‹ Prud'honChapitre 129 sur 148 · PORTRAITS PAR PRUD’HON · texte numérisé non relu

PORTRAITS PAR PRUD’HON

lien, et celte restauration est en effet un clief-d’œuvre.

J’avais l’intention do parler avec quelque détail des portraits exécutés par Prud’hon. J’y ai renoncé. Les nombreux ouvrages de cette nature qu’il a faits à toutes les époques de sa vie sont pour la plupart inconnus

obtint l’autorisation de réparer ces deux toiles en supprimant la main par trop visible de Jupiler et on donnant b lo une marotte pour on faire une personnification de la Polie. Kn 1752, après la mort de Coy|>el, les deux tableaux ainsi restaurés furent rendus publiquement et acquis par un .M. Pasquier, député du commerce de Rouen, l'Io pour .5,602 fr. la Lédn i>our 16.050 fr. En 1755 ils figurèrent ti la vente après décos de cet amateur cl furent achetés pour le compte du grand p'rf'déric, qui les fit placer à Potsdam ; la monta au prix de 21 ,060 fr. C'est là que l'em|)ereur Napoléon les vil, en 1808. Il s'en empara et les envoya h Paris. Ils furent rendus en 1815 avec les autres objets enlevés aux collections étrangères. C’est probablement en l8l3ou l8l4quoPrud'hon futchargé de refaire la tète de l'Io peinte par Coypel (d’autres disent par Deslyon),carles souvenirs de M "* Ta.stu, qui la lui a vu exécuter, ne peuvent remonter plus haul.Prud'bons'acquittado cette tâchediflicile de la manière la plus distinguée, et celte tète est certainement la plus belle partie du tableau. La l^da, malgré les mutilations qu'elle a subies et une restauration de Schlesingerqui peignit, il y a vingt-cinq ans environ, une nouvelle tète à la figure principale, est regardée avec raison comme l’un des bons ouvrages du Musée de Berlin. On peut voir dans la salle du conseil de la mairie de Versailles une copie de ce tableau, exécutée par Sliemart lor.-que l’original était encore intact. Quant à la Danaé, elle resta longtemps méconnue cher, un marcliaud do Londres, à qui le prince Borghè.se l’acheta pour un morceau de pain.

Page 1