‹ Provinces danubiennes et roumaines par mm. Chopin et A. UbiciniChapitre 105 sur 300 · DUELS · texte numérisé non relu

DUELS

Le duel n'était pas inconnu dans ces montagnes ; mais il n’avait ni le caractère d'une expiation ni celui d’un expédient judiciaire ; deux chefs y avaient recours par des motifs de rivalité, et quand chacun d’eux se prétendait le plus brave.

On place une quenouille et un fuseau à la porte de l’individu provoqué dans le cas où ce dernier n’accenterait pas le duel : tout membre de sa uimille et même de son canton peut répondre pour lui. Les porteurs du cartel üxent l’heure et le lieu du combat; mais les champions necomparaissent pas seuls, ils sont accompagnés d’un certain nombre d’individus, qui , impatients d’entrer en lutte, tombent aussitôt les uns sur les autres et changent le duel en bataille. Dans les duels, on se battait ordinairement à Panne blanche; mais quelquefois on choisissait le pistolet.

Le dernier duel a eu lieu il y a environ vingt ans. C’était entre deux Slaves, l’un de Liperi et l’autre de Kutsehi. Les deux champions se présentèrent bien accompagnes sur les deux rives de la Moratza. Comme on ne put arriver à aucun accommodement, il fut décidé que les deux adversaires se battraient au milieu du fleuve; mais, avant qu’ils en vinssent aux mains , les deux escortes firent feu l’une sur l'autre, ce qui décida les deux champions à se séparer. L’affaire se termina par cette escarmouche , avec quelques morts et blessés de chaque côté.

ta contingent de guerre prescrit par le pacha , lorsqu'on l’exige au complet, est d’uu homme ou tout au plus de deux par maison; dans les autres cas on stipule le nombre des soldats dont on a besoin, et qui partent sous le commandement d’un baïrakar ou de leurs ghiobars.

Le peuple garde encore le souvenir de ses anciennes armes , l’arc, la flèche et le bouclier. Il se servait aussi d’une espèce de fléau , formé d'une boule de métal attachée à une chaîne et se roonvant autour d’un manche. On trouve encore dans le pays de longues dagues toutes droites, avec une garde en fer en forme de gantelet qui remontait jusqu'au coude et qui était fortement fixée à la naissance de la lame.

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