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B.VCCHANTE, ETC. 3!H
M. Eudoxe Marcille et une grande gravure par Villerey. Il représente une fillette qui vient de puiser de l’eau à une source, et qu’un jeune paysan, qui l’a surprise et saisie par la taille, cherche èi embrasser. Dans sa terreur, la pauvre enfant a laissé tomber sa cruche; elle se défend de son mieux contre les caresses de son rustique amant dont elle s’elTorce de détacher les bras. Le champ du tableau me parait trop vaste, mais le groupe est l’une des inventions les plus originales et les plus ravissantes que je connaisse. La figure de la jeune fille, en particulier, ajustée de la manière la plus élégante, est d'une grâce, d’une vénusté, d’une pudeur idéales. Jamais peut-être, pas même dans En jouir ou dans le Premier Baiser de l'Amour, Prud’hon n’a exprimé la jeunesse avec plus de charme et la passion avec plus d’ardeur. C’est le plus brûlant de ses baisers'. Le second est une demi-figure qui représente une bacchante*. Elle est vue de trois quarts, ses cheveux flottent sur les épaules; elle tient une coupe de la main droite. Cette peinture, d’une excellente exécution, est admirable : ces yeux enivrés, cette bouche souriante, tout cet ensemble poétique reste fixé dans l'esprit comme les
). D'après le.s ajuslcmonts, cette composition appartient incontestablement à la jeunesse de Prud'hon.