L’ASSOMPTION DE LA VIERGE
ment à Prud’hon les défauts de cet ouvrage : il n’en est coupable qu’îi moitié, car il ne lui a été permis d’exécuter ni l’une ni l’autre des deux belles compositions qu’il avait d’abord conçues. On possède deux importants dessins du plus original de ces projets'. Marie, soutenue par une nuée de petits anges, est vue de profil et s’élance les bras tendus, vers la sainte Trinité que l’on voit h gauche, dans le haut du tableau. Dans le bas, les archanges l’adorent et la célèbrent. L’autre variante, qui représente Marie montant au ciel, soutenue par deux grands archanges avec une ronde d’anges dansant au-dessous, qui servait de base au groupe principal et dissimulait la partie la plus malheureuse de la composition, est beaucoup plus connue. C’est probablement à ce projet que Prud’hon .s’était fixé, car outre un assez grand nombre de dessins il en fit trois ou quatre esquisses*. Ces figures d’enfants nus, qui ressemblent autant à des Amours qu’à des anges, il faut en con-
1. On a revu cos beaux dessins à la vente de M. de Boisfremonl fils.
2. Deux de res esquisses sont importantes. Elles appartiennent au Musée de Cherbourg (venant de M. Henry) et à M. Richard Wallace (venant de la vente Paul Perrier.) C'est d'après l’une d'elles qu'a été faite la gravure à l’aqua-tinta de Debucourt. — M. Marcillo possède aussi une charmante petite maquette de cette com[X)3ition.