouveau succès, il brille Moscou, et fait prisonnier Vladimir, second fils de Georges. Le grand
f> rince sort enfin de sa capitale qu'il aisse sous la défense de ses deux iils Vsévolod et Mstislaf, et se retire avec sa petite armée pour attendre l'arrivée de ses frères. Le chef tartare ne tarda pas à paraître devant les murs de Vladimir, et envoya un fort détachement vers Souzdal qui se rendit sans résistance et dont la population fut massacrée. Les Vladiminens, en voyant les préparatifs du siège , reconnurent que leur perte était inévitable. Vsévolod, les princes, les boïards et les principdU* citoyens reçurent solennellement la tonsure monacale pour consacrer à Dieu les derniers jours de leur vie. Ëufin l'assaut commence, et l'ennemi pénètre dans la ville. Vsévolod et Rostislaf tombent au milieu des rangs ennemis; tout ce qui résiste périt par le fer; tout ce qui échappe aux flammes de-
L'UNIVERS
« vient la proie du vainqueur. Pendant « l'espace de trois semaines , les Tarta- « res prirent, sans compter les bourgs « et les villages , quatorze villes de la v< grande principauté, égorgeant tous n les habitants ou les traînant en escla- « vage. Georges , qui campait sur les « bords de la Site, marche enfin à la « rencontre de l'ennemi , mais il suc- « combe à son tour et Vassilko tombe « entre les mains du vainqueur, qui , « blessé de la fierté de ses réponses , « le fait mettre en pièces par ses sol- « dats. Les nombreuses bordes des « Tartares se portèrent précipitamment a sur Novogorod ; après avoir pris Tver, « elles mirent le siège devant Tarjek.
« Cette ville ruinée, Bâti rétrograde, .« arrêté dans ta marche par des maré- ■ cages; il se porte sur Koielsk dans « le gouvernement do Kalouga ; celte « place, après une résistance d'un mois, « eut le sort des autres villes* Rassasié « de carnage, Bâti se relira sur le « Don. »
Ce oui caractérisait l'invasion des Mongols, c'était l'esprit de suite qui
f résidait à toutes leurs opérations miitaires. L'organisation de leurs armées, la distribution de leurs forces, les alliances qu'ils savaient se ménager ou qu'imposait la terreur de leur nom, tout révèle un système où la guerre n'était
Sue l'instrument d'une politique pleine e prévoyance et d'astuce. Les tSlaves ne tardèrent pas à en faire l'expérience. tttmril. ils ne regarderont leurs d d'aile
viens, et so rend maître de Mou de Gorokhovetz. De là il se diri la Russie méridionale. Périasli ruinée | Tchernigof, après une reuse résistance, est livrée aux fli L'avide Mongol convoitait les ri< de KM. Mangou, petit-fils de G< Khan, fut envoyé pour examii moyens de défense de cette villi l'aspect le frappa d'admiration proposer aux habitants de se r mais les Kiéviens massacrèrent pûtes. Ce trône si menacé , et fuite de Michel laissait vacant l'ambition de Rostislaf ; mais D* prévient et le fait arrêter. Le pr Galitch, mesurant le danger, h Dmitri le soin de défendre Kj court demander du secours au Hongrie. Mais les Tartares s'tmp de donner l'assaut. Après deui d'une lutte terrible, les Kiéviens vaincus, et la ville n'offrit bientô amas de décombres. Temples, menu, tombeaux, tout fut détri historiens russes rapportent que appréciateur du courage dont avait fait preuve, lui laissa la vi< accorda sa confiance; ils ajoute ce fut grâce à ses conseils que de la horde victorieuse, après s'd paré de Vladimir, de Galitch, < grand nombre de villes de la Rus ridionale, prit la résolution de les Karpathes pour attaquer la grie.
p— pic; oar il amenait avec quarante aiilla familles aux* nesK journellement m joindra Ma échappés à la foreur daa Caa réfugiés repréaantèraol Bda qu'il na fallait riaa nér mousser le péril qui les En», la roi, informe de la Bâti, visita les frontières du Ha les passages et y plaça des sfiais las Hongrois regarpreaauUons comme inutiles, «ni que lea Cumains exagé*lessain la danger. L'evéne- «jnatsia que trop compléta- » omis 1841, Bâti n'était plus «snt-marche de Peath. Deux L, Isa Hongrois attaquèrent S ai essuyèrent une défaite Oea dnrniersa'étaient fait pré»
xanmule mille ouvriers, emplanir les obstacles naturela i montueux et coupé de lacs i, opposait à la marche d'une 8 Hongrois aimèrent mieux la trahison qu'a leur propre iiaatrs qui les frappait. In- * un prisonnier que plusieurs fêtaient vus forcés de coina lea rangs des Tartares . ils q«e Kutben avait appelé lea Hongrie, et le malheureux ôré avec ceux qui l'eutoutte injustice irrita leurs corn* la Ounanie se souleva; et non vint en aide aux Tartares •nt cent mille Hongrois sur du Theiss. Pendant trois ans rent la Hongrie, laTransyliulgarie, et toute la région du l'occupent aujourd'hui les Valse Moldaves. Lea villes de t de Moramos, situées dans znea durent à cette circoneihRppcr au joug des opprese tous côtés fes vaiucus accou* jr y chercher un refuge. I*eur ae suffisant point à ce surcroît ition , elle se répandit dans la et ajouta d'autres éléments au mélange des races romacause religieuse contribua à rette migration. Ces Va laques nt le rit grec, tandis que les reconnaissaient la suprématie t latine. Déjà, en 1134, le pape
Grégoire IX écrivait au roi Bêla , pour l'engager à forcer les Valaques schismatiquesà entrer dans le giron du catholicisme (1). Ce furent tous ces mo-
(i) La correspondance des papes renferme souvent de* détails précieux pour l'histoire de ces provinces, où fes annalistes de répoqtw ont laissé régner tant d'incertitude; nous citerons les lettres suivantes :
Immmtmtii P. IV. md Remet Rmssim. (/« Mmtelmm Dtwi Fttrl et Htmmml PmntijUi* smMlmilmr). Régi Ruutm Utttttri fiMMrtv EfUtmmus wnw nmmu M.
