CHAPITRE XII
ILLYBIE SUIVANT PLTNK.
Pline range la Dalmatie et l’Illyrie au versant austral des montagnes qui séparent les contrées de la Pannonie; puis ii place la Liburnie entre l’Arséa et le Titius. Les principales nations de l’Hlyrie, d’après cet écrivain, étaientles Mentores, les Ilymanei ou Ismeni. les Enchéléeus, les Buni et les Peucétiens.
Déjà à cette époque, plusieurs peu-
[ilades avaient disparu ou, devenues failles et subordonnées, elles n’étaient plus connues sous leur ancien nom.
I,es Japodes, naguère puissants, relevaient de la juridiction des Scardonitcs. LesLiliurniens, ajoute cet écrivain, ont dans leur ressort quatorze cités, parmi lesquelles on compte celles des I«isciuiens, des Stlupini, des Burnia-
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tes et des Olbonenses. Dans cette démarcation territoriale, les Alates, les Flânâtes, qui donnent leur nom au golfe Flanatique , les Lopsi, les Vavarini et les Assésiates sont régis par le droit italique, ainsi que les Fertinates et les Curiètes. Les villes du littoral ( nppidn ), depuis Nesactio, qui forme la limite de l’Italie, sont : Alvona, Flavona, Tarsatica, Senia, Ortopula, Vegium, Argyruntuin, Corinium, Ætiona, Pasinns.
Le fleuve Tedanhis forme la limite de la Japydie.Lestlessont : Absyrtium, Arba, Cresca, Gissa, Portuuata.’ En revenant sur le continent on trouve Jadera, colonie éloignée de cent soixante mille pas de Pola ; a trente mille pas plus loin est J’île de Colentum, dont le Titius est éloigné de dix-sept mille pas.
Sur le même fleuve et dans la seconde juridiction, Scardona s'élève entre la Liburnie, qui liait et la Dalmatie, qui commence. On trouve ensuite l'antique contrée des Tarioteset le fort de Tarions. Plus loin est le promontoire de Diomede, ou selon d’autres la presqu’île de fiyllis dont la circonférence est de cent mille pas; au delà se trouvent Tragunum, cité romaine, célèbre par ses marbres; Secum, où Claude établit une colonie de vétérans; Salone, colonie à cent onze mille pas de Jadera et qui comprend dans sa juridiction une population divisée en trois cent quatrevingt-deux décuries.
L’arrondissement des Sardiates comprend : Burnum, Andetrium, Tribulliuni, lieux illustrés par les armes ; il a dans son ressort les Isséens, les Colentins, lesSépariens et les Epétinicns; ces derniers possèdent les châteaux de Liguntium et deRaitinium.
Troisième juridiction. Naronia colonie (Tertii conventus seu judlciarii Jorl), a soixante et douze mille pas de Salone et à vingt mille de la mer, est située près d’un fleuve du même nom. Varron place quatre-vingt-neuf cités dans cette juridiction. De ces cités ou cantons ceux que l’on connaît se réduisent aux suivants : les Céraunieus, qui forment dix décuries; les Daoriziens, qui en ont dixsept; lesDiates cent trois; les Docléatcs trente-trois; les Dcretiniens quatorze; les Dérémistes trente; les Dindariens trente-trois; les Glanditiones quarante- Pbovincks Dasubib^es )
cinq; les Melcomaui ( Coinains noirs) vingt-quatre; les Narésiens cent onze; les Scirtars soixante et treize ; les Sicalotes vingt-quatre. Les Vardéens, qui ravagèrent autrefois l’Italie, sont réduits à vingt centuries.
Indépendamment des peuples qu’on vient de citer, l’Illyrie fut jadis habitée par lesOzméens, les Parthiniens, les llémasiniens, les Arthites elles Arinistes.
Villes et cités grecques, romaines et illyriennes. — A cent mille pas du fleuve Naron , on trouve Epidauru, colonie grecque. Plus loin sont les villes romaines ou habitées par des citoyens romains, telles que Rhizinum, Ascrivium , Butua , Olchmium , appelée autrefois Colchinium et dont les fondateurs venaient de la Colchide. On trouve ensuite le Driilo (Barbana ou Boiaua), et l’on arrive à Scodra, ville et municipe, à dix-sept mille pas de la mer.
Cette province renferme encore un rand nombre de villes grecques et e cités considérables, parmi lesquelles on peut nommer les Labéates, les Endéroduniens , les Sasséens , les Grabéens, les lllyriens proprement dits ou les Taulantiniens et les Pyréens. Le promontoire Nymphæum conserve son ancien nom. Lissus ( oppidum ) municipe romain est éloignée de cent mille pas d'Épidaure.
C’est à partir de Lissus que commence ITIlyrie macédonienne. Pline range dans laprovincede Macédoine les Porthéniens et derrière eux les Dassarètes. Sur le rivage de la mer on trouve Denda, municipe romain ; Epidamne, dont le nom de sinistre augure fut changé par les Romains en celui de Dyrrhacbium. On rencontre ensuite lefleuve Aoüsou Æos ; Apollonie, ancienne colorie des Corinthiens, située à quatre mille pas de la mer. Sur le conlin de son territoire est le Nymphæum, qu'habitent les Amantes et les Bulliones, peuplades barbares. Sur le rivage s'élève Oricum, ville fondée par les habitants de Colchos. C’est à celte limite que commencent l'Epirc et les monts Acrocerauniens.
Selon Pline, les lies disséminées dans le golfe lllyrique dopassent le nombre de mille; il nomme d’abord Cissa, Pullaria et les Absyrlides dans le voisinage de l’istric ; puis vis-à-vis de Ja-
L’UNI VERS
liera (Zara), Issa Les lies qui
appartiennent il la Liburnie sont nombreuses. . . (1). Les Céladusses. . . Les Trueones. Il est sans doute question des îles appelées Kpateîsn par Scylax, qui indique leur emplacement dans le voisinage de [‘haros et d'issa. Pline cite ensuite Bavo et Braltia, célébré par ses chèvres et renommée aujourd'hui pour ses sardines et ses fromages; Issa, colonie romaine et la ville de Pliaria. On rencontre plus loin Corcyre la Noire, où les Gnldiens ont fondé une ville; Melite (Meleda); les Elapbytes (Calamota et Giupana. Enfin, dans la mer Ionienne, ou plutôt à l'entrée de l'Adriatique est Pile de Sazon, à trois mille pas d'Oricum, distance beaucoup trop faible et que les hydrographes modernes, d'accord avec Scylax , évaluent au tiers d'une journée de navigation.