CHAPITRE XXX
Les tartares sur le Dad
En Moldavie', les tribus 1 étaient constamment inquiétée!
Tartares Nogaïs qui occupaient sarabie et infestaient les embo du Danube, de sorte que les pla cessaires à l'existence de leur brable cavalerie, n'offraient plu bitations ni cultures. Cependc partie de ces provinces était ra Cumains , ce qui fit donner à Moldavie le nom de Cumanie N Budjac était peuplé de Tartares et selon Kogainitchan, cet état d dura jusqu'en 1364, époque ou fils de Bogdan, roi de Maramos, Moldavie et y fonda la principal nom. Quelquefois, surtout a c époques, on trouve les Valaqc fondus avec les Bulgares par l< listes hongrois , bohèmes et p c'est qu'alors les deux races, distinctes prenaient le nom de < se trouvait dominante. Ainsi, les Bulgares s'emparèrent delà ils s'unirent aux Valaques, et, mil avec eux le royaume qui
rire sor les Grecs , lorsque son ladislas le tua et se soumit à «r. Mais Basile, le soupçonnant ir des intentions perfides, ens troupes qui Ini livrèrent près aefaram un combat où il perdit tapais cette époque, la Bulgarie tae province de l'Empire, qui Basile le surnom de Bulgaroi destracteur des Bulgares. Le eut des croisades contribua à r les Bulgares ou Valaques soumission; mais, lorsque le It réparé leurs pertes, ils ree sentiment de l'indépendance.
mpereur baac l'Ange, à l'é-
de son mariage avec la fille a, roi de Hongrie, exigea des butions extraordinaires des pro- . Les Bulgares surtout en furent dentés. Pierre et Asan, deus
Yalaqoes du mont Hœmus, Ton avait reçu un soufflet de ereur, jurèrent de tirer ven- » de cet outrage. Ils profitèrent fermentation des esprits pour t le peuple à la révolte.
m on hésitait encore, quelques les qui se prétendaient inspirés, dirent le bruit que Dieu prometï succès à la rébellion. Alors les ses descendirent de leurs mon- 5, sous le commandement de ; et d*Asan, et s'étant joints aux res, ils dévastèrent le territoire Empire, kaac l'Ange marcha » eux (1187); mais à son ape , ils se retirèrent dans leurs ». L'Empereur les poursuivit;
la faveur d'un brouillard, il sa les rebelles, qui franchi- » Danube, et allèrent demander ?ours aux Romans et aux Cu-
de la Dacie. Accompagné de mi veaux alliés, Asan repassa le m et ebassa les Grecs de la Mœlean Cantacuzène, beau-frère c, marcha contre les rebelles •egagnèrent leurs montagnes.
nt que les ennemis avaient pris e, et qu'ils n'oseraient pas venir [uer, Cantacuzène établit son
au milieu des plaines, sans urer de fossés, et en négligeant » 1rs précautions ordinaires. Les ires et les Valaques y péuétrè-
« rent pendant la nuit, et firent un « grand carnage dans l'armée grecque.
« Cantacuzène, avec un petit nombre « d'hommes, s'estima heureux de re- « gagner Constantinople.
« lsaac l'Ange, après cette défaite, « rassembla une plus forte armée , et « résolut de marcher en personne contre « les Bulgares. Arrivé à Taurocorae, « il apprit que les ennemis pillaient les « contrées voisines de Lardée, et qu'a- « près avoir fait un butin immense , ils « se disposaient à retourner dans leurs « montagnes. Il pressa sa marche , et « quatre jours après , il rencontra l'en- « nemi ores de Bérée. Les Valaques mi- « rent le butin sous la garde d'un « détachement, et se préparèrent au « combat.
« Nicétas qui avait accompagné l'Em- « pereur, en qualité d'historiographe , « décrit tous les détails de la bataille , « et la manière de combattre des Bul- « gares et des Romans qu'il appelle « Scythes et Valaques. Ils firent d'abord « dit- il, plusieurs décharges de flèches, « puis ils prirent les lances à la main . « Ils feignaient de prendre la fuite pour « engager les Grecs à les poursuivre; et « ils revenaient à la charge avec la rani- « dite de l'oiseau. Ils répétèrent plu- « sieurs fois cette manœuvre, et voyant « que la victoire penchait de leur côté, a ils cessèrent de fuir, mirent le sa- « bre à la main, et, poussant des cris a terribles, ils fondirent sur les Grecs « avec une impétuosité sans égale, « tuant tous ceux qui résistaient et « atteignant les autres dans leur fuite. « lsaac T Ange se sauva à peine avec « son armée; et le printemps suivant u il se remit en campagne contre Asan, a qui avait pris le titre de roi. Il per- « dit trois mois devant uue forteresse , « et se retira pour revenir Tannée sui- « vante. Pour cette fois, il pénétra « jusqu'à l'Hémus, où les Valaques, « après l'avoir enfermé dans des défilés, « détruisirent son armée, et Hs se seraient « probablement emparés de sa personne, « si quelques cavaliers ne se fussent « sacrifiés pour lui donner le temps de « fuir.
