Saculeni . . . Bucovt
JS I 4. Praoova. . . . Plolestl.
« 1 f». Dtroboviua. . Turguvtd (Tergoviat) ® ( 6. Rooscelû. . . Cumpû-l.ungù.
(i) Ce sont : Bucarest, Fokchani, Ibraila, Terçovis.t, Ploïesti, Cumpû-Lungù, Pilesti, Slatina, Caracala, Romnik, Vrllokna, Turgulilû, Ornetz, et Fokchan i.
(a) Ce sont : Jassi, Fokchani, Galatz, Botochani , Burlatû, Rômano.
(3) "Vaillant, la Roumanie.
INTRODUCTION
en Valachie , 1 3 en Moldavie ) , siégeant au chef-lieu de chaque district ;
3 tribunaux de commerce, à Bucarest , à Craïova (Valachie), et à Galatz( Moldavie ).
De plus, il existe dans chaque village une espèce de jury dont les attributions sont analogues à celles de nos iuges de paix, et composé de trois villageois élus annuellement par la commune. Leurs séances se tiennent le dimanche, au sortir de l'église, dans la maison et sous la présidence du papas (prêtre).
Division ecclésiastique.
Les Roumains des Principautés suivent la religion grecque orientale.
Chacune des deux provinces est régie spirituellement par un métropolitain dépendant du patriarche de Constantinople. Toutefois, cette sujétion n'est que nominale, et se borne à une aumône que les métropolitains envoient au patriarche lors de leur installation (1).
Le métropolitain de Valachie prend le titre de métropolitain de Hongro- Valachie, et a pour suffragauts les évêques de Buzetl, de Riranik et d’Argis.
Le métropolitain de Moldavie a pour suffragauts les évêques de Rôtnano et de Houch.
Ià>s deux métropolitains président les assemblées, dont les évêques font partie.
Un tribunal ecclésiastique, qui fonctionne sous leur direction, juge les différends entre maris et femmes, et a la faculté de prononcer le divorce.
Le clergé, comme dans toute l’Église grecque, se divise en deux ordres : les caloyers, ou moines de Saint-Basile, qui sont assujettis au célibat, et les prêtres
(i) • On a souvent demandé s'il y a quelque différence entre la religion grecque professée en Russie, et la religion grecque du rit oriental professée dans les Principautés. Les Valaques considèrent les Russes comme schismatiques, parce qu’ils ne reconnaissent pas le patriarche de Constautinople comme chef de leur Église, et ne reçoivent pas non plus l'onction sainte de Constantinople. Il y a en outre quelque différence dans les carêmes et dans quelques autres détails de liturgie.» (Bolintineano, Les Principautés Roumaines. )
( Provinces Roumaines. )
séculiers, qui peuvent se marier avant d’entrer dans les ordres.
Les premiers seuls peuvent arriver aux hautes dignités de l’Église. Ils se subdivisent en quatre classes :
1° L'archevêque métropolitain et les évêques diocésains;
3e Les archimandrites, qui administrent les monastères, soit grecs (1), soit indigènes, en qualité de prieurs ( higou • mènes ) ;
3° Les ieromonachi ou moines consacrés prêtres, et pouvant dire la messe et administrer les sacrements;
4“ Les simples frères.
Les prêtres séculiers, sous le nom de papas, sont chargés des fonctions ordinaires du culte dans les paroisses, et sont exempts, ainsi que les caloyers, de toute contribution
On compte, dans les principautés, environ 80,000 catholiques, dont 45,000 en Moldavie. Ces derniers sont divisés en quatre vicariats, administrés par des délégués de l’évêque visitateur de iassi : le vicariat de Jassi (7,129 fidèles), celui du Sereth (13,729), celui de Bistrizza (16,969,) celui de Trotuch (6,490).
Les paroisses avec leurs succursales sout administrées par des abbés appartenant au chapitre des Minorités de Saint-François. Dans toute la Principauté, il ÿ a 73 églises catholiques, dout 2 cathédrales, l’une à Jassi et l’autre à Bakd jadis évêché, 17 paroisses et 54 succursales (2).
