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CHAPITRE XIV

Pour qu'un peuple ait une littérature d'une certaine richesse, il ne suffit pas que son organisation physique soit puissante , et que les scènes naturelles au milieu desquelles il vit offrent des sites variés et des contrastes frappants. Les passions de l'Albanais sont vives ; ses haines sont implacables, sa bravoure incontestable; son caractère le porte aux expéditions aventureuses, et lorsque l'amour du sol natal le ramène dans ses montagnes, ce qu'il a observé dans l'étranger a du compléter pour lui l'expérience et les traditions de la famille et de la tribu.

Cependant les chants de l'Albanais sont bien loin d'avoir cette force et cette variété qui distinguent la poésie des Slaves. Nous ne parlons ici ni de la littérature des Russes ni de celle des Polonais, qui ont pu emprunter aux litté-

M prêt (roi). Bret. . . ; . Juge.

Bourré. . . . Baro Homo»

bat? (Le père est le feu, et le fil mée. ) Le palais du roi est ver même est vêtu de pourpre, et s est noire? (Le roi est la pulpe du d'eau , son palais c'est l'écorce, et 1 indique les pépins.) Le fils frappe i et le père met le monde en émoi cloche et le battant.) Qui est-ce' tout le jour comme un maître, e la nuit comme un serviteur f ( Le las. ) Deux flèches aux ailes noit atteignent toujours le but? (Lies Les contes populaires ont une c orientale, et nous les comparerio fictions des Finois si les ima| étaient plus hardies et plus < Nous en traduirons raelques-t l'intéressant ouvrage de M. de qui nous sert de guide. Le sen qui domine dans ces récits, d'un plicité extrême, a fait sans doute conteur n'a pas même songé à I tinguer par aes titres.

PROVlltGEfl BAUTJBIENÏfES.

Le chemin est long, et Je n'ai m'y conduire. — Cest

des aflûres de ee côté.

; f attendrai ici que ta

se rendit chez elle, i Rhabiller et retourna vers la I était restée près de la source.

Mrexit ensemble pendantdeux aaiitèteMl en on lieo écarté, t demeure de la fée aux yeux.

Ha, était assise dans la maiift alors que la jeune femme In vieille; mais il était trop lai échapper.

i la fée fut-elle entrée qu'elle Itao de chauffer le four; pois pour aller chercher dn bois.

bac femme demanda à Maro :

Bhaaffes-tu le four? — Cest m rMr et te manger. — Rien Me, reprit la jeune femme; si bien ton fmsi ta veux que isssfie également — Je fais r, poursuivit Maro, de macjne la chaleur ne ee perde a entra dans le four. Aussitôt

wmm la porte du four snr elle.

•ueour oe la fée aux yeux, la me courut en toute hâte à > et raconta ce qui lui était

une fois une mère qui avait l'étranger et une petite fille ï la maison avec elle. Lorsque t fut devenue grande,- ob lui \ bien heureuse d'avoir sept

elle vint près de sa mère, et la : Ma mère, est-ce que j'ai ? — Sans doute, tu en as

ils sont absents, et tu ne les us... ils sont bien loin d'ici.

il est vrai que j'ai des frères ,

ta servante Lelié Kourvé onduire près d'eux. — Soit, t, puisque tu as un tel désir de t elles se mirent toutes deux la jeune fille montée sur une t Lelié Kourvé à pied. Elles renues à la montée du chemin, i trouvèrent une aouree ; et

leur était grande, elles eurent envié de boire. La jeune fille descendit de sa monture, et donna le cheval à tenir à Lelié Kourvé. Tandis que sa maîtresse se désaltérait, la servante s'élança en selle et s'éloigna; et sa jeune maîtresse fut obligée de suivre à pied. Lorsqu'elles arrivèrentà Peudroit ou demeuraient les frères, ils [prirent Lelié Kourvé pour leur sœur, et laissèrent a. celle-ci le soin de labasse-cour. Et Lelié Kourvé s'assit sur un siège doré, et on lui présenta des pommes l'or.

Et la jeune maltresse pleurait en gardant ses oies et ses poules, et le matin elle envoyait des baisers à sa mère avec les premiers rayons du soleil. Cependant, quelques jours après, les frères découvrirent la supercherie ; et ils donnèrent le siège doré à leur sœur, tandis que Lelié Kourvé reprit sa place dans labasse-cour.