Les Valaques profitèrent de leurs avantages ; ils s'emparèrent de quelques places importantes , parmi lesquelles
L'UNIVERS
étaient Nissus et Varna. Bient6t les troubles de Constantinople leur permirent de saccager Philippopolia et Sardique, et de pénétrer dans Andrinople. De nouveaux succès signalèrent les expéditions des deux frères, contre les années des Grecs, et ils ne les durent pas moins à leur courage qu'à l'imprudence de leurs ennemis qui s'engageaient , à la suite de quelques avantages, dans un pays montagneux et coupé dont les Va laques connaissaient toutes les issues.
Asan et Pierre périrent tous deux assassinés. Jean leur suooéda , et s'avança subitement dans la Thraee et la Macédoine. Parmi les chefs Valaques de cette époque, Kogalnitohan, dont nous abrégeons le récit, parle d'un guerrier nomméChrysus auquel Alexis Comnène se vit réduit à demander la paix. Alors les Cumains, menacés par les Russes, laissèrent les Valaques à leurs propres forces. Jean, que les annalistes appellent souvent roi des Bulgares, parce que le pape Vincent III lui conféra ce titre pour l'attirer à l'Église latine, ne resta pas longtemps en bonne intelligenceavec l'empereur Baudouin. Celuici répondit avec fierté à Jean qui lui faisait des ouvertures pacifiques, qu'il ne devait point lui écrire comme à un égal, mais comme à son suzerain. Blessé de celte prétention, Jean secourut Andrinople, qui venait de se révolter contre l'empereur, et battit complètement les Latins. Le comte de Hîois, et un ^rand
Le doge Dandelo ramenait, mille périls, les restes d'une s venait de soumettre un empire taille avait été perdue le 34 a v Dandolo, le promoteur de osl prise, qui semblait se termin manière si déplorable, sueeon mois après, et fut enterré dans I Sainte-Sophie.
Jean qui n'avait délivré Ai que dans l'espoir de s'en ent| mit à exercer toutes sortes de contre les Grées, et prit la et Roméoctone, ou destruoteur mains. Il vainquit en plusieun très Henri, frère et suoeessew douln, prit parti pour Lascari vança jusqu'à Constantinople. G dont la cruauté a terni las exp enlevé par une mort subite, assiégeait Tessalonique. Ses E prenaient le banat en Valachl attribue la fondation de Craie du roi Jean ).
Burala, son neveu, lui suc préjudice de son fils, nommé ai qui remonta sur le trône, d< après (1317). 11 chercha h i sur le trône par des alliances princes grecs et le roi de Hongi dore Lascaris voulut le traite sal; mais Jean battit Temperi fit prisonnier. Après cette vi prit Andriuoplo, Serres, s'emf Thessalie et porta ses armes vit jusque dans l'IJIyrie. La |>t>Hl
Il eut pour successeur Michel lequel la Bulgarie jouit d'une dont témoigne le aliénée de >yendnnt, après uneeamnaae contre les Grées, il conclut ■a |iaix qui roéeontenta las et fut tué par Colomao, fils a Aaan qui «fit aa couronne, neuve , et périt également de ite. Avee lui s'éteignit la bran- >is Valaques sortis d'Asan, erre et de Jean. En suivant *nologique,on trouve ensuite 0 chassa du trône Toschas.
• répudia u femme pour ne, fille de Théodore Lasca- >rès dix-sept ans d'un règne des guerres continuelles, il une bataille par Cordocuba, toriens byzantins nomment Test vers cette époque que Il des Tartares qui ont pria «vre une aérie ue nouvelles îles à la Bulgarie, et qui préi asservissement aux Turcs in. Nous nous contentons m passant, Tertirès, Cumain rfeacas, fila d'un khan des assassiné par Sviètoslaf, qui i 1329; Georges, fils de ce chelStraschimir et Alexandre iSisman dont le règne, connu»
is de le dire, marque l'époque issement de la Bulgarie à to:i an.
>c- des États slavi-s sur les danubiennes se trouvait pour arrêtée par la conquête des des Turcs. La Pologne et la ; même que la Hongrie et la lenaeées par les invasions de ? trouvaient de plus en plus ans le mouvement des intémds, et quoique les mœurs *f usassent à une assimilation l'élan religieux suffisait pour provisoirement contre l'ene tendance générale, résultat site, n'empêche pas le désordre jour a travers toutes les in système vicieux, où tout des hasards de la guerre et re des chefs.