Toutes les autres religions sont tolérées en Moldo-Valachie , a l'exception de la religion musulmane , les Turcs ne pouvant, aux termes des capitulations, ni séjourner dans le pays, ni y entretenir de mosquées.
Force militaire.
La force militaire des Principautés, formée pour la garde d’honneur des hospodars, le service des quarantaines , des douanes et de la police intérieure , comprend l’armée régulière ou milice,
(i)Ou monastères dédiés aux saints lieux. Voyei plus bas les Jéveloppe niants relatifs à cette grave qurati m.
(s) Calendrier noldaee de i8;5.
L’UNIVERS
la gendarmerie et les gardes-frontières.
L’armée régulière, en Valachie, se compose de 2 régiments d'infanterie, 3 escadrons de cavalerie, deux batteries légères d’artillerie et une rompa»
gnie de pompiers, formant un effectif de 6,000 hommes.
L’armée est commandée en chef par le grand spathar.
Le recrutement ne pèse que sur les paysans contribuables; les boyards, les négociants , les artisans , les tsiganes , lesjuifsetles domestiques, sont exempts de service.
Il s’opère à raison de deux hommes sur cent familles. Tout individu servant sous le drapeau exempte sa famille de l'impôt pendant toute la durée de son service. Cette exemption devient viagère s’il a servi trois termes, c’està-dire dix-huit ans.
La gendarmerie ( trabants ou dorobantz, fut instituée en 1832 pour le service de l’administration, et divisée à cet effet en caporalatsdedix hommes chacun.
Trois de ces caporalats sont attachés à chaque préfecture , et un à chaque souspréfecture.
Le corps entier se compose de 17 compagnies , formant deux régiments commandés chacun par un colonel.
Les trabants sont obligés de servir à cheval, armés et équipés a leurs frais. Leurs maisons sont exemptes de la capitation et du recrutement.
Les gardes-frontières ( cordonasi ) furent établis en 1834, « pour garder, sous la surveillance de l'année, les piquets et les sentiers d’entre les points, quarantaines ou comptoirs de change, confiés à la garde spéciale des troupes régulières, tout le long de la rive du Danube et sur la ligne de la frontière de terre (I). » Les obligations des villages auxquels est confiée la garde d’un de ces piquets sont : 1° d'avoir
(r) Tous le* villageoia contribuable* de* village* riverains de* frontières en état de porter les arme* sont tenus de se former en groupes de 6 homme*, et chaque groupe de servir une semaine, La garde d'nn piquet est confiée à no familles.
(Extrait d’un travail publié, en roumain, par N. Balceseo, et traduit par M. Vaillant dans la Revue lie r Orient de 1845),
toujours sur le point qui leur est confié quatre hommes armés et deux bateliers; 2° d’avoir et d'entretenir les barques et les logements nécessaires pour les
ardiens. En revanche, ils sont exempts
u recrutement et de la levée des trabants. Ce dernier corps forme également 2 régiments sous le commandement de 2 colonels, avec 20 compagnies; 12 sur la ligne du Danube et 8 sur la frontière d’Autriche.
En résumant, nous avons :
Armée régulière. . . 6,000 boni.
Trabants 4,800
Gardes-frontières. . . 6,644
17,444 hom.
Pour la Moldavie, nous avons :
Armée régulière. . . 8,540 hom.
Trabants 1,800
Gardes-frontières. . . 5,000
10,340 hom.
Total général pour les deux principautés: 27,784 (1)
Finances.
Les Principautés ont deux sortes de revenus. Revenus directs : contribuables ou patentés, Tsiganes de l’État, juifs, colons et protégés étrangers (en Moldavie. ) Revenus indirects : ferme des salines, douanes, domainede l'État, droit de pacage , exportation du bétail, taxedes rangs et des procès , etc.
