‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 53 sur 218 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Pline en parlant d'Olchinium et d'Oricum leur donne pour fondateurs des habitants de la Colchide; cette question ethnographique, sur laquelle il ne s'arrête pas, nous a paru mériter quelque attention, ainsi que la qualification de barbares appliquée par cet auteur aux Amantes et aux Bulliones.

Le sens historique du mythe de Celtus, Illyrius et Gallus, issus de Polyphème et de Galatée, peut se résumer dans l'idée <T une origine commune. Ainsi les Celtes ou Galates se seraient trouvés mêlés avec les Iliyrîeits ; H cps derniers,

de la Grèce. Ces contrées, au raf Strabon , étaient habitées par ui de peuplades d'origine galate donnaient le nom générique de Parmi eux étaient les Scordisqi Bastarnes, les Boïens, les Taui Japodes et quelques autres. Lesl ques de race gallique étaient m* plusieurs points avec les Thrac* Illyriens. Les Celtes nommés à avaient leurs établissements n de Ségeste, le long du Noarus e affluents. Les Celtes établis c Thraces occupaient le territoire < entre la Save et le Danube. Us pour voisins les Mœsiens, les Tri les Dardaniens. Quant aux Japo sait qu'ils étaient établis, à peu tance de l'Adriatique, entre les et les Istriens ; mais leur territo tendait assez loin dans l'intérim terres.

Olchinium (Dulcigno), ainsi q cum, doivent, comme Pline ri leur origine à une colonie de C Dans son histoire des colonies, M, Rochette attribue la fondation de lesaux Abantes, qu'il regarde éga comme les fondateurs d'Amantia.

et Argyrine, dont on retrouve les dans f Acrocéraune ; mais il a dû que les établissements grecs (coi prouvent les médailles publié M. Mellingen) ont été envahis | peuplades de race celtique. Ces cette cause peut-être que Pline U lifie de barbares, afin de les dist

i eemi de la population dea bourgs lt) situés mt le bord de la mer, on en y comprenant les îles, un total mdevx cent mille habitants pour ulatton de toute la Liburnîe.

tanfcoire de la deuxième région Mil en 383 décurie*, qui reJede Salone. Or, la décurie se Mftde mille individus; on aurait 11,000. Si l'on évalue à 13,000 wrô des habitants de Scardona atone, à 8,000 ceux de Burnum, mm et Tribullium, à 6,000 cha- ■ fies Issa, Golentinum, Lepari, n, à 1,000 les forteresses de Lia et de Ratancum, on aura pour at#tt* de Salone 433,000 âmes.

■S), chef-lieu de la troisième rériii eonventus) étendait sa juri- •ar quatre-vingt-neuf cités ou . En admettant en moyenne le conjectural de 8,000 individus •me cité, on aura un total de I âmes. Pline, qui compte 640 i dans la troisième région, est oeedtt calcul de Varron; ce qui ne par la diminution de populans les contrées connues et i'abè données certaines pour quel-

latrième région comprenait Épi- Rhizinum Ascrivium , Butua , un et Scodra , place considérais compter un grand nombre de recques dont les noms , ajoute l'étaient pas présents à sa mé- Ainsi il néglige de faire conles peuplades établies sur les u lac Labéatis, où s'élèvent enente-deux villes ou bourgades ises : les Sassœi , qu'on croit Monténégrins; les Docléates, éroduniens ; les Grabéens, dont de Grabia rappelle le souvenir ; tars ou Scirtones. avec leur cafcirtiana, située à douze mille Lychnidus, et qui fournissaient ents soldats. Ces derniers, qui robablement les ancêtres des ars ou Albanais , occupaient les s d'Elbassan, l'Albauopolis de ht. Cbiuna, que ce géographe après Doclea , était encore , au e George Acropolite , un canton icc entre Croia et Elbassan. Les le Sardia, chef-lieu de la nation

des Sardéates , se retrouvent non loin du lac Rioavau, dont les eaux se joignent à la Zem pour tomber dan les lac Labéatis. De ce dernier lac sort la Barbana ( Boîana ), fleuve magnifique, tributaire de l'Adriatique et qui n est mentionné ni par Pline ni par Ptolémée, quoiqu'il soit plus navigable que le Drin.

Quant à la population de cette quatrième région, on peut l'évaluer, d'après notre calcul approximatif, à 36,000 âmes pour le rayon d'Épidaure, du golfe Rhizonique et d'Olchinium (vieux Dulcigno), en admettant, ce qui existe encore aujourd'hui, que le rapport de la population des villes à celle de la campagne est comme 1 est à 5.

D'après un mémoire inédit, adressé à la cour de Russie en 1800, le Czerna-

Î;ora (Monténégro); l'Hertzégovine, a Prévalitaine, le Sandgiak de Croïa et une partie de celui d'Ochrida comptaient une population mâle de 80,000 âmes de vingt à quarante ans. U en résulterait, en admettant un nombre égal de femmes, une population générale d'environ 525,000 âmes ; mais, comme il ne s'agit ici que des chrétiens, qui formaient environ la moitié de la population totale, on peut admettre pour les chrétiens et les Turcs un total qui dépasse un million; en y ajoutant rfctat de Raguse ou 50,000 âmes , on arrive à uu chiffre de près de 1 ,400,000 individus.

Or, comme le royaume de Gentius, au temps de la conquête romaine, était beaucoup plus florissant que les contrées correspondantes ne le sont de nos I'ours, ce qu attestent et le grand nom- )re des ruines et l'ancienne fertilité du sol, on peut sans exagération admettre que l'Illyrie des anciens renfermait une population de plus de trois millions d'âmes.

Page 1