Cum te ac Regnum tuum , ulpote plantationem novellam, proponamus prosequi spécial! prerogativa gratis et favoris , votis tuii libenter aunuimus, et petitiones tuas quantum cum Deo possumus favorabililer exaudimtis. Tuis itaque supplicationibus inclincti, personara tuam et Regoum praedictum sub beali Pétri et nostra protections suscipimus, et
Çraesenlis scripti patrocinio communimus.
rulli ergo bomintira liceat hanc paginant liostra* prolecljoois infringere, vcl ei usu temerario contraire. Si emis autem hoc altemptare pr»umpserit,[iu<ugnatiouem Dvi omnipotente, beatorum Pet ri et Pauli Apostolorum ejus, et nosiram se noverit incursuium. Dalum Lugduni, T Nonas Maij anno tertio.
immomeiuU P. IV. ma Rmgtm R*s$i+. ( De reiigHoji* apuà «mm perpétua mmmtmriê). Rê%i Rmutm lltmitri. Inno- «MMb» ipiMtpmt mm» $*rwm*wm Bri.
Cupidités luis votis annuel e , ac \olmte» iu omnibus quantum cum Deo po^uujus tua: satisfacere voluntati , dilectos filios f mire s
Alcxium et sociuiu ejus, qui cum ips:* fuir
in Rohemia, ordiuis Pnedicalorum, til>i ad morandum tecum duxiruus eoncedendos. commit tentes eis auctoritate prefata eamdem auctoritalem quam liabent ei qui suut ad Tarloros deslinati. Datuei Lugduni, Y Nouas Maij. Anno tertio. (1246) Os deux lettres sont adressées à Daniel prince de Galitch ou dt Galirie.
innocentai P. /f . ma Jomnnem R*f.m Hmtnv. Aé hccUsur mmtatem rrdue amtagrnU , ut bénigne iHseifi.it I* fmtwm Apostvlicwm , ttnme tnnrra Tartmrr*$ co*siir*m r *n**U»tm itmmvmttmâ. Jemmmi tthtirt Acft Arwi* /««**». tins eptscopus, irnmi Mtwnum Dei.
Cum is qui secundiiiii sua; omnipotent iam majestatis née loco poteit nec tempote rouiprehendi, titpote incircnmscribiU, et immensus , slaliiiis inaiirii« , dal cuncla nioveri , fariat spiritus suoa angeios, et nuniitios, cu> lurumque allitudine iiirlinata carnein astumens humanam, proeo quod deliciae suc sunt e«.scciiin (iliis hnmimnn, discipulo< quos clegérai, iu niundum destina vrrit univerAtim, ut omni pnpdicarent Ëv.wgriium créai urar, avo
L'UNIVERS
tifs qui déterminèrent les habitants de Fogaras à s'expatrier : la V alachie , dévastée par les Tartares, était alors presque déserte , à l'exception du banat de
dos inslruxit exemplo , ut ejus sequentes vesligia , cum assumpti si m us ia plenitudinem poteslatis, nec per ipsos possimus siugutis negotiis imminere , inter eos quos in partem solîicitudinis evocavimus, onera, quasi Jethro usi consilio, dividaraus uuicuique secum dum virtutem propriamqne variis temporibus imminent, committendo. Sane cum in partibus vestris mores et ritus Grecorum, qui superstitiose, ac dampnabiliter ab unitale ecclesiastica recessernnt , fuerunt bactenus nou sine animarum periculis observait , et imper, gratia favente diviua, illumina la sint corda vestra , ut recognosceutes Romanam Ecclesiani , malrem aliarnm omnium , et niagistraro, ac summum Pontificem successorem Pétri , cui collais sunt claves Regni cœlestis ligandi et solveudi, et Jesu Chrisli vicarîum, esse caput, quia cum unus sit Domiuus , una lides, .uuum bantisma, unum principium, unum corpus ecclesiœ militantis ; corpus cum pluribus capitibus monstruosum , et sine capite acephafum conseretur, ad devotiouem et obedientiam Apostolicse Sedis, et nostrara redire, sicut accepimus, affecletis, nos et assurgentes in laudem , qui oculos Tobia? per col li nu ru ex felle piscis illuminare dignatus est, et aperire oculos caeci nati, ac exultantes cum rauliere, que juxta veritatem evangelicam, dragmam que perierat reinvenit ; vénéra bile m fratrem nostrum.... Archiepiscopum Prussiac etEslhonire, ApoMolioa» Sedis Irgatum virum u tique secundum cor nostrum , mot uni
Craïova qui pendant longtemi été le séjour des Templiers, du expéditions des croises dans I; sainte. Cette migration des A s'accomplit, en 1341, sous la < de leur prince Rodolphe le Nofa