‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 60 sur 218 · USAGES ET COUTUMES · texte numérisé non relu

USAGES ET COUTUMES

Les nobles ne portaient aucun signe distinctif, si ce n'est une robe de juge ; à réalise , au spectacle et dans les lieux publics les places d'honneur leur étaient réservées. Leurs femmes, Gentil-donne Ragusee, sortaient en chaise à porteur armoriées, et s'asseyaient au premier rang dans les réunions.

Le recteur sortait en cérémonie pour assister aux processions et aux fêtes publiques, que Falmanach signalait scrupuleusement ; ainsi on y lisait : Oggi sua Serenità si porta al Duomo (Sa sérénité se rend aujourd'hui à l'église).

Le recteur, vêtu d une robe rouge , doublée de peau de lièvre vet précédé d'un

et lorsque ces dernières étaiei che. Alors on daignait leur a< honneurs du tabouret.

Après lacitadinanzadepremi qui était la seconde de l'État les armateurs, les marins et U Ces derniers étaient chargés p de défendre ses capitulations villon à l'étranger. Cette bour composait la partie la plus a plus probe de la population pendant la moins privilégiée. J les femmes n'avaient place < terre, et le tabouret chez les nés ne leur était point accordé

Pays ANs.-^Quantaux paysa condition était celle des sera < et de Russie, on les considérait bétail dont la valeur moyenc quatre cents francs par tête, heureux n'étaient plus, il est duits au marché; mais on le nait dans la vente des terres, les Vénitiens ont longtemps < cet infâme trafic.

Civilisation. — La civil Raguse était tout ce qu'elle po dans un pays où les homme mieux que les institutions. I la presse y était presque nul; e des esprits , circonstrite par I intrigues de l'aristocratie , ne mandait pas davantage. Cèpe remarquait parmi les nobles hommes d'un vrai mérite : les lîgleux, qui ont donné aux sîer.

lettres les BaudurL les Bosco'

ml daufai parti esclaves:

noja même, qui s'ait prouvé "ode de rencontres, est les rigueurs du maf- Ht trembler d'un m mot le paysan albanais qui ém ilngl têtes, et quedesrcn- "" tes avec les Monténéi et familiarisé avec les > Ce dernier n'ignore ' n'a sur son travail et lérott arbitraire : étendant et fort s'incline sons et met son héroïsme à ■ effet de l'habitude^ m vertu de l'abjecrappeUent outrait brhistoire ancienne, «lui de «o^, ayant vaincu leurs mai- BMSàlamain, rentrèrent dans i rasncctdo fouet, Instrument sienne seriitode (l)« . —La pottee municipale de monoit plutôt de réprimer les de Isa prévenir. Les églises i an coite étalent des lieux de pour toutes les classes, an ojer ne la santé publique. La

potronaot était le grand moven r h) peuple, et mu principe était né des usages. Les artisans choisisaâresnent pour apprentis de jeunes •yik traitaient comme leurs prou Cette conduite faisait bientôt lianes gens leur immille d'adoption , ent sans peine les moeurs grossières i natale, us s'établissaient presmw na la pays , remplissaient les vides session périlleuse de la marine m mut, et l'éducation qu'ils ne les transmettait à la rie civile es à l'obéissance.

■al, les domestiques étaient égale- Dtes parmi les tribus dalroates.

i les maisons on célébrait par une nulle l'époque où une servante npli la dixième année de son i conviés lui faisaient alors quelque quel sa maîtresse ajoutait un Ainsi dotée la jeuue fille avait le tablir ou de rester avec ses maîtres.

nier cas, elle recevait au bout de etées des gratifications plus consieux qui se plaignent de ne pour de domestiques fidèles et dé* tient essayer de ce moyen.

ville n'avait ni tours ni boucheries : on apportait de la campagne la viande et le pain; et quand le mauvais temps empêchait les paysans dese rendre au marené, on vivait de biscuit et de salaisons, comme à bord d'un vaisseau. Les caves y sont peu favorables à la conservation des vins; le seul qui ne perde point est le malvoisie; les fontaines n'offraient pas toujours une eausaine et limpide. L'ap-

Rrovisionnement n'avait rien de régner; tantôt la place était couverte de gibier et de plantes potagères, parmi lesquelles se distinguait une espèce de choux dont les habitants sont trèsfriands, et qu'on devrait essayer d'acclimater en France ; tantôt le marché était entièrement désert.

La république en se mettant sous la protection de la Porte-Ottomane avait en surtout en vue de se faire un appui contre les Vénitiens. Aussi elle avait cédé au Grand-Seigneur les positions de KJék, au nord-ouest de son territoire , et celle de la pointe <f Ostro à quelque distance de Gattaro. Ce territoire ainsi réduit avait une étendue d'environ trente-cinq lieues de littoral du II. O. au S. E., sur une profondeur qui variait d'une lieue et demie à une lieue jusqu'à la frontière ottomane.

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