PORTRAIT DU ROI DE ROME
ronne*. L’autre est un ravi.^.sant profil tourné vers la gauche ; la coilTure surtout est d’un goût exquis*.
Prud’hon a fait aussi plusieurs portraits du roi de Rome. Je citerai d’abord le petit profil tourné à droite que possède M. Eudoxe Marcille, où l’on voit dans un carré, au-dessous du médaillon, la louve allaitant Romulusct Rémus. Mais l’ouvrage important de celte série est le portrait de grandeur naturelle du petit prince c|ui parut au Salon de 1812. Cette peinture m’est inconnue; mais, s’il faut en croire les deux esquisses que possèdent MM. Hauguet et Camille .Marcille, elle était de la plus grande beauté. L’enfant est couché sur un coussin placé à terre dans un bosquet ; une draperie rouge couvre une partie de son corps; une autre draperie bleue pend à droite, audessus de sa tête. On voit quelques Couronnes impériales çà et là au milieu des herbes. C’est une peinture exquise, et, au point de vue de l’harmonie et du ton, Prud’hon n’a rien fait de plus agréable ni de plus excellent ’.
Ce portrait fit une véritable sensation au Salon