‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 62 sur 218 · ALBANAIS · texte numérisé non relu

ALBANAIS

utfédonienne, au moyen Age, t des deux Épires; au miolotions oui ont bouleversé littoral adriatique, sa popu- •erré son type national, ses physionomie primitive.

l'énigme des origines s'est scure à l'historien, c'est lorsré de remonter à la source mettre sur les traces de oe : les premiers temps ouvrent vaste aux conjectures. Les Slaves ont exercé sur les e action continue; plus tard : ont à moitié soumis ; mais, e toutes ces vicissitudes , c<* sté lui-même. On dirait qu'il ns les rangs de l'étranger que ses instincts guerriers, et lui >mment il se défendrait luiégularité des traits des AU beauté de leurs proportions éJer une race caucasienne, mélange.

rudits , renonçant à déterorigîne, ont supposé qu'ils ithones. Quelques auteurs esoendus des CÔlches. Dant èse, vers le temps de l'ex- Jason dans la Colcbide, une de ce pays aurait fondé ( Dulcigno) sur les cotes de édonienne, et se serait contard avec les habitants du es accueillirent ou se virent ur laisser fonder l'un éta-

une longue suite de siècles , sent de la scène de l'histoire, >eine si leur nom se trouve à propos de quelque événenr est étranger. Thucydide,

en parlant de l'expédition de Sita.cès contre Perdiceas, rappelle leur existence. Il indique Doberus ( Dibra ) comme le lieu où se rassemblaient ces peuplades barbares, pour se jeter de là sur la Macédoine-Transaxienne. Ptolémée nous montre les Albanais établis au nord du fleuve Scombi(Tobi), habitant la ville d'Albanopolis (Elbassan), où leur postérité s'est maintenue jusqu'à nos jours. Il place les tribus des Skertones (Schypétars) vers la frontière de la Macédoine, près du lac Labéatis, aujourd'hui Balta. Pline donne à ce même peuple, qu'il divise en douze tribus, le nom de Scyrtari, qui lui est resté et qui désigne la race albanaise. Cet auteur place dans leur territoire Colcbinium. Parmi les tribus, il cite les Colentiui, les Separi, les Epetini et les Grabaei (Grabia, dans la haute Albanie).

Us paraissent avoir été quelquefois confondus dans la désignation générale de Scythes. Anne Comnène s'exprime ainsi : « Ce fut par un Scythe aussi léger que Mercure qu'Alexis , duc de Dyrrachium , fit part à l'empereur du débarquement de Boémond en Illyrie.... les Scythes, commandés par Cantacuzène , qui étaient campés sur le fleuve Charzane (Apsus), commencèrent l'attaque contre les Français (Normands). Ce n'étaient point des nomades vivant sur des chariots... » Magius Patavinus, en déclarant leur origine asiatique , les nomme enfants du Caucase. Depuis longtemps déjà jEneas Sylvius avait émis la même opinion. Nous ajouterons qu'il existe des homonymies assez nombreuses dans les appellations des peuplades albanaises de riflyrie macédonienne et de l'Épire, et dans celles qui appartenaient aux tribus établies jadis entre le Palus-Méotide, la mer Caspienne et les contrées qui s'éten dent depuis le Pont-Euxin jusqu'à l' Ar-

L'UNIVERS

ménie. Le peuple que les Européens nomment Albanais, et que les Turcs et les Arabes des régences barbaresque* désignent sous le nom d'Arnautes , se donne la dénomination nationale de Schypétars. Il forme quatre grandes familles, qui ont toutes la même origine , ce sont : les Guègues et les Miroites, les Toxides, les Japis et les Chamides. Sans trop forcer les analogies, on peut reconnaître dans les Guègues les Gosks ou Gogs des géopraphes arméniens. Les Mirdites rappellent les Mardaïtes, expression qui, dans la langue schype, comme dans le persan moderne, signifie les Braves. Les Toxides ou archers seraient les Lezgisdans ou Sagittaires de la mer Hyrcanienne ; lesChamisde la Thesprotie une colonie de Schumiks asiatiques, et les Japis de l'Acrocéraune une tribu dont on retrouve l'homonyme sur la côte voisine de l'Italie. Chacune de ces guatre divisions formait d'autres ramifications, dont nous parlerons plus tard.

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