‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 77 sur 218 · HAP1TRE XVII · texte numérisé non relu

HAP1TRE XVII

SUR QUELQUES TRIBUS 10.VTAGNK DANS l'ÉVÉCHÉ >RA.

mirnti. — Il y a déjà bien s qu'un riche pâtre vivait itrée de Tricpschi. Un jeune ommê Clément, dont la fainconnue, vint le trouver, •e lui confia la garde et le \ troupeaux. Cette occupajprocha de la fille du berle nom était Bubéï et qui itde mari, parce quelle était

paralytique. Au milieu de cet rapports journaliers, les deux jeunes gens s'aimèrent, et Bubéï devint grosse. Lors* gue la mère en fut instruite, elle s'efforça par tous les moyena possibles de fléchir son mari, qui était d'uo naturel sévère et rude, et de l'amener à ne point sévir contre les coupables.

Elle y réussit, et on les maria. Ils eurent pour" dot vingt têtes de bétail ; mais ils durent aller s'établir dans une autre partie des montagnes, car le vieillard ne pouvait leur pardonner ce qu'il regardait comme une tache que la mort seule pouvait effacer.

Le pays que choisit le nouveau couple s'appelle Bestana. On y voit encore auiourd hui les ruines d'une petite église et de quelques maisons, ainsi que des vignes devenues sauvages; et I on raconte qu'il a fallu abandonner ce lieu à cause des vipères qui l'infestaient et qu'on y retrouve jusqu'à ce jour. Bestana est à quatre lieues environ des villages de Seize et de Wukli.

Les terres qui en dépendent , comme siège du chef de la famille, n'ont jamais été partagées, et sont depuis ce temps la propriété commune dea Clémenti.

Clément eut de Bubéï sept fils. Ceuxci devinrent la tige de sept grandes familles, auxquelles on doit la fondation des bourxs de Seize, Wukli, bikschi, Unthaï et Nartinovitch. C'est d'eux que sont sortis les démenti de Bukova «ans le Dukadschm, et ceux de Lapo dans les montagnes de Kosso wo .

L'aîné des fils s'appelait Kola ; c'est de lui que descendent les habitants du village de Seize. Il eut trois fils, Wui Kola, Mal Kola, Bala et Rabien Kola. Ces trois branches ont donné naissance à la population de l'endroit, qui compte trois cents cinquante feux et seize cents âmes.

Wuco était le second. Celui-ci n'eut qu'un fils nommé Déda (Dominique), lequel en eut trois : Uhsaï Déda, Giz Déda et Zek ( Joseph ) , dont les familles ont formé le village de Wukli « et qui , réunies avec les anciens habitants, représentent cent soixante et dix maisons et treize cents âmes.

Ces derniers sont le reste de la popu-

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L'UmVERS.

lation primitive du pays, qui, selon la traditioo, fut chassée par les Clémenti, du moins en grande partie. Ils formeut les familles des Ghimaï, des Pépussaï, des Dschiréal ; les Albanais les dési-

S tient par l'expression Anes, qui signie gu ils sont en dehors de la race dominante.

Nika était le troisième fils. Il eut

I plusieurs descendants mâles, parmi esqueJs on compte Del Nika, Bal Nika et Unth Nika. Le premier et sa postérité fondèrent le village de Nirkschi, où l'on compte aujourd'hui soixante-quinze maisons et cinq cents âmes. Les deux autres frères se séparèrent de leur afné ; ils fondèrent le village de Unthaï dans les gorges de Blawa, à une demi-lieue au sud de la ville de Gutzinié et à six au nord de Seize. Unthaï a soixante et dix maisons et cinq cents âmes.

Les autres fils de Clément eurent également une postérité nombreuse, dé sorte que cette famille parvint à un haut deeré de prospérité, et donna naissance a des guerriers célèbres.

Conformément au penchant naturel qui porte les Albanais à la guerre, les Clémenti ne se bornèrent jamais aux soins paisibles de la vie pastorale ; mais ils se livrèrent au brigandage dés que l'occasion s'en présentait. A mesure aue leurs forces croissaient, ils étendaient leurs excursions sur les terres voisines, et cette audace

défendre. Une source d'eau vive au milieu; le côté du sud ofifr grande excavation, où se loge femmes, et où le bétail trouve ment un abri. C'est là que Te les a souvent bloqués, et qu'ils s vus réduits à se nourrir d*é d'arbres. Mais, quand ils réussis à tourner l'ennemi ou à rorap lignes, ils exerçaient de terrible geances dans le voisinage, et r naient à leur repaire chargj butin.

La guerre qu'ils soutinrent i Podgoritza ne fut pas moins r elle se prolongea durant sept an les Clémenti se virent réduits à I nière détresse; tant qu'elle dm n'y eut dans le village de Selitz trois naissances mâles, et ces « restèrent valétudinaires.

Dans la guerre des Clémenti i le pacha de Pekia , ils furent d' si heureux qu'ils parvinrent à

2uer les Turcs dans la forteres rutzinié. En cette occasion , ils usage de gabions mobiles et b< de laine, et à l'abri desquels ils ti sur l'ennemi. Déjà ils se cro; certains de la victoire, et les' discutaient sur le partage du ten conquis, lorsqu'une querelle s'é ce sujet; et un certain Tchiobola rieux devoir ses prétentions repou résolut de se venger en trahiss* tribu. Pendant la nuit, il nou

■'on rapporte ""Wneoti à ideLap- Koaeowo,! Seize, sur fa lac de Scodra, du Monténégro , et m la Sfemie, où ils occupent la Mojom, en conservant le CUnaenti, lea deux villages de m et de Herfcowitxa.

t à ceux qui restèrent dana w« ila fondèrent aosai par la ■^colonies: l'une alla s'établir éê la vallée des démenti, chats* de Proklétl et la moo- » Biskatchi, où elle bâtit le le Bob, qui compte quarante cents âmes; Fanlé nord, et fonda Nartinovitch, sur la rive i dn Lias, à une demi-lieue de abonde cette rivière, dana le lac a. Lea habitants de ee village, i qne lea familles qui leur sont ;de la tribu dTJnthaf,

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