‹ Prud'honChapitre 143 sur 148 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

qui nous étouiïe, et qui ouvrez à nos yeux charmés des échappées radieuses sur ce paradis de l’homme qui sent et qui pense, que Platon nommait un souvenir, que les chrétiens nomment une espérance. Aussi ce ne sont pas des moments inutiles ceux que les plus distraits, les plus frivoles, les plus affairés d’entre nous vont passer auprès de l’autel secret : ce ne sont pas des heures perdues celles que nous dévouons au culte de ce dieu sans prêtres et sans temples à qui l’on a donné un nom démodé, suranné, ridicule, et que je dirai pourtant : l'Idéal. Ils ne sont pas insensés ces hommes de toutes les races et de toutes les conditions qui, depuis dix mille ans, sondent de leurs regards avides l’obscur problème. Ces aspirations vagues et passionnées, ces élancements du cœur, de l’intelligence, des sens s’adressent à ce quelque chose dont les plus rebelles subissent la contrainte et l’invincible attrait.

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