‹ Prud'honChapitre 126 sur 148 · L’INNOCENCE PRÉFÈRE L’AMOUR, 1 TC · texte numérisé non relu

L’INNOCENCE PRÉFÈRE L’AMOUR, 1 TC

V Innocence préfère l'amour à la richesse, la jeune fille est appuyée sur l’Amour, qu’elle étreint de son bras, et près duquel elle semble venir chercher un abri contre les séductions de la Richesse, représentée par une femme qui tient un coffret d’où elle tire dos bijou.\ qu’elle lui offre. En arrière des deux amoureux gambade maître Cupidon , qui joue avec les

dn liiiro un autre dessin des ligures principales. Ce dessin se fit attendre. Constantin voulut se retirer de l'üssociation, et il fut remboursé de quelques avances par le peintre et le graveur. Prud'Iion me fournit deux dessins : le piemier, d'après nature, du groupe del'.lHiour et l'Innocence, et le second, la figure du Repentir. Je recommençai la gravure à l’eau-forlo do cos trois figures, et enfin la planclio fut terminée, partie sur les doux premiers deasinsot sur les nouveaux. Un peu avant l’impression de cette planche et du pendant que j’avais précédemment gravé pour M"' Mayer, élève de Prud’lion, celui-ci é’ant sur le point de marier sa fille, me proposa de me vendre la moitié de la planche gravée et son droit d'auteur. J'acceptai et lui p.iyai le prix de 3,fiti8 francs pour l’estimation de la moitié et son droit d’auteur. Son élève me pria de trouver un acquéreur pour le (rendant; je trouvai un ami qui lui paya cette planche 6,000 francs, le mémo prix que j’avais reçu pour la graver. Je restai seul propriétaire do ladite planche et je la mis en vente, conjointement avec le possesseur du pendant, mon nouvel associé. La réussite ne ré(Km lit |ia$ à nos vceux. Mon ami no retira que la moitié de son argent et moi au plus celui que j’avais remis à Prud’hon. En y comprenant les épreuves dont j’ai fait cadeau, mon travail est à peu près perdu et ne se trouve représenté que par une planche en grande partie usée.

L’INNOCENCE l’liÉFÈRE LAMOÜII, ETC. 4M courroies de son carquois. L’atlilude de la jeune fille, qui se presse contre son jeune protecteur, est ravissante; mais on remarquera que cet ouvr.age, de même que la plupart de ceux dont Pnid’hon n’est pas l’unique auteur, a un caractère académique trèsmarqué; d’où il faut conclure que M"' Mayer subis-

et le rcslo d'un lirago au nombre à peu près de îôO épreuves, qui sont maintenant, par le non-succès, do très-peu de valeur.

» Dans mon arrangement d’acquisition avec Prud’lion,arin d'ètre à l'abri dés contrefacteurs en gravures et lithographies des autres productions du même sujet, dont d avait disposé sans aucune réserve, il me laissa nanti du dessin commencé à la plume comme antérieur il tous les autres, pour assurer ma propriété. En oITet, quelques années après, .M. Saint, peintre en miniature, nicmbro de la Société des Amis des Arts, pro|xisa à la Société son tableau pour faire graver de nouveau. Je fus prévenu à temps. Je vis .Vf. Saint et lui fis voir que la propriété sur cette production de Prud’hon m'était depuis longtemps acquise, et le projet fut immédiatement abandonné.

1 II e.visle de ce sujet allégorique :

« 1° Un dessin commencé à la plume, non terminé, dans mon portefeuille;

« î° Un dessin sur papier bleu, vendu à M. Brunet, architecte ;

s 3° Une esquisse peinte sur bois, demi-figures, vendue à M. Hyacinthe Didot;

« 4° Deux dessins sur papier blanc; f'Ie groupe de r,lOTOHrc( V Innocence, vendu à M"" Pendoux; î” la figure du liepenlir, vendue à M. Jules Renouard;

« 5» Un tableau peint sur toile, commencé par .Vl‘** Mayer et fini par Prud'hon, vendu à M. Saint, peintre. >

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