Î14 LA TYRANNIE.-LA LIBERTÉ ET LA SAGESSE
dans col ouvrage, aussi bien l’arrangement de l’ensemble que les mouvements et les expressions dramatiques des figures'. Prud’hon fit, à notre connaissance, deux autres ouvrages dictés par les mêmes préoccupations. Dans la Tyrannie', le peuple opprimé, les bras liés derrière le dos, invoque la Raison qui amène la Révolution .suivie du Progrès. Sur un trône siège le tyran épouvanté. Près de lui, une femme tient un glaive; à la droite du tyran, hurlent deux loups. Dans le Génie de la Libel lé et la Sagesse le Génie de la liberté nu, debout et ailé, tient de la main
1. Dans la gravure, le sujet principal perle : « Conslilution française fondée par la saijesse, sur les hases immuables des droits de l'homme et des devoirs des citoyens; l’égalité : ils sont égaux dans la société comme devant la nature; la loi ■ le faible trouve sa force dans la loi gui le protège. » On lit sur certaines épreuves des deux petites pièces: « ce qui convient à la société', ce gui convient aux hommes. » — Il existe une contrefaçon de la Loi faite sous la Restauration, dans laquelle on a donné au criminel la tête de Napoléon et semé de Oeurs de lis la draperie de la femme qui personniBe la Loi. La tablette porte pour légende : la France protégeant la jeunesse des coups du despote, ie ne connais qu'une épreuve de celte curieuse planche, qui appartient à M. Mouilleron.
I. Ce dessin au crayon noir rehaussé appartient au baron Dejean, après avoir fait partie des collections de Boisfremont, prince Napoléon et comte Ducbatel.