Ce tableau appartient à H'°' Coltinet
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créations les plus enchanteresses de Léonard. Dans le troisième, la Volupté' est figurée par une jeune femme vue jusqu’à la ceinture. Le corps est tourné à droite, la gorge est nue; la tète baissée, inclinée vers la gauche, est enveloppée, ainsi que le col, d’une gaze légère. C’est encore un de ces rêves charmants où se complaisait l’imagination de l’artiste. Enfin, Prud’hon nous a laissé le portrait en buste de Marguerite son modèle préféré. La tête est ravissante et le torse d’un galbe délicieux. Ce n’est qu’un dessin, mais il est exquis, et on doit au moins un souvenir à cette séduisante personne (jui a si souvent et si admirablement inspiré Prud’hon '.
Prud’hon devait encore surpasser les ouvrages que nous avons étudiés jusqu’ici. Le Zéphyre qui se balance, qui parut au Salon de 1814, est l’expression, sinon la plus haute, du moins 1a plus complète de son talent. Les plus rares qualités de l’artiste se trouvent réunies dans cette peinture exquise, et ses I. Lithographié par Aubrj-Lecomte.
ï. Ce dessin appartenait à M. His de La Salle, qui l’a donné il notre excellent graveur, M. Henriqucl-Dupont. Il a été lithographié par Aubry-Lecomte. — Marguerite était trés-célèbro par sa beauté, i.e roi de Prusse la vit un jour dansl'atelier de Prud'hon et lui donna un billet de mille francs pour ses papillotles.
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défauts habituels y sont à peine sensibles. C’est une inspiration simple, franche et admirablement e.xécutéc, un de ces petits poèmes sans tache qui semblent être les fruits naturels de la gracieuse imagination de Prud’hon et que les plus heureux ne rencontrent qu’une ou deux fois. On ne peut s’explquer que notre administration des beaux-arts n’ait pas fait depuis longtemps les derniers efforts poir assurer à nos musées un chef-d’œuvre qui fait tant J’honneur U Prud’hon et à l’École française.
Oi raconte que l’idée de ce tableau vint à Prud’hon pendant qu’il exécutait le portrait de M. Lezay- Marneâa. Le jeune fils de iM. Lezay accompagnait son père. La séance se prolongeait, et pour se distraire, fenfant ayant avisé deux cordes qui pendaient dans l’i.telier, s’y était suspendu et se balançait. Cette doinée frappa Prud’hon, et une de ces scènes que l’on nomme antiques parce qu’elles sont parfaitement belles, pures, naïves, apparut k son imagination. iVi bord d’une source, dans un bocage plein d’ombre et de fraîcheur, Zéphyre, sous les traits d’un enfant, se tient des deux mains aux branches de deux arbres jumeaux. Son corps est légèrement infléchi ; il penche sa jolie tète bouclée et regarde son image dans le pur miroir, qu’il effleure de son pied droit. Il a replié sa jambe gauche et semble