Il était une fois trois frères qui partaient pour l'étranger. Chemin faisant ils rencontrèrent on grand trou qui conduisait dans un autre monde. I<es deux atnés dirent au plus jeune : Si nous t'attachions avec une corde, afin que tu descendes dans cette caverne pour voir ce qu'il y a au fond ? Après bien des représentations, le jeune frère se laissa persuader. Ils le lièrent avec leurs ceintures, le firent descendre et le laissèrent aller. Celui-ci arriva à la maison d'une vieille magicienne. Que viens-tu chercher ici? lui demanda- t-elle— .Le roi du monde supérieur, répondit le jeune homme ,m envoie pour chercher un cheveu de la beauté qui habite les profondeurs de la terre. — Mais, mon fils, comment cela te serait-il possible? Elle est gardée par un chien à trois têtes qui ne dort ni jour ni nuit. — Hé bien , ma bonne mère, dites-moi comment je puis réussir? — Prends de cette eau; et lorsque tu seras arrivé devant le gardien tu t'en frotteras le visage, ce qui l'empêchera de t'aperoevoir. Avance ensuite, et si la belle de la terre dort, metslui dans l'oreille un peu de cette terre des morts sans qu'aie s'aperçoive de ta présence ; coupe un de ses cheveux d'or, et reviens vite auprès de moi.

Le jeune homme fit ee que lui arait

LTKIVEM.

prescrit la ▼ieflle ; il s'avança aana que le chien le vît, trouva la belle endormie, loi ieta un peu de terre dans l'oreille, et loi ravit un de ses cheveux d'or; puis il retourna vers la magicienne. Que veux-tu de moi maintenant? lui dit la vieille. — Je voudrais que tu me fisses remonter dans 4e monde supérieur. Alors la vieille réunit par ses enchantements toutes les corneilles et les corbeaux du voisinage, attacha à la ceinture du jeune homme un morceau de viande , et les oiseaux , pour emporter cette proie, enlevèrent le tout au haut des airs. Quand ses frères le virent reparaître, ils s'étonnèrent; mais il leur oit : Pourquoi, insensés que vous êtes, m'avoir fait descendre dans ce trou ? — C'est par mégarde, leur répondirent-ils , que nous t'avons laissé échapper.

Alors le jeune frère alla vers le roi, et lui remit le cheveu d'or qui avait la pro-

f>riété de faire resplendir comme le soeil celui oui le tenait. Le roi prit le cheveu et le donna à la reine ; il éleva le jeune homme aux honneurs, le combla de richesses; et ses frères devinrent ses serviteurs.

Il y avait une fois un roi qui régnait sur un vaste pays. On lui prédit qu'un de ses petits-fils lui donnerait la mort , eH'on ajouta que ce meurtrier futur n'était pas encore né. Pour détourner ce danper, il fit jeter dans la mer tous les

itdecec4té;<

fille "du roi, il lui demanda disait là et ce qu'elle avait i Alors elle lui raconta ce qui a'ét N'aie aucune crainte , lui dlttoi sur tes gardes, et appelle-nu tu verras paraître la Lioubii mots, il allô se cacher derrière t et mit sur sa tête un bonnet qu propriété de le rendre invisible temps après la Lioubia parut, < cesse appela le jeune garçon, qu le long du rocher. Dès que 11 fut proche, il lui asséna trois massue sur la tête, et elle tor rante. A peine eut-elle rend nier soupir que les sources rc oèrent à couler.

Il coupa la tête de la Lioubû la fille du roi s'éloigner sans part de ses inquiétudes.

Cependant la princesse retc son nere et lui apprit comment été délivrée. Aussitôt le princ blier que celui qui avait tué 1; eût à se présenter devant lui, p avait l'intention de le nom gendre. Lorsque cette nouvell au jeune homme, il se rendit du prince, auquel il montra la Lioubia. Il épousa celle qu'il s vrée, et le mariage fut célébré grande magnificence.

Tandis que tout le monde

aux jeux et aux divertissements

marie t en lançant sa massue,

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reproduire. Cet mor-

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r d'ailleurs r« décousu des \ de rexpvesaion, que i sjnj àmûr nous dispenoer d'en t**WÊè traduction que la génie ■MiaJlHDiBie Mtml peu*

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tî Je reste plongé dans la

tristesse* et rabeeuee de la patrie cet tm eacrttoeaiHlemia de mes forcée. N'est-ce doue rien qoe d'être etilé eomme celui qai ^est enfui pour échapper à la pallie d'un meurtre? Qui pourrait exprimer oe que Je souffre F Qui Jamais a enduré dea tourments comparables aux miene? Pour la couleuvre elle-même le eangde r exilé aérait un poison.

FLUWTB D'UN 6UBBBIU MOUSAJI*.

An delà du pont de Kiabéré, je euie tombé victime de la ruse d'un ennemi.

O mes compagnons! dites à ma mère de vendre les deux bœufs de labour pour en donner le prix à celle qui était ma Joie et ma fie. Si ma mère voua questionne a?eo inquiétude, dites-lui que je me suis marié; ai elle vous demande avec qui je me suis uni, répondes: Avee trois Dalles dans ma poitrine, et six qui ont brisé mes membres. Si elle veut savoir queie sont lea parente qui ont assisté au repas dea noces, dites-lui qoe lea corbeaux et lea oiseaux de proie ont seula pria place au banquet et ont tout dévoré.

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