NIES ÉTRANGÈRES. SICILIENS
Illyriens, qui commençaient alors rer àla navigation, flrent alliance enya l'Ancien , vainqueur des Car- )is; et ils lui cédèrent l'île de
Lissa, dont la possession lui assurait une importante position maritime.
j* ariens. —Bientôt après, une colonie, sortie de Paros par ordre de l'oracle , demanda un établissement à Denys qui lui St concéder l'île qu'on appela d'abord de leur nom Paros ou Puaros, et dont l'appellation moderne est Lésina. Quelques années plus tard, les Pariens fondèrent Epetium , à peu de distance de Spalatro, vers l'embouchure de la Czernovnitza.
Lorsque Denys fut obligé de retourner en Sicile où une révolte avait éclaté, les Pariens succédèrent aux vainqueurs, qui leur abandonnèrent leurs possessions, et ils se mêlèrent aux Illyriens et aux Celtes , sans toutefois adopter leurs mœurs ni leur langage.
ROYAUME D'AGRON. — NOUS liSOOS
dans Polybe que la monarchie illyrienne s'éleva, sous ce prince, à uu haut degré de prospérité. Sa domination s'étendait depuis les frontières de l'Épire jusqu'à la Carinthie, aux Alpes et à la mer. Cet espace, dans lequel se trouvaient comprises l'Istrie et une grande partie de la Liburnie, embrassait rillyrie proprement dite , et s'étendait au couchant jusqu'au Titius, au levant jusqu'aux plaines situées entre le Drilon ou Drin et l'Acrocéraune. A cette époque, Tlllyrieétait séparée de la Pannonie par les Alpes Juliennes ; à l'orient le mont Scodrus formait sa limite du côté de la Durdanie ; enfin, sa limite occidentale touchait au Tagliavento ou Livontza et aux montagnes de la Chimère. Ia colonie deTrieste et la ville de Codropolis dépendaient alors du royaume d'Illyric. Agron possédait en outre plusieurs îles de l'Adriatique ; mais le voisiuage des colonies parieunes l'in-
Suiétait, et la guerre était sur le point 'éclater, lorsque la mort vint suspendre ses projets. Il laissa le trône à Teuta.
On voit figurer les Illyriens dans la guerre Médique; ce qui fait supposer
Îiu'ils étaient assez puissants pour qu'on es recherchât comme auxiliaires. Sous Amyntas II, roi de Macédoine, ils soutinrent contre ce prince les prétentions d'Argée, frère de Pausanias; mais le règne de Philippe fut le terme de leur prospérité. Ce prince les déût en plusieurs rencontres, et reprit rapidement toutes leurs conquêtes en Macédoine. D'après
L'UNIVERS
le traité qu'il leur imposa, leur territoire eut pour limite le lac Lychnedus; et il leur fallut renoncer à tout le pays compris entre le Drin et l'Acrocéraune, espace qui répond aux sandgiaks actuels d'Ochrida, de Croïa, d'Elbassan, en y comprenant le Musaché , contrée qui relève du drapeau de Bérat ou Arnaout- Beligrad.
Démembrement de l'IUyrie. Trois ans après la conclusion de ce traité, les Illynens, vaincus de nouveau, devinrent tributaires de Philippe, oui reçut la nouvelle de leur soumission le jour de la naissauce d'Alexandre.
tbiballbs. — Les premières campagnes d'Alexandre le Grand nous donnent quelques détails sur les Triballes , mentionnés par Hérodote. Ils occupaient la rive droite du Danube, entre le mont Hémus et la petite Scythie. L'étendue de leur pays, depuis le Budgiak jusqu'à la Drina , était de quinze journées de marche ou d'environ cent vingt lieues. Alexandre, qui tourna ensuite ses armes contre les Illyriens, démembra leur territoire, et réduisit le domaine de leur roi Clitus au cours du Drin, tandis que, selon Arrien, il donna à un autre prince, nommé Glaucias, la Parthinie et les provinces qui forment de nos jours la moyenne Albanie.
celtes. Ces peuples, dont les possessions étaient voisines du golfe Adriatique, n'eurent rien i démêler avec Alexandre, qui rechercha même leur alliaucc avant
nice(Phemiki, canton deDelvino), ville de la Chaonie, lorsqu'ils furent rappelés par Teuta, leur reine, pour étouffer la révolte d'une de ses provinces ( probablement la Bosnie ) qut avait embrassé le parti des Dardaniens, ennemis constants de la Macédoine. Or, comme ces barbares occupaient la Servie moderne, il s'ensuivrait qu'à cette époque FM?rie s'étendait au delà du confient de la Save et de la Drina, qui sont TAngrot et leBrongos d'Hérodote.