JUPITER ET
sait plus docilement que son maître l’influence des idées dominantes'.
Gomme pour l’ouvrage précédent, Prud’hon fit une belle esquisse de cette composition*, ainsi que plusieurs études. Le tableau est entièrement de la main de iM"' Mayer, et la gravure même porte son nom.
C’est pendant les dernières années de l’empire, que Prud’hon peignit l’admirable tète de lo dans le tableau Jupiter et lo par le Corrège, que possède le musée de Berlin*. On sait que, dans un accès de
1. Roger nous apprend {catalogue mamucril) que ces deux tableaux exposés au Salon de 4810 valurent à M"' .Mayer une médaille d’or.
1. Elle appartient à M. Camille Marcille. Il existe un dessin au crayon noir é M. Laperlier, et un autre dessin avec des rehauts é -M. Power.
3. Le tableau de Jupiter et lo du Musée do Berlin a beaucoup occupé la critique. Son histoire est intimement liée à celle de deux autres ouvrages du Corrrge, la üanaé et la Léda, et l’on ne peut parler de l’un de ces tableaux sans parler des autres. Voici, je crois, ce qu’on peut dire de plus précis sur ce diflicile sujet. Vasari nous apprend que le Corrége peignit la Damé et la Léda pour Frédéric II, duc de Mantoue, qui en Qt cadeau à Charles V, lorsque ce dernier se fit couronner à Bologne en 1 530. En 1 648, les deux pendants faisaient partie de l'importan'e collection de tableaux et d'objets précieux que l’empereur Rodolphe H avait réunie à Prague. Les Suédois commandés par Kbnigsmark ayant enlevé d’assaut, le 16 juillet 1648, la capitale de la Bohême, s’emparèrent de 363 tableaux qu'ils transportèrent à Stockholm. Il n’est pas cer-