Voïart, SoUce, elc., p. 37 et
î. Avant de demeurer rue Cadet, l’rud’lion avait habité quelque temps la rue Guénégaud, comme le prouve une anecdote racontée par M. Cabel, qui la lient d'Anatole Devosge lui-même. Ce récit confirmo ce que nous savons d'ailleurs du caractère de la femme de Prud'lion. « .Au commencement de son séjour à Paris, Prud’hon demeurait rue Guénégaud. Un jour, une exécution devait avoir lieu : la femme de Prud'hon, désirant y assister, priait son mari de la conduire à la place de Grève. Prud’hon.
Tf.TES DE LETTKES. ETC.
entre sa femme qui le querelle et ses enfants qui crient la faim, qu’il fit une partie de ces adorables petites pièces : tètes de lettres administratives, adresses de marchands, vignettes de bonbonnières, que les amateurs s’arrachent aujourd’hui et qui forment l’une des parties les plus originales et les plus attrayantes de son œuvre. Elles vivront, lorsque les grandes machines de ses émules seront oubliées depuis longtemps.
Les tètes de lettres et autres pièces du même genre méritent d’être étudiées avec soin. Malgré leurs dimensions e.vigués, ce sont des compositions complètes, e.xécutées avec autant d’amour que les œuvres plus considérables de l’artiste. Quelques-unes d’entre elles sont fort rares; d’autres ont servi sous différents régitnes et subi des modifications qu’il faut signaler, et je donnerai de ces petits bijou.x trop peu connus une nomenclature aussi complète que possible. Prud’hon eut d’ailleurs la fortune de trouver, dans deux graveurs du plus rare mérite. Copia' et son élève
dont rime délicate devait avoir liorreur d'un pareil spectacle, refusait. Il donna d'abord pour prétexte qu'il n'avait |>as do baa; puis, sa femme insistant, il dit à son ami Anatole Devosge, qui offrait d'accoin[>agner .M“* Prud’hon : « Emméne-la et garde-la le plus longtemps que tu pourras. »
t. Dans la première publication de ce travail je n'avais pu rien dire de ce graveur distingué, sur le compte duquel on ne