‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 78 sur 218 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

■OTTI IT TUEPSCHI.

bef de la tribu des Hotti et li e'appelle Ketschi. On ignore nt son origine; cependant tout roirequ'il était Albanais, comme wnti ; car sa postérité parie la ngue et professe le catholicisme.

tion rapporte que, poursuivi par a, il s'était réfugié dans une confe, qui porte aujourd'hui le nom ti et qui dépend du Bergas dans énégro. Ce Ketschi eut six fils ; Ban, Mertrot, Raster, Was et Lorsqu'ils furent grands, ils on habitant du pays, et toute aille dut s'exiler. Cependant le * qu'il était trop vieux, et son fila Pineri trop jeune et trop Bar il boitait d'un pied) pour sr à cette émigration. Il dedonc pour lui et pour son enla famille du mort, la permisne pas s'éloigner, et il obtint rsor, qui, en cas semblable, est ft refusée. Ceet de cette famille nt lea Piperi, dont la tribu s'é-

ftt

1ère à

lant le staveetprofeasantla religion que. Ils sont presque toujours en Twitastation avec ceux dea villes turques dn voisinage, Spunacha et Podgoritxa.

Les autres frères s'établirent à Triepsehi, qui est situé sur le bord septentrional du Zem. un des affluante de la Moratza, à une lieue à l'est de Gruda et de Fontena. Cependant Merkota Eetaehi trouva bientôt si misérable Fexiatence qu'il menait dans ees rochers qu'tt préféra une vie active dana un pays fertile à l'indépendance dea montagnes; il alla donc se fixer dana la plaine do Podgoritza , à deux lieues à l'ouest de cette ville, et ses descendante ont donné le nom de Merkotal au village qui s'y éleva peu à peu et qui consiste aujourd'hui en soixante et dix maisons et cinq cents âmes. Les habitante sont de la religion grecque et parlent le slave.

Les autres fils de Ketchi restèrent pendant quelque temps à TriepscU; mais il survintune grande disette; etPon ne pouvait se procurer du grain qu'au loin, vers l'est, dans la vallée fertile du Drin-Blanc. Les deux plus jeunes parti* rent donc pour ce pays pour acheter du blé et le rapporter à leur famille.

En se rendant à Pékia , ila rencontrèrent deux belles filles qui se rendaient à la villedans le même dessein. Celles-ci trouvèrent les deux garçons à leur gré, et leur demandèrent ou ils venaient et qui ila étaient. Ceux-ci leur racontèrent lea malheurs de leur famille , et leur confièrent qu'ils étaient de pauvres bergers auxquels le sort ne permettait de se fixer nulle part. Alors les voyageuses leur apprirent qu'elles étaient filles uniques de parents riches, et que s'ils voulaient lea épouser ils hériteraient de biens considérables. Elles ajoutèrent qu'il y avait dans leur pays assez de bonnes terres pour nourrir les familles de leurs frères. Ils objectèrent que ceux-ci consentiraient difficilement à les suivre, et que pour eux il leur serait pénible d'abandonner leur vieux père; que, bien qu'ils en fussent séparés, ils avaient du moins la consolation de le visiter de temps en temps. Enfin, après quelques débats, H fut convenu que les quatre frères se rendraient au même endroit pour donner et recevoir me réponse définitive. Là-

L'UNIVERS

dessus, on se sépara. De retour chez eux, les jeunes sens racontèrent ce qui leur était arrive, et demandèrent conseil à leurs frères, qui essayèrent de les détourner de ce projet , en leur représentant qu'ils s'affaibliraient en se séparant; qu'ils seraient exposés aux insultes de chacun, et qu'à une si grande distance il était à craindre qu'ils ne se reverraient jamais. Ces raisons ébranlèrent d'abord les jeunes gens ; mais enfin l'amour l'emporta, et leur départ fut résolu. En conséquence le vieux Ketschi, Merkot, qui s'était fixé à Podçoritza, et Piperi se disposèrent à partir pour Triepschi; on donna un grand repas d'adieu, et les deux jeunes gens reprirent le chemin de Pékia. Ils retrouvèrent au jour convenu les deux filles, et les accompagnèrent chez elles.

L'une d'elles était de Redschitza; celle-ci épousa Was-Ketschi, et c'est d'eux qu'est issue la nombreuse famille des Wassevitch, qui compte trois mille âmes; elle parle le slave et suit le culte grec. Les habitants passent pour de dangereux voleurs. Ils manquent rarement l'occasion de piller leurs voisins et surprennent les caravanes turques qui se rendent à Outzinié, Biélopolié et Rosaï Ils se distinguent suivant la contrée qu'ils habitent en Wassévitehs du haut ou du bas pays. Les premiers habitent la vallée de fa Redschitza: les autres, les montagnes qui s'étendent entre la Moratza. le ruisseau de Malo-Rèka, etfoLièwo-Rèka,dvttù ils prennent quel*

fréquentes. Ces derniers se tout I sur la crête des montagnes ; pou tablir ensuite à Lièwo-Rèka,ete*« cette raison qu'on trouve sur lei pentes de la chaîne les anciens hat inélés avec les nouveaux colons* ( dant les uns et les autres ont 001 le nom de Wassévitehs.

