‹ Prud'honChapitre 34 sur 148 · RETOUR A PARIS · texte numérisé non relu

RETOUR A PARIS

avait fait les elTorts les plus affectueux pour le retenir. Il lui offrait d’exposer ses ouvrages dans son atelier, de lui en avancer le prix, d'user de son crédit pour les lui faire acheter. D’une autre part, il paraît évident que Devosge n’avait pas obtenu la continuation de la pension et la commande de tableaux que Prud’hon sollicitait. Et cependant, ni les amicales instances de Canova, ni la perspective de misère qu’il se préparait en quittant Home, ne purent le retenir. Un motif plus intime l’attirait peut-être à Paris. Un des carnets de poche que Prud’hon rapporta de Rome renferme le brouillon informe d’une lettre d’amour, destinée, je crois, non pas îi M"" Dembrun, comme on l’a dit, mais à la sœur de son ami, îi M"* Marie Fauconnier, dont il était fort préoccupé, ainsi qu’on l’a vu plus haut.

Prud’hon avait sans doute travaillé à Rome. Sans parler de sa malencontreuse copie du plafond de Pietre de Cortone, les offres que lui fit Canova autorisent à penser qu’il avait exécuté quelques ouvrages originaux ; mais, délivré pour un moment de toute préoccupation matérielle, il s’était livré sans contrainte aux sentiments que la ville éternelle fait naître dans l’âme de l’artiste. Son caractère le portait à cette étude passive, pour ainsi dire, qui con-

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