Les dépenses se composent du tribut à la Porte Ottomane, fixé à 2 millions de piastres turques (460,000 fr.) pour la Valachie et 1 million (230,000 fr.) pour la Moldavie, de la liste civile des Itospodars, formant ici 1/8, là 1/10 du revenu total, des salaires des employés, etc.
Le budget annuel des deux principautés peut s'établir de la manière suivante :
Valachie (2).
Revenus. . . . 5,316.000 fr.
Dépenses. . . . 4,831,000
Reste. . . 484,000 fr.
Moldavie.
Revenus 4,663,000 fr.
Dépenses 4,665,000
(i) Rapport du general Haghero.
(>) D'anrès Vaillant.
PROVINCES ROUMAINES
Commerce.
J'ai dit précédemment en quoi consistait le commerce des Principautés-, et quel chiffre atteignaieut leurs importations et leurs exportations.
La presque totalité de ces échanges, dont Bucarest et Jassi sont les deux grands dépôts, s’effectue par la voie d'Ibraïla et de Galatz.
Depuis une période de quinze années, le chiffre du commerce de ces deux villes a plus que décuplé, et cela malgré les entraves que la Russie ne cesse d’apporter à la navigation des bouches du Danube (t).
En 1837 il était entré dans le port d’Ibraïla, suivant Colson, 44!) navires; Jes importations s'étaient élevées, la même année, à 280,747 francs, et les
’ (i) On sait que depuis plusieurs années l’obstruction de la navigation aux bouches de Soutins tend sans cesse à s'accroître, soit par les effets accidentels du temps, soit par la négligence systématique du gouvernement russe, jaloux d’intercepter la navigation et lej commerce du bas Danube au profil d'Odessa. Pendant tout le temps que le delta formé par l'embouchure du fleuve a été sous la domination turque, il y a eu constamment seize pieds d'eau par-dessus la barre. Mais depuis que la Russie, aux termes du traité d’Andrinople, a acquis ce territoire, la profondeur a été réduite à onze pieds; et la passe a été rendue si étroite, par suite de la quantité de uavires naufragés qu'on y a laissés, que la plupart du temps 1rs navires, même d'un faible tonnage, sont obligés de décharger à l’extérieur et de recharger à l’intérieur de la barre ( voyez le discours de lord Palnterston dans laséance de la chambre des communes du 7 juillet z85S).
exportations à 2,782,501 fr. — En 1852, le mouvement de la navigation a été, d'après les tables anglaises, de 1,049 navires ; les importations se sont élevées à 9,902,300 fr., les exportations à 19,453,925 fr.
Galatz avait été fréquenté en 1837 par 528 bâtiments: l'importation et {'exportation réunies ne dépassaient pas 0,500,000 fr. — En 1852, il a reçu 6)9 bâtiments; et le chiffre réuni de ses importations et de ses exportations s’est élevé à 24,929,275 fr.
C’est surtout dans le commerce avec l’Angleterre que l’augmentation se fait sentir.
De 1846, époque à laquelle les tables officielles anglaises donnent pour la première fois le détail du mouvement commercial de la Grande-Bretagne avec les Principautés, à 1851, cette augmentation atteint presque le double.
Ainsi, en 1846, 1 Angleterre avait expédié dans les Principautés des marchandises pour une valeur de 4,879,000 fr.; en 1851 , scs envois se sont élevés à 7,365,000 fr. (I).
(t) Du i"r janvier au 3i décembre i853, Galatz a expédié 8S9 navire*, qui ont chargé 455, 000 kilos (f,733,55o hectolitres), savoir :
Blé 65i,5to hectol.
Mais 941,070 —
Seigle i4o,g70 —
La moitié de ce total appartient aux ports d’Angleterre, le reste se partage entre Trieste et Venise (36a, 000 heelol.); Marseille, Gènes et Livourne (389,000); Constantinople ( i64,ooo);Grifce et îles Ioniennes (57,000).
• 1 kilo ou MM de Calais - 1, n hectol.