L'autorité du gouvernement tu restée précaire dans la vallée de chitza. Dags les temps de troubl même dès que l'occasion se présen habitants refusent de payer tes imi le tribut. A peine la fortune s'este!

clarée pour les Turcs que les rebell de nouveau leur soumission , qui < cueillie ordinairement sans que le* queurs reviennent sur le passé. Qua Lièwo-Rèkaniens du district moi grin de Berda, ils n'ont jamais re la souveraineté des Turcs. En 18 avaient pour chef l'archimandrite B homme de mérite et d'expérieno résidait dans le couvent deS.dnt-G dans la vallée de la Redschitza, lieues de Biélopolié.

L'autre fille était du district d< katschin, qui s'étend entre le l et leWalbona. dans le voisina Jakowo. Elle épousa Knster K< et dp ctte union est sortie la f des Kastrawitch, dont le langaj l'albanais et dont presque tou membres sont mahométans.

Revenons maintenant aux dei qui étaient restés avec le vieux schi. L'un s'appHait Lfiiarn et

raovnms héhubiennes.

r li eoillMt il lui «rit qu'il foi i la portion de t* qui par suite > dotait loi apparue raison que la Trisniehi est eo poiMMion de a al do toute la vallée du Zam.

Hottl leur en dispuet tout récemment ont amené des luttea n. Plus d'une foie ko Laxaréo* offert à lèvre voisins un 11r poux terminer ce difîéreod irai mak leur offre a été <

les quatre oatboUquee do Triep-

sJ* réunies i caftent pas moine do sept boo. tiienaehl s'élève mit on atureJlemeot fertile; see nattât belliqueux* et guerroient > bob seulement avec leurs voisin avec les filles torques de Ma et de Gutxinié; ils dévasniHent lea caravanes point les Tures dans

o sieteehi, lorsqu'il alla s'étadalà du Zem, commença par à ferme les terres d'un riche . Sa famille s'accrut rapide* et fut en état de lutter arec e contre les anciens habitants, loignèrent peu à peu et oui it à peine quelques misérables i dans leur ancienne patrie.

;, 61s de Lazare Ketschi, est la Je la nombreuse tribu des Guettions. Il eut quatre fils : Piotr Gion Ghéga, Laï Gbéga et Jun

a formé le village de ia (cent quatre-vingts maisons t âmes ). La postérité des trois frères a peuplé le village d'Ai (eent quatre-vingt-dix maionze cent cinquante âmes ).

Uotti, à l'exception de quatre ; oui ont embrassé l'islamisme, rthoJiques et parlent l'ancien i. Chacun do leurs deux villages inière propre, et leurs guerriers pov les plus braves entre tous ttagnarda. Le porte-drapeau de ««porte le nom do guide général

lia

des iBoataapurésde Aodrai et sa bannière dans l'ordre do bataille dea Tures no cède le pas qu'à celle des llirditea . qui est à la place d'honneur, c'est à dire à l'aile gauche. En campagne, cet enseigne reçoit triple ration ; c'est un privilège qui s'est transmis à cause d'une action d'éclat.

Lorsque les Vénitiens attaquèrent Duleigno, les Tures vinrent su seoours de la ville, et le pacha de Skodra établit son camp en face de l'ennemi.

Un jour que le pacha misait reposer aea troupes, le porte-enseigne de Trabofna se prit de querelle avec un autre montagnard; chacun d'eux prétendait être le plus brave. Échauffé par la dispute* le Hottien saisit son drapeau, et, s'élancent vers une batterie des Vénitiens, il le planta au milieu des canons. Les Hottiens se précipitèrent pour reprendre leur drapeau ; le reste de l'armée suivit, et la batterie fut enlevée.

La tradition n'a guère conservé de la tribu dea Castrati que le nom du fondateur. 11 s'appelait Détali Bratoai.

On ignore s'il était Slave ou Albanais d'origine; on rapporte seulement qu'il venait d'une contrée! slave (Kutachi) lorsqu'il vint s'établir dans le lieu

Su'occupeot aujourd'hui ses désossants. Le motif pour lequel il dut émi»

grer avec ses sept fils est également inconnu. Ces derniers s'appelaient Ivan Détali, Pal Détail, Nar Détali, Gor Détali , Jer Détali , Gion Détali et Ali Défali. Ils s'établirent d'abord dans une caverne de la montagne de Véletschiko, qui de nos jours porte encore le nom de caverne au bétail , et 3ui se trouve à une lieue du village e Pétrowitch, demeure des aborigènes.

Les Détali vécurent sept ans dans cette retraite. Cependant leurs familles et leurs troupeaux multiplièrent singulièrement; ce que leurs voisins voyaient avec inquiétude. Un jour ils s'assemblèrent tous, c'est-à-dire les trois familles des Pétrowitch, des Tutow itdi et des Sélaî , pour se consulter sur le parti qu'ils devaient prendre avec les pasteurs de la caverne. Les uns furent d'avis de fraterniser avec eux et de les associer à leur fortune, les autres voulaient qu'on les attaquât et qu'on les exterminât.

Page 1