‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 32 sur 218 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

BAJAZBT.

xt , qui occupa le trône après t, recula les limites de l'empire aparant de la Caramanie. La te de Constantinople souriait à jbition et, pour arriver sûrece but, il voulait soumettre les ss Danubiennes. Ce prince, surt l'Éclair à cause de la rapidité de iguêtes, avait commencé son rèun fratricide. Il s'assura d'abord ne, fils de Lazare, en lui rendant rtie de la Servie. A cette épo- $ Hongrois , et les Polonais au s'unir aux Vnlaques, aux Sert aux Moldaves contre l'ennemi irétienté, s'occupaient de prétendîtes et s'efforçaient de s'enlever ]uement leurs alliés. Mirce de e, et Mussatin, prince de Moloaclureut un traité défens if avec i. Cette précaution n'empêcha îjazct. déjà maître d'une partie ilg irie, de prendre à Mirce Vidin w. En même temps Sigismond : des embarras de ces princes iv.ihir leurs États et se venger - leur alliance avec le roi de .Dan» cette extrémité, Mirce se Ju i-ûte du plus fort et se souijazet qui lui laissa sa province, Henta de lui imposer un tribut ;ents piastres d'argent (1303). Ce était pas onéreux, mais il rcprée suzeraineté des sultans, qui plus u^inentèrent selon leur conve- LVxpédilionde Sigismond contre iques, soutenus parles Turcs, >int de résultat important. Au »> derniers aimaient mieux voir tir lis .«/affaiblir entre eux que de un-1 part artivedans des démêlés »-s ri'iiJ niaient qu'indirectement.

lî.jjazct s Vin para de la ville de qu'il a\ ait laissée à Mirce; alors

ce dernier se tourna vers Sigismond qui résolut d'attaquer les Ottomans, en réunissant les forces de plusieurs États chrétiens. Cette ligue amena la bataille de Nicopolis, dont le résultat n'est pas douteux , mais dont les détails sont appréciés diversement. Nous rapporterons cette bataille, dont le succès, selon les auteurs moldaves , est dû aux Serviens.

BATAILLE DE NICOPOL1S.

Sigismond avait réuni une armée considérable que les princes chrétiens, à la prière du pape Bon if a ce IX, appuyaient de puissants renforts. Elle se composait, selon Kogalnitchan, de troupes hongroises et transylvaines, de Valaques, sous le commandement de Mirce; de Moldaves que guidait le prince Etienne 111, dont les Turcs avaient éprouvé le courage ; de chevaliers de l'ordre Teu tonique, sous les ordres de leur grand prieur Frédéric de Hohenzollern ; d'un grand nombre de chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem avec leur grand maître Philibert de Naillac; de chevaliers bavarois, sous le prince électeur palatin, comte de Montbéliard; de troupes syriennes, sous les ordres du comte de Cilly; et enfin de mille chevaliers français, 'd'autant d'écuyers etdcsix mille mercenaires. Les Français étaient commandés par le comte d'Eu, prince du sang et connétable; par le maréchal Bouc.ieaut, le sire de Coucy, le prince de Bar, Guy de la Trémoille", etc., etc.

« Le 27 "septembre, veille de la bataille, Sigismond avait proposé de placer au front de la bataille les Valaques et les Moldaves, comme plus habitués à soutenir le choc de la cavalerie turque, « et d'opposer les Français aux janissai- « res, taudis que les Hongrois et les Al- « lemands soutiendraient l'attaque des « Français et feraient tête aux spalus. « Mais 'la jeune noblesse française crut « que l'honneur national serait compro- « mis si d'autres commençaient le coin- « bat. Coucy et le comte d'Eu appuyè- « rent en vain l'avis du roi, l'opiniâtreté « du connétable entraîna tout. Il parce tagea l'armée française en avant-garde « et en corps de bataille sous les ordres * des comtes de Nevers et de Coucy, et n prit lui-même le commandement de la « culonne d'attaque. A mille pas en arec hère des Français se développait l'ai-

L'UNIVERS

« mée hongroise, qui formait aussi l'aile « droite; les Valaques composaient « l'aile gauche ; au centre se trouvaient « sous les ordres du palatin Gara, outre « ses propres troupes, celles du comte « de Gillv et les mercenaires allemands. « (Test de cette position aueSigismond, « entouré d'une garde d'élite, suivait les « mouvements de l'armée entière, forte « de soixante mille hommes selon les « uns , de cent et même de cent trente « mille selon d'autres.

« Quant à l'armée des Turcs, la « même incertitude règne sur sa valeur « numérique ; les écrivains chrétiens la « portent a deux cent mille combattants, « tandis que les Orientaux ne l'évaluent « qu'à soixante mille. Ce fut devant Nico- « polis, dans une plaine de quatre lieues « de long sur deux de largeur, le 28 sep- « terahrc 1396, que se livra cette bataille « célèbre, dont les suites décidèrent « sans doute du sort de Constantinople. « Les Français attaquèrent d'abord, et « enfoncèrent la cavalerie légère qui « formait le front de l'armée turque. Ils « rencontrèrent ensuite les janissaires, « qui, rompus à leur tour, allèrent se « reformer derrière les spahis qui plié- « rent sous le choc de cette cavalerie « pesante, et dont In retraite simulait « une fuite. Les chevaliers se précipi- « tèrent, croyant qu'il ne leur restait « plus qu'à poursuivre un ennemi vaincu . « Tout à coup ils rencontrèrent devant

eux une mnrnillede quarante mille I;

« Il s'embarqua sur le Danube « vînt à rejoindre la flottille des i

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