‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 51 sur 218 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

ILLYHIE SUIVANT PTOLÉSlil.

L'Ulyrie, d'après Ptolémée, confine an septentrion avec les deux Pannonies; an couchant avec l'istrie, selon une ligne qui de l'origine de la Save aboutirait à la mer ; à l'orient elle était bornée par la Mœsie,ou par le cours de la Save jusqu'au Danube, et par le mont Scardns ; au midi elle avait pour frontière la Macédoine jusqu'à l'embouchure du Drin dans l'Adriatique. Nous ferons observer

2u'il ne s'agit dans les délimitations de tolémée <jue de l'Ulyrie barbare qui commençaità l'istrie et finissait àLissua, parce que l'Ulyrie macédonienne s'étendait de ce point extrême jusqu'à l'Acrccéraune.

Ptolémée place sur le littoral de la Liburnie Alvona, Flavona, Tarsatica, l'embouchure du fleuve OÉneus, Velcera, Senea, Lopsica , l'emboucliure du Tedanius, Ortopla, Vepia, Argyrutum, iGnona, Jadera (colonie), l'embouchure du Titius et Scardona.

Dans l'énumération des places maritimes le même géographe nomme Salone, colonie, Ëpetium, bâtie près de la rivière,

au'aucun écrivain ancien n'a indiquée (I); Leguntium , ÛEneum, l'emboucnure du Naron; Êpidaure, Risinum , Acrivium, Rhizonicus Sinus, Rulva, Uicinium,

(i) Xarnovoritta ou rivière des moulins. Voyez Foruv, Voyag* §n Dmimmti*.

L'UNIVERS

l'embouchure du Drilon et Lissas.

De tous les fleuves de cette contrée le plus connu est le Drius qui se décharge dans l'Adriatique; il prend sa source dans le lac Lychnidus, et reçoit dans son cours le Drin Blanc, qui coule des hauteurs du mont Scardus. Sur le versant opposé de la même montagne, on trouve la source du Drina, qui est le cours d'eau le plus considérable de la Bosnie, qu'elle sépare du sandgiak de Pristina, démembrement de la Servie.

La Drina est le Brongos d'Hérodote.

Nous aurons occasion de revenir sur ce sujet en parlant des Besses ou Bosniaques.

Les Japodes, poursuit Ptolémée, avoisinentristrie. Au-dessus de la Liburnie, les Mazéens sont les peuples les plus occidentaux.

Il s'agit ici de la première Iapidie, qui se divisait en deux parties. L une était voisine de la Carniole et du Timave, et s'étendait au delà de llstrie jusqu'à l'Àrsia, où commençait la seconde Iapidie , toujours au-dessus de listrie jusqu'au golfe Flanatique. Les limites de ces divisions ne sont pas connues d'une manière précise.

Il serait difficile de déterminer le territoire qu'habitaient les Mazéens, qui paraissent cependant avoir fait partie de la seconde Pannonie. Les Azales qui étaient plus à l'occident que les Mazéens, les Cytm qui s'étendaient vers l'est,les Latobiei voisins du Noricum, les Varciani,

• dessus habitent les Gomeni et « daei; plus loin on trouve les «etlesSardiotes; au delà et en;

• dans les terres sont les DucU « Pirusss et les Scirtanes qui ai « la Macédoine. » Nous essayera terminer l'emplacement de ces des en rapprochant les données de celles de Ptolémée, et nous et rons l'IUyrie de ce dernier géogr l'énumératton des villes mari des fies.

Ces villes maritimes étaient, Liburnie: Tedrastrum, Arucia tium, Stlupi, Gurcum, Ausano narca, Salvia, Adrav Arauzoni sia, Burnum, Sidrona, Blano poron, Nédinum. Pour la Dalma detrium, Aleta, Hérona, Delr jEquum, Colonia Saloniana, !

colonia, Enderum, Chiuna, Doc zana, Scodra, Thermidana, S tum, Epicaria, Erminiacum.

Les îles adjacentes à laLiburnî Apsoros, Crespa, une seconde i Curieta, Sulfimum, Curicum, S< ArbaetColentum.

Pour les fies voisines de la tie, Ptolémée cite : Issa , Traj Pharia, Corcyra, Nigra et Melii qui donne pour la paralie Illyri quante-sept villes et quatorze t cipales, dont quelques-unes coi deux cités.

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