L’ÉGALITÉ. - LA LOI
Minerve une femme puissante qui repré.sente les forces de la nature et qu’accompagnent des enfants de races dilTérentes : blancs, nègres, Chinois, etc. .'Vuprès de la Loi marche un enfant qui porte une branche de chêne; à coté de lui, un lion; aux pieds de la Loi, le chat, emblème d’indépendance. Cet ouvrage, dont M. Eudoxe .Marcille possède le superbe dessin, est un peu théâtral. Il fut peut-être motivé par quelque projet ue décoration nvurale, comme le feraient croire non-seulement le style, mais surtout deux ravissantes compositions, destinées protiablement à être peintes en grisaille ou en camaïeu, et qui forment la base de ce grand ensemble. L’iùjalité est représentée par une femme assise ({ui partage une orange à trois entants groupés devant elle. Dans le fond on voit un niveau d’où p.artent des rayons; sur le sol, au premier plan, une ruche d’abeilles. Autant ce petit tableau est gracieux, autant est sévère et grandiose celui où est représentée la Lui, et qui lui sert de pendant. C’est une femme accroupie, admirablement ajustée, qui protège, par un mouvement superbe de sa main armée du glaive, une jeune fille qui se précipite entre ses genoux pour échapper à un furibond qui va li frapper de son poignard. La jeune fille, charmante d’ailleurs, me paraît trop petite; mais, cette réserve faite, tout est excellent