‹ Provinces danubiennes et roumainesChapitre 91 sur 218 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

a ahcibh8. — Le fractionnenilyrie à la suite de révolutions fieanintroduitdana les divisions

réunie dea changements qui ae idus jusque aur les dénomina*

s provinoea qui le composaient.

I septième et huitième siècles , rUrjrie disparaît lui-même au le la confusion dea invasions des peuplades, slaves , et nomdes Croates, des Bulgares et des

lme*»e»Prévalitaine eu Deeatera aidait à l'espace qui forme asile Monténégro. Ce pays i

tagneux qui faisait partie de l'Ulyrie macédonienne, ne passa sous la domination des Romains que cent soixante-huit ans avant l'èrechrétienne. Les voies antiques dont on retrouve encore les traces dans cette contrée indiquent qu'on y pénétrait, à partir d'Épidaure et de i'Hertzégovine , pour descendre à Skodra, qui dépendait de l'empire d'Orient. Le Monténégro , d'abord ravagé par lea Goths, fut envahi par lea Slaves , qui avaient fait de Dioelée leur capitale. Le royaume qu'ils avaient fondé se composait de la Roanie, dea deux Mœsies, d'une partie de la Dalmatie ancienne, de la Daoie Supérieure, de la Dacie Intérieure et de la partie montueuse de le

L'UNIVERS

Dalmatie méridionale. Le Monténégro devint une province turque après la bataille de Kossovo, qui mit fin à l'indépendance des Serbes.

aspbgt du pays. — Une particularité qui frappe d'abord le voyageur, s'il vient de Raguse ou de Cataro, c'est cpje le pays des noires montagnes ne justifie par son aspect que la moitié de son nom. On s'attendait à trouver des hauteurs couronnées de bois sombres, et partout où le regard peut s'étendre on ne découvre que des rocs nus et arides, qui abritent à peine dans leurs anfractuosités quelques ronces d'une végétation chétive.

Le nom slave Czrnagora, dont les Européens ont fait, par euphémisme, Tchernogora, a la même signification que la dénomination italienne; ainsi il est évident que l'un de ces mots est la traduction de l'autre.

En supposant que les Vénitiens aient imposé les premiers le nom de Monténégro à la contrée, il faut admettre que l'aspect du pays a changé depuis et que les forêts alpestres qui le couvraient auront disparu par des causes naturelles ou à la suite des guerres dont il n'a cessé d'être le théâtre. Ce qui pourrait venir à l'appui de cette hypothèse , c'est qu'en pénétrant dans fe pays par l'est on rencontre des vallons boisés et des sites riants etfertiles.

Cette dernière circonstance porterait h faire supposer que te mot est oriirinairement slave. Les annales de Ve*

supériorité des lumières, c'est s' adressaient les réfugiés pou mis dans une commune ou | la permission de s'établir sur • non occupées : et ces montagi talières ont peut-être signifié^ ment les montagnes des religk moines.

Quoi qu'il en soit, le Montén moins par sa position géof que par fes mœurs à la fois pi et guerrières de ses habitan

S lus que jamais l'attention de 'État et la curiosité de l'Eut l'Occident, chez lequel la civil presque entièrement effacé le tj des races primitives.

En général les voyageurs < ont transmis quelques renseij sur les Monténégrins ontoutn!

ou l'éloge. Le pillage, l'asti besoin d'une vengeance sang été représentés comme des coni si naturelles de leurs idées et institutions que ces crimes presque le complément néce leurs vertus. D'autres écrivain) blâmé , sans songer que si les la morale chrétienne sont ira les principes qui en découlent vent pas partout la mémeinterp et que la force du préjugé qu temps anobli le duel en Europ à plus forte raison prescrire geance du sang chez un peup courage est le premier des ménl u'il est pour ainsi dire la

rieuses Tiennent à éclater, ce nie retirant dans ses défilés ratant sa supériorité, il force à la retraite, et seretrouveréelmnerain et libre. Il y a plus ; i aeeidents de terrain si favola fnerre de partisans, où les serrent à la rois d'abri et de las; sans ces gorges sans issues aontagnard s'échappe avec la exi chevreuil, en s'élançant sur tes où rennemi ne pourrait ) tenir immobile; sans ce coup ér qui s'acquiert surtout dans où tout ce qui ne sert s ou danser, et qui rend maqoe infaillible , il y a longm l'indépendance des Monténéatt succombé. Qu'ils deviennent mis, et leurs qualités les plus sa comme guerriers semodifieeeanirement. Leurs admirapris de leur courage antique Denant leur origine de celle de

S commença aussi par être malfaiteurs, ont rêvé pour peuple un avenir de puissance eématie parmi les races slaves ; lyons qniis oarderontlongtemps s rôle qui a mit leur renommée, i gardiens de l'indépendance e, et que leur importance cesxir'où le sort des provinces daes sera définitivement fixé.

lonel Vialla de Sommière , qui iverneur de la province de Ca- [807 à 1813, place les limites du sgro entre les 86 et 37 degrés de le et les 42 et 43 de latitude ; oit est d'environ 100 milles de ; au degré, et sa surface de les. 11 comprend ce massif de montagnes qui s'étendent depuis ide Garba.en longeant l'ilerlzéjusqu'aux contins de Casteldans la direction du nord au sur toute la province de Cataro t en Occident.

-entier aspect, la contrée ne prèle des rochers dont les groupes ; reposent sur une base inégale . L'absence de toute végétation ord supposer que ce premier riinontagaes cache et protège les * des habitants , et l'on s'attend tes contrastes. Cependant aucun

chemin tracé ne guide dans l'intérieur du pays, et l'on s'égarerait infailliblement dans ce dédale si la mer, qu'on aperçoit à l'horizon du haut des points culminants, n'indiquait la direction à suivre. En avançant, on rencontre toujours la même scène , et la variété elle-même devient uniformité. C'est partout un entassement capricieux de rochers, les uns suspendus, les autres roulés pêle-mêle par une force qu'interroge en vain la science et qui confond l'imagination. Qu'on se figure un amphithéâtre à trois vastes gradins composés chacun de montagnes qui semblent s'élever à pic du sein de la mer, portant dans les nues leurs sommets couverts de neige et dont les flancs nus et déchires sont noircis çà et là par quelques sapins. Ce massif de montagnes se nomme le Vermerz, qu'on ne peut gravir qu'en rampant de cavité en cavité , tantôt en s'attachant au roc qui fait obstacle, tantôt en saisissant queluue racine en saillie ou les rameaux d un arbuste qui a trouvé un peu d'humus dans les gerçures de la montagne. Au delà, et avant d'arriver au premier plateau , on traverse un espace parsemé de fragments mobiles qui se dérobent souvent sous les pieds, et roulent avec bruit le lonp des escarpements.

Lorsque api es une lieue de chemin et deux heures de lutte) on est arrivé sur le plan du premier gradin, on découvre l'Adriatique, tantôt unie comme une glace , quelquefois tourmentée par les vents de sud-ouest, et continuant, pour ainsi dire dans le désordre de ses vagues celui des rochers qui la dominent.

Dans le vaste rempart qui barre la route, où Ton n'apercevait d'abord aucune issue , on pénètre sur les traces des guides à travers les flancs de la montagne , par les déchirements qui se sont peut-être formés à l'époque de cet exhaussement volcanique , quand la chaleur du cratère aura fait éclater les couches supérieures déjà refroidies.

Après une heure de chemin dans ces crevasses , on fait encore environ deux lieues au delà avant d'arriver au second plateau. Ici les sites prennent un caractère plus désolé et plus sauvage; les rocs, complètement dénudés, projettent sur les flancs des précipices leurs ombres

L'UNIVERS

bizarres et gigantesaues : c'est la nature replongée dans le chaos après la lutte des éléments.

En approchant de ce dernier diaphragme de roches, on distingue des embrasures qui percent ces masses énormes ; et après s'y être engagé , on monte par des degrés raboteux jusqu'à la base du Monte-Celo. A cette hauteur, le froid se fait sentir pendant toute Tannée, et la rigueur de la température semble ajouter encore à la tristesse de cette nature sévère et muette.

Tout a coup la scène change , et Ton aperçoit vers le nord le Monte-Celo couronné de neiges dont la limite est marquée par des forêts de sapins. A travers ces arbres serpentent des ruisseaux sans nombre qui se précipitent en cascades ; quelques-uns tombent dans des gouffres si profonds que Ton n'entend pas le bruit de leur chute. Sur la pente de la montagne, des troupeaux paissent parmi les Bruyères. Cette zone élevée est constamment balayée par les vents, et les tourmentes y sont fréquentes, surtout en automne. Quelquefois un glaçon se détache de la cime et forme en roulant une avalanche qui va s'engouffrer dans l'abîme. Le point culminant de ce massif de montagnes s'élève à environ quatre mille pieds au-dessus du niveau de la mer.

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