ÉTAT POLITIQUE
Avant la conquête de l'Illyrie par les Romains, les nombreuses tribus qui composaient cette contrée obéissaient à des chefs dont l'autorité ressemblait à celle des chefs de clan. Leur gouvernement offrait un mélange du régime
L'UNIVERS
patriarcal et du régime guerrier, résultat des invasions fréquentes et des luttes d'établissement à établissement.
Cependant les Illyriens étaient moins incultes que les barbares proprement dits ; ils avaient eu des rapports fréquents avec les Hellènes avant le siècle de Périclès, et avec les Macédoniens antérieurement au règne de Philippe. Les Sarmates , les Celtes et les Getes devaient être parvenus à un certain degré de civilisation lorsqu'au quatrième siècle de notre ère Ulphilas composait pour eux un alphabet et traduisait les textes sacrés.
Sous la domination romaine, rillyrie eut à supporter tous les maux du système fiscal et oppresseur que les maîtres du monde imposaient aux nations vaincues. Cependant, comme on redoutait l'esprit inquiet et belliqueux de ces peuples , Rome , surtout sous les empereurs, leur accorda quelques prérogatives. Le titre d'Italiens, que reçurent diverses provinces de la Dafmatie, comportait l'exemption de l'impôt territorial et personnel et quelques prérogatives pour les ventes et autres contrats.
Le fus municipii conférait le droit de bourgeoisie romaine. Les villes honorées de ce privilège conservaient leurs lois et leur administration propres. Celles gui étaient agrégées à la cité romaine jouissaient du droit privé dans
sa plénitude et d'une partie politique. Leurs citoyens \ exercer les magistratures de ] servir dans les légions. Ce dern lége était largement exploita Romains à l'époque où la p libre de l'Italie ne suffisait pli crutement des armées.
La condition des peuples vi réduits en provinces n'en é moins misérable et précaire, bitants perdaient la propriété biens fonds, oui étaient vendus* au domaine de l'État ; et ils pa> tribut, signe de leur dépendanc de leurs magistrats, ils recev Rome un commandant qui avai droit de vie et de mort et donth remplaçaient les lois du pays. 1 branches de juridiction se ti réunies entre les mains du gouvi la province.
Ce système d'absorption et
Slété par une fiscalité odieuse, ifférents emplois étaient brig autant d'empressement que les les plus honorables. Tandis causes exaspéraient les vainei portaient à la révolte, Rome s1 sait de jour en jour par les exif sa corruption, et préparait avec phe des barbares l'avènement nouvelle et le règne de la p Christ.
colonie romain*. Obligé des'éde cette fille, où sa parole a la persécution , il se dirigea M, son disciple, par AmphipowUonie vers Thessalonique, où es prosélytes. Il alla ensuite xrhoé, ville située au delà de ; sois il se rendit à Athènes et ne. II s'embarqua pour l'île de lu port de Cenchrée, où il insi évéaue. Tite, qui l'accompait d'abord destine pour la mislyrie ; mais à peine fut-il arrivé «province, où il apprit Tar restaient Paul par ordre de Festus, se rendreà Rome. De là il passa Crète, dont il fut le premier et saint Paul confia à Dora- Tien, natif d'Antioche, le soin ser la parole divine dans lïls instructions lui prescrivaient ner des archevêques et des éteins les lieux où les païens des (lamines ou grands prêtres er. Cest de cette manière que tablis l'archevêché de Ravenne it Apollinaire, d'Aquilée par ire et de Salone par Domnius, t dans cette ville